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Vincent D'Indy 1851-1931 Il naquit à Paris le 27 mars 1851 et y mourut octogénaire dans l'appartement qu'il habitait depuis l'âge de quatorze ans.

Publié le 05/04/2015

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Vincent D'Indy 1851-1931 Il naquit à Paris le 27 mars 1851 et y mourut octogénaire dans l'appartement qu'il habitait depuis l'âge de quatorze ans. Sa puissance créatrice, sa capacité de travail étaient restées prodigieuses en dépit du grand âge, et sa mort parut presque prématurée à ses amis. Il descendait d'une famille noble du Vivarais ; la " race " émanait de sa personne mais nul n'était plus que lui dégagé des préjugés de caste. Ses maîtres furent Diémer, Marmontel pour le piano, Lavignac pour l'harmonie et enfin Franck pour la composition. Puis, voulant plonger au coeur de l'Orchestre (qu'il devait manier plus tard de façon prestigieuse) il fut timbalier volontaire et chef de choeur à l'Orchestre Colonne, après avoir abandonné la jurisprudence à laquelle le destinait son père. Avec Franck, Fauré, Lalo, Castillon, Duparc, il fonda la Société nationale de Musique française ; et, en 1896 avec Bordes, la Schola Cantorum, précieux foyer de culture musicale, où il fit, jusqu'à sa mort, le cours de composition unique en son genre qui fut suivi par la plupart des musiciens modernes de tous les pays. De ses oeu...

« Certains ont reproché à d'Indy d'être intransigeant.

Si l'être c'est se cantonner dans sa propre pensée, être incapable d'accueillir celle des autres et de reconnaître la valeur de tendances différentes des siennes propres, alors personne ne fut moins intransigeant que d'Indy.

Mais si c'est savoir ce que l'on veut et le vouloir bien, si c'est être réfractaire à toute compromission, à toute concession au vulgaire, si c'est préserver de tout fléchissement sa foi et sa noblesse native de sentiment alors, oui, d'Indy fut intransigeant. Dogmatique ? Il ne le fut pas non plus.

L'idée que l'art devait être enfermé dans des formules étroites ne l'a jamais effleuré.

Mais il entendait qu'un musicien sût son métier, il n'admettait pas que l'on ignorât quelque chose de ceux “ qui avaient fait la musique.

L'art est un perpétuel devenir, disait-il, mais le devenir n'est assuré que s'il s'éclaire de la connaissance du passé ! ” L'intransigeance et le dogmatisme en art de d'Indy, ce fut de lutter de tout son pouvoir pour que l'on n'avilît point la conception de l'art, l'art lui-même ou le rôle de l'artiste. Sa réserve, une aristocratique absence de familiarité, une extrême pudeur de sentiment, et peut-être aussi une secrète timidité ont paru signes de froideur à certains.

La vérité est qu'une âme de cette qualité ne pouvait s'ouvrir à tout venant, et si d'Indy jugeait “ très facile de s'entendre en surface avec son prochain ”, il trouvait, en revanche, “ fort difficile de vivre en intimité ”. Vincent d'Indy n'a pas été qu'un grand musicien, il a été aussi un grand caractère : un maître par son œ uvre, son originalité puissante, sa science musicale incomparable, sa culture générale, son art de susciter les énergies, par ses aptitudes à l'enseignement transcendant, par la clarté de son esprit. Il fut un exemple aussi par la foi religieuse qu'il conserva, impolluée, par son élévation d'esprit, par le dévouement, la conscience, le désintéressement qui le conduisaient en toutes choses, par la noblesse incorruptible de sa vie, son labeur incessant, par son inégalable simplicité au milieu des honneurs qu'il recevait sans les avoir jamais cherchés et qui le laissaient si indifférent qu'on se sentait gêné pour l'en féliciter.

Mais, pour lui, l'œ uvre était tout, la gloire rien. Si haut que son époque ait placé d'Indy, il se peut qu'elle n'ait pas encore accordé à son œ uvre tout l'honneur qu'elle mérite.

Mais cette œ uvre porte en elle ce qui assure l'ascension et la pérennité dans l'esprit des hommes.. »

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