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DE L'ANTHROPOLOGIE À LA PHILOSOPHIE • Pourquoi et comment se pose ce problème? Dans /'Essai sur l'origine des langues, Rousseau...

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« DE L'ANTHROPOLOGIE À LA PHILOSOPHIE • Pourquoi et comment se pose ce problème? Dans /'Essai sur l'origine des langues, Rousseau constate : « Quand on veut étudier les hommes, il faut regarder près de soi; mais pour étudier l'homme, il faut apprendre à porter sa vue au loin; il faut d'abord observer les différences, pour découvrir les propriétés.» Rousseau, comme le xvme, regarde du côté du bon sauvage, tel que son temps le décrit, et cela peut prendre les formes du citoyen en démocratie, ou celles du Patagon ou de /'/roquais.

L'étude scientifique de l'homme ne s'élargit qu'à travers cette double vision que la succession de l'histoire ne fait que rendre plus complexe.

Ainsi les politiques du xxe choisissent comme référence l'homme de la révolution française, ou l'homme russe de 1917.

L'anthropologie essaie de glaner des matériaux simples et vérifiables.

Au xxe cependant, l'essor des sciences sociales permet un raffinement de cette démarche.

On estime que deux systèmes ont retenu la méthodologie des chercheurs : la psychanalyse et la linguistique.

Car ces deux modèles ont en plus l'avantage d'être vérité l'un pour l'autre.

Lacan illustre cette symbiose : « /'inconscient est structuré comme un langage ». Il a fallu organiser un nouveau vocabulaire.

Jakobson a privilégié la théorie de l'information.

L'être humain compare à travers des relations de similitude, de contiguïté et d'institution.

Une science des sciences est donc proposée comme adaptée à toutes les sciences humaines.

Lévi-Strauss fonde son analyse en deux temps.

Nous étudions les phénomènes linguistiques conscients, puis nous décryptons leur infrastructure inconsciente.

L'important n'est plus d'isoler les éléments, mais plutôt de repérer les mécanismes des relations.

Grâce aux traitements informatiques, et à l'intérieur des systèmes de langage, il est possible de quantifier la multiplicité des combinaisons de phonèmes et les calculs mathématiques s'opèrent sur des bases de longues séries.

Ainsi, la connaissance de l'homme s'édifie de façon solide, et avec Chomsky et la grammaire générative, l'homme commence à acquérir le sens de la sémiologie, ou science des signes.

Et malgré les querelles entre certaines écoles, les çhercheurs apprécient les mêmes signes fondamentaux. • La psychanalyse et les signes Par la connaissance approfonèie de l'enfance, Freud est complété, sinon dépassé.

M.

Klein par la méthode d'è'tjeu, découvre comment l'enfant fabrique son inconscient, comment il resseht la bonté ou la malignité des objets, comment il associe les personnes les unes aux autres et comment il arrive à se créer des états d'angoisse.

La psychanalyse de l'enfant révèle que le rapport parents-enfants.

même s'il est essentiel, n'est pas le plus important. Deleuze observe les « machines désirantes » de l'enfant ; elles trahissent mille impulsions, mille désirs et le complexe d' Œdipe, seul, reste une notion trop élémentaire..... »

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