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August Strindberg 1849-1912 Il naquit en 1849 à Stockholm.

Publié le 05/04/2015

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August Strindberg 1849-1912 Il naquit en 1849 à Stockholm. Fils de la servante, c'est le nom qu'il se donne dans son autobiographie. Mais ce n'était qu'une manière de parler ; sa mère était la fille d'un maître-artisan et son père descendait d'une famille bourgeoise de Stockholm. Son enfance ne fut pas plus malheureuse que celle de tant d'autres à cette époque où l'industrialisation et les mouvements démocratiques commençaient à agiter la société suédoise. Ce n'est pas, du reste, une enfance triste qu'il peint dans son autobiographie, c'est un enfant triste, tourmenté, nerveux. Étudiant à Upsala, le jeune Strindberg a déjà conscience de sa vocation littéraire et, bien qu'avec hésitation, il l'accepte. La crise religieuse par laquelle il est passé a laissé des traces qui ne s'effaceront plus. A plusieurs périodes de sa vie on voit reparaître chez lui ce moralisme nostalgique, héritage du piétisme, qui tend à dévaloriser toute activité esthétique. A ces obstacles intérieurs s'ajoutent des difficultés pratiques : après les tâtonnements du début, il écrit à vingt-deux ans Maître Olof, qui reste l'un de ses chefs-d'oeuvre ; huit années passèrent pourtant avant que le drame ne soit porté à...
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« Inferno il déchire le voile qui la lui a cachée.

Dans son drame Le Chemin de Damas , il jette un coup d‘ œ il en arrière.

Il revoit les étapes de sa grande crise religieuse.

La culpabilité acceptée, la manie de persécution disparaît. De la crise d' Inferno , Strindberg sut tirer un immense profit, elle signifiait un renouveau pour l'écrivain.

C'est à partir de cet événement que Strindberg devient un auteur d'envergure toute européenne.

Des années d 'Inferno jusqu'à sa mort en1912, sa renommée n'a cessé de grandir.

Dramaturge, poète lyrique, prosateur, il parut un novateur dans tous les genres.

Le monde se transforme à la lumière de ses conceptions mystiques ; chargées de souvenirs amers et doux, les choses prennent un éclat sombre.

L'existence elle-même est lourde de signification métaphysique. Les œ uvres de Strindberg de ses dix dernières années — La Danse de Mort, Un Songe , pour ne citer que deux des plus connues — ont influencé la littérature expressionniste au lendemain de la Première Guerre mondiale.

Mais ce serait les diminuer que de les qualifier de symbolistes ou d'expressionnistes.

Strindberg est toujours réaliste.

Réalisme de myope qui considère et note chaque détail des choses minutieusement mais qui, derrière chacun d'eux, pressent et découvre les grandes relations mystérieuses de la vie, entre le soi et l'autrui, entre l'homme et la femme, entre le croyant et Dieu. Disons un mot de la fameuse misogynie de Strindberg.

L'écrivain n'en convenait pas.

Tous les sentiments, chez Strindberg, sont ambivalents.

Il apparaît comme un précurseur de la psycho-analyse dite des profondeurs.

Celui qui se révoltait contre Dieu en même temps qu'il se convertissait, qui le vénérait tout en professant l'athéisme le plus déclaré, voyait en la femme la madone et le vampire, confondus pour ne former qu'un seul être, une espèce de monstre archaïque aux ailes d'ange et aux griffes de lion.

Personne n'a comme lui exalté la femme, épouse et mère (lui-même a été marié trois fois) ; personne n'a dénoncé avec autant de vigueur sa perfidie.

Délires d'un demi-fou, au-delà de toute logique ? Vision de poète plutôt, réactions d'une conscience hypersensible. On a regardé Strindberg comme un barbare sorti de la préhistoire, un produit de cette Scandinavie que l'on ne voit que sauvage et brumeuse, un Viking endiablé.

Son tempérament, la force de ses réactions, de sa haine surtout, ont donné à ses contemporains une sensation de brutalité inculte.

Pour nous, Strindberg incarne toutes les qualités et tous les vices de notre époque.

Il n'est pas un barbare, il est la quintessence ultime de la civilisation.

Sentimental, brutal, tendre, dur, rationaliste, superstitieux, sceptique, croyant, humble, fier — ce mélange inextricable, c'est August Strindberg.

C'est l'homme moderne.. »

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