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pourquoi parler de malaise au travail encore de nos jours ?

Publié le 17/08/2012

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1. Une concurrence de plus en plus féroce  La première raison tenue pour responsable de ce malaise au travail réside dans la concurrence du marché et les exigences strictes de ce dernier.  Cette concurrence vient en premier lieu des pays émergents qui produisent plus à un coût bien inferieur des pays du Nord dans le sens économique du terme. Elle vient également de l’omniprésence et de la grande importance accordée dans notre société aux actionnaires faisant peser sur les salariés des contraintes strictes. Partout sous la pression on entend dire qu’ « il faut faire mieux avec moins «, cela amène à une forte intensification du travail. C’est-à-dire une surcharge, une multiplication des tâches parallèles et une absence des moments de répits. On travaillerait donc plus intensivement, sans pause toujours dans l’urgence. Ce serait cette course mentale qui userait nos employés français.  La guerre économique exige une organisation plus efficace donc plus stressante. A la course a la productivité s’ajoutent la peur du chômage et de la descente aux enfers, en effet, un sondage réalisé en 2006 montrait qu’un français sur deux craignait de devenir SDF.  En 2005, près d’un salarié sur deux déclare à la DARES devoir se dépêcher “toujours ou souvent”, et que leur rythme de travail est imposé par “une demande extérieure à satisfaire immédiatement”. En outre, six salariés sur dix disent “devoir fréquemment abandonner une tâche pour une plus urgente”. Sept salariés sur dix sont également en contact avec le public, et 

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« Avec en moyenne 8h de travail par jour, la quantité totale d'heures travaillées en France a diminué de 30% entre 1913 et 1998.Ceci montre bien une réelle amélioration des conditions de travail au cours du siècle dernier, avec une diminution du nombre d'heures par semaine et uneaugmentation des congés payés.

On observe pourtant un malaise au travail de plus en plus important. II/ ...

Mais le malaise persiste Nous avons pu voir précédemment que les conditions de travail avaient beaucoup évoluées depuis 1850 mais il existe un réel malaise dans le milieu du travail encorede nos jours.

Nous verrons dans cette deuxième partie que ce malaise se présente sous une forme différente mais qu'il est toujours dévastateur dans notre société.Nous présenterons les raisons et l' impacte de ce fléau sur les employés français. A/ Les raisons d'un tel malaise1.

Une concurrence de plus en plus féroceLa première raison tenue pour responsable de ce malaise au travail réside dans la concurrence du marché et les exigences strictes de ce dernier.Cette concurrence vient en premier lieu des pays émergents qui produisent plus à un coût bien inferieur des pays du Nord dans le sens économique du terme.

Ellevient également de l'omniprésence et de la grande importance accordée dans notre société aux actionnaires faisant peser sur les salariés des contraintes strictes.Partout sous la pression on entend dire qu' « il faut faire mieux avec moins », cela amène à une forte intensification du travail.

C'est-à-dire une surcharge, unemultiplication des tâches parallèles et une absence des moments de répits.

On travaillerait donc plus intensivement, sans pause toujours dans l'urgence.

Ce serait cettecourse mentale qui userait nos employés français.La guerre économique exige une organisation plus efficace donc plus stressante.

A la course a la productivité s'ajoutent la peur du chômage et de la descente auxenfers, en effet, un sondage réalisé en 2006 montrait qu'un français sur deux craignait de devenir SDF.En 2005, près d'un salarié sur deux déclare à la DARES devoir se dépêcher “toujours ou souvent”, et que leur rythme de travail est imposé par “une demandeextérieure à satisfaire immédiatement”.

En outre, six salariés sur dix disent “devoir fréquemment abandonner une tâche pour une plus urgente”.

Sept salariés sur dixsont également en contact avec le public, et les situations de tension avec ce public sont en augmentation.

Elles sont plus nombreuses que les situations de tensionavec les supérieurs hiérarchiques, ou avec les collègues.C'est l'objet de la deuxième sous partie 2.

Le contact avec le public: source importante de stressLa relation avec le public représente un autre facteur majeur de stress et de souffrance au travail.

Policier, enseignant, infirmière, employé de banque, caissière desupermarché, vendeur, agent EDF, contrôleur SNCF, travailleur social etc.

