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Appel à communications

Publié le 22/03/2026

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« Appel à communications pour la Journée doctorale du laboratoire REMELICE, ouverte aux doctorant(e)s et jeunes chercheur(se)s “Former, informer, performer” Orléans, le 22 mai 2026 Au regard des mutations contemporaines (technologiques, sociales, culturelles, politiques et environnementales), les pratiques de formation, les processus d’information et les exigences de performance articulent sans cesse l’existence humaine (Renaud et al., 2023).

Dans ce contexte mouvant, la journée d’études doctorale du laboratoire REMELICE se propose donc d’analyser les interrelations entre formation, information et performance.

Ces trois notions, polysémiques et souvent mobilisées séparément, gagnent à être interrogées conjointement pour comprendre comment les individus, les institutions et les sociétés dialoguent, innovent et s’adaptent dans un monde qui se (trans)forme.

L’approche interdisciplinaire permettra donc de mettre en perspective les sciences de l’information (Fondin, 2005), les Performance Studies (Pradier, 2017) et la didactique (Reuter, 2026), mais également les apports des sciences sociales et des études civilisationnelles, ainsi que leurs représentations littéraires et artistiques. Si le terme former n’est pas directement rattaché aux techniques de « production » ou de « mise en forme » (Bablet, 2017), il renvoie néanmoins à « l’instruction » et aux processus d’apprentissage, de transmission et de construction des savoirs.

Aussi la notion de formation fait-elle appel à des compétences et expériences académiques et pédagogiques, notamment dans l’enseignement, mais aussi dans la médiation culturelle.

Dans cette logique, l’information est formalisée à travers différents mécanismes pour la production de savoirs au service de la vie active.

Ainsi, c’est en « s’inscrivant dans un espace plus large de développement des compétences » que la formation (continue ou andragogique, par exemple) « participe de façon majeure aux recompositions contemporaines des cultures d’action économique et sociale, des cultures d’action éducative et des cultures d’action de recherche, [jusqu’aux] cultures de l’efficience et de la performance » (Barbier, 2013:10). Renvoyant initialement à une prouesse ou à un exploit, le terme de performance a fait l’objet d’une double réappropriation : dans le domaine sportif, commercial ou managérial, tout d’abord ; ensuite, dans la sphère artistique, scénique et/ou critique.

Dans cette dernière acception, le concept de de performance est apparu dans les années 1970 et fait l’objet d’un renouveau critique depuis le début des années 2010 ; toutefois, elle constitue une notion dont l’appréhension est ardue et non dépourvue d’ambiguïté (Schechner, 2002).

L’un des fondateurs de son étude distingue ainsi huit catégories de performance : « 1) les situations quotidiennes « ordinaires » (cuisiner, socialiser, etc.), 2) la création ou les performances artistiques, 3) les occupations sportives et récréatives, 4) les situations de travail, 5) les contextes technologiques, 6) les relations sexuelles, 7) les rituels sacrés et profanes, et 8) le jeu » (Féral, 2013).

Face à une telle richesse sémantique, l’on peut donc s’interroger sur la dimension performative de l’enseignement/apprentissage et de l’information. L’émergence des fake news (ou infox), l’informatisation à travers les Digital Humanities, la pandémie de Covid-19 ainsi que le surgissement de l’IA ont engendré autant de mutations dans les représentations et les pratiques afférentes à la formation et à l’information. Les arts et la littérature s’en sont fait l’écho, en même temps que s’est largement diffusée la pensée de la performativité.

On se souvient en effet du retentissement philosophique qu’ont eu les thèses portant sur la dimension fondamentalement performative de l’identité (Butler, 2005). Comment dès lors conceptualiser la relative « dilution théorique » du concept de performance, contemporaine de son avènement (Féral, 2013) ? Quelles pratiques et quelles représentations permettent aujourd’hui de penser les évolutions de nos formes d’apprentissage, d’enseignement et d’information ? Comment ces évolutions dialoguent-elles avec les nouvelles conceptualisations du genre ou d’autres paramètres identitaires ? A ces questions d’ordre conceptuel, on ajoutera des interrogations artistiques, littéraires et/ou historiques.

Les liens entre information, formation et performance méritent en effet d’être interrogés, cinq décennies après que cette dernière s’est confirmée comme « technique d’expression artistique » ; c’est par son truchement que nombre d’artistes ont exprimé leurