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[1� an cy� Metz Serie professionnelle, juin s 2000 ]'étais enfant et je jouais près de la case de mon...

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« [1� an cy� Metz Serie professionnelle, juin s 2000 ]'étais enfant et je jouais près de la case de mon père.

Je devais être très jeune encore.

Ma mère était dans l'atelier, près de mon père, et leurs voix me parvenaient, rassurantes, tranquilles.

Brusquement j'ar­ rêtais de jouer, toute mon attention captée par un serpent qui rampait autour de la case ... D'après Camara LAYE, L'Enfant noir. uest"ons ,,.

R, Madame Lepic demande à ses enfants Félix et Ernestine d'aller fermer l'enclos des poules. s 10 1s 20 zs 30 Grand frère Félix et sœur Ernestine lèvent à peine la tête pour répondre.

Ils lisent, très intéressés, les coudes sur la table, presque front contre front. - Dieu, que je suis bête l dit Mme Lepic.

Je n'y pensais plus.

Poil de_ Carotte, va fermer les poules ! Elle donne ce petit nom d'amour à son dernier-né, parce qu'il a les cheveux roux et la peau tâchée.

Poil de Carotte, qui joue à rien sous la table, se dresse et dit avec timidité. - Mais, maman, j'ai peur aussi, moi. - Comment? répond Mme Lepic, un grand gars comme toi! C'est pour rire.

Dépêche-toi, s'il te plaît ! - On le connaît; il est hardi1 comme un bouc, dit sœur Ernestine. Il ne craint rien ni personne, dit Félix, son grand frère. Ces compliments enorgueillissent 2 Poil de Carotte, et, honteux d'en être indigne, il lutte déjà contre sa couardise 3.

Pour l'encourager définitivement, sa mère lui promet une gifle. - Au moins, éclairez-moi, dit-il. Mme Lepic hausse les épaules, Félix sourit avec mépris.

Seule pitoyable, Ernestine prend une bougie et accompagne petit frère jusqu'au bout du corridor 4. - Je t'attendrai là, dit-elle. Mais elle s'enfuit tout de suite, terrifiée, parce qu'un fort coup de vent fait vaciller la lumière et l'éteint. Poil de Carotte, les fesses collées, les talons plantés, se met à trembler dans les ténèbres.

Elles sont si épaisses qu'il se croit aveugle.

Parfois une rafale l'enveloppe, comme un drap glacé, pour l'emporter.

Des renards, des loups même, ne lui soufflent-ils pas dans ses doigts, sur sa joue ? Le mieux est de se précipiter, au jugé, vers les poules, la tête en avant afin de trouer l'ombre.

Tâtonnant, il saisit le crochet de la porte.

Au bruit de ses pas, les poules effarées s'agitent en gloussant sur leur perchoir.

Poil de Carotte leur crie : Taisez-vous donc, c'est moi ! Nancx·MW Français - Session de juin 2000 97 Il.... »

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