Toutes ces professions, exposées à un public toujours plus exigeant, connaissent un fortindice de stress.Or, le nombre de salariés travaillant au contact d'un public ne cesse d'augmenter : 70,9  % (soit plus de deux salariés sur trois) contre 63  % dix ans plus tôt .

Et lesrelations sont plus tendues.

Le temps n'est plus où le fonctionnaire était intouchable et l'usager passif, le client du médecin un «  patient  » soumis, l'élève docile et lesfamilles effacées.

Le règne du «  client roi  », du consommateur avec des droits se retourne contre le salarié, qui est par ailleurs lui-même un client exigeant. Nous pouvons ajouter a ses deux raisons principales le fait que les salariés ont l'impressions d'être des « pions » qui sont changés de poste, ou même mutés sanscomprendre pourquoi.

D'autre part « l'estime de soi » est un terme qui revient souvent, les salariés ont le sentiment de ne pas être reconnus dans leur métier.

Pour eux,au quotidien, c'est comme si la compétence appartenait au poste occupé et non à la personne qui y travaille.

Le sentiment d' "incertitude" est aussi important.

Lamultiplication des mobilités forcées les empêche de se projeter dans l'avenir.

Enfin, dans une entreprise qui réduit sa masse salariale sans passer par un plan social,beaucoup se plaignent de "harcèlement" et d'être poussés vers la sortie. B/ Les conséquences1.

Du blues du dimanche soir …Quand arrive le dimanche soir, 50  % des Français ont le blues et passent une mauvaise nuit en songeant à la reprise du lendemain.

Une étude du groupe Monster surla «  phobie du lundi  » révèle  que 52  % des salariés français souffrent de troubles du sommeil dans la nuit du dimanche au lundi.Le stress est le premier révélateur de la souffrance au travail.Selon un sondage de l'Anact, 40% des français se déclarent stressés et 60% le seraient du fait de leur travail.Ses signes cliniques sont connus  : sentiment de surcharge, fatigue chronique, angoisse et insomnie, idées noires, culpabilité, difficultés de concentration, palpitations,émotivité exacerbée, et souvent cela entraîne consommation accrue de tabac et d'alcool, mal de dos, ulcère, troubles cardiovasculaires, envie de tout plaquer…Et le stress ne représente qu'une partie du problème  : il n'est que l'une des facettes d'une souffrance au travail, qui recouvre un mal-être plus général.

Il concerne lesurmenage, la fatigue, le harcèlement, les troubles somatiques.

Tout cela est rebaptisé «  risques psychosociaux  » et ils ne cessent d'augmenter dans la plupart desprofessions.De ce fait les employés négligent leur famille et se renferment sur eux-mêmes ce qui les amène au suicide. 2.

… jusqu' au suicideLorsque le stress devient trop intense, il peut entraîner des dépressions et mener au suicide.

30  % des salariés de l'Union européenne connaîtraient un niveau de stresstrop élevé  ; 28  % des cadres présenteraient un niveau de stress aigu.Depuis plusieurs années, dans l'entreprise France Télécom, le stress sur le personnel a beaucoup augmenté et l'entreprise a connu 24 suicides en 18 mois ainsi que denombreuses dépressions.Mais aussi de nombreuses entreprises ont connu au moins un cas de suicide au travail au cours des derniers mois, parmi elles : IBM, Renault, Peugeot, la poste, BNPParibas, EDF … Conclusion: nous pouvons répondre à notre problématique « pourquoi parler de malaise au travail encore de nos jours ? » , c'est-à-dire que même si il y a uneévolution évidente des conditions de travail en France, les raisons d'un stress permanent sont encore trop nombreuses (concurrence, relation tendu avec le client,manque de reconnaissance).

Les conséquences sont maintenant très inquiétantes sur les salariés français notamment le suicide qui frappe de nombreuses entreprisesfrançaises.Enfin on pourrait s'interroger sur les solutions possible pour remédier a ce malaise, notamment la culture de la négociation et le dialogue social entre le patron et sonemployé pour que ce dernier soit considéré comme un vrai professionnel apportant une réelle contribution à son entreprise.. »

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