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BTS Blanc

Publié le 11/03/2026

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« Sujet d’entraînement (BTS blanc #1) Corpus : Document 1 : Charles Darwin, La Descendance de l’homme et la sélection sexuelle, 1871, chapitre XXI. Document 2 : Rudyard Kipling, Le Livre de la jungle, chap.

1, 1894. Document 3 : Affiche L214 (2016) PREMIERE PARTIE : QUESTIONS Une réponse développée et argumentée, qui s’appuiera sur des éléments précis des textes et documents, est attendue pour chacune des trois questions Question 1 : document 2 (2 points) Par quels moyens Mowgli affirme-t-il son statut d’homme face aux animaux de la jungle ? Question 2 : documents 1 et 2 (4 points) Quels critères distinguent l’homme de l’animal dans les documents 1 et 2 ? Question 3 : documents 1, 2 et 3 (4 points) Quelles relations de l’homme au monde animal ces trois documents proposent-ils ? DEUXIEME PARTIE : ESSAI Selon vous, la ressemblance entre les humains et les animaux est-elle une évidence scientifique, une construction culturelle, ou les deux ? Vous traiterez le sujet de façon personnelle et argumentée en vous appuyant notamment sur vos lectures, sur le travail de l’année, sur le corpus et sur votre culture personnelle. 1/4 Document 7 : Charles Darwin, La Descendance de l’homme et la sélection sexuelle, 1871, chapitre XXI.

Trad.

fr.

Edmond Barbier , C.

Reinwald, 1881. Dans L’Origine des espèces (1859), Darwin affirme qu’on peut comprendre l’évolution des espèces par un mécanisme de changements aléatoires graduels d'une génération à l'autre, transmis par l'hérédité et orientés par la sélection naturelle.

Douze ans plus tard, dans cet ouvrage, Darwin s’intéresse notamment à l’application de la théorie de l’évolution dans le cas de l’espèce humaine. Quiconque admet le principe général de l’évolution, doit reconnaître que, chez les animaux supérieurs, les facultés mentales sont, à un degré très inférieur, de même nature que celles de l’espèce humaine et susceptibles de développement.

L’intervalle qui sépare les facultés intellectuelles de l’un des singes supérieurs de celles du poisson, ou les facultés intellectuelles d’une fourmi de celles d’un insecte parasite, est immense.

Le développement de ces facultés chez les animaux n’offre pas de difficulté spéciale ; car, chez nos animaux domestiques, elles sont certainement variables, et ces variations sont héréditaires.

Il est incontestable que la haute importance de ces facultés pour les animaux à l’état de nature constitue une condition favorable pour que la sélection naturelle puisse les perfectionner.

La même conclusion peut s’appliquer à l’homme ; l’intelligence a dû avoir pour lui, même à une époque fort reculée, une très grande importance, en lui permettant de se servir d’un langage, d’inventer et de fabriquer des armes, des outils, des pièges, etc.

Ces moyens, venant s’ajouter à ses habitudes sociales, l’ont mis à même, il y a bien longtemps, de s’assurer la domination sur tous les autres animaux. Le développement intellectuel a dû faire un pas immense en avant quand, après un progrès antérieur déjà considérable, le langage, moitié art, moitié instinct, a commencé à se former ; car l’usage continu du langage agissant sur le cerveau avec des effets héréditaires, ces effets ont dû à leur tour pousser au perfectionnement du langage.

La grosseur du cerveau de l’homme, relativement aux dimensions de son corps et comparé à celui des animaux inférieurs, provient surtout, sans doute (…) de l’emploi précoce de quelque simple forme de langage ; - cette machine merveilleuse qui attache des noms à tous les objets, à toutes les qualités, et qui suscite des pensées que ne saurait produire la simple impression des sens, pensées qui, d’ailleurs, ne pourraient ne pourraient se développer sans le langage, en admettant que les sens les aient provoqués.

Les aptitudes intellectuelles les plus élevées de l’homme, comme le raisonnement, l’abstraction, la conscience de soi, etc.

sont la conséquence de l’amélioration continue des autres facultés mentales. Document 8 : Rudyard Kipling, Le Livre de la jungle, chap.

1, 1894.

Trad.

fr.

Louis Fabulet et Robert d’Humières. Ce roman, popularisé par l’adaptation de Walt Disney, retrace le parcours de Mowgli, orphelin élevé par les loups, sans contact avec la société humaine.

Il renoue avec le mythe de l’enfant sauvage et montre une nature régi par la loi violente de la jungle. Dans cet extrait, Mowgli, trahi par la meute de loup, tiraillé entre deux mondes, affirme son statut d’homme dominant face aux animaux, grâce à la conquête du feu.

Ses larmes témoignent de la complexité des émotions humaines et le distinguent des animaux. Il jeta le pot [contenant le feu qu’il venait de dérober] sur le sol, et quelques charbons rouges allumèrent une touffe de mousse sèche qui flamba, tandis que tout le Conseil reculait de terreur devant les sauts de la flamme. Mowgli enfonça la branche morte dans le feu jusqu’à ce qu’il vît des brindilles se tordre et crépiter, puis il la fit tournoyer.... »

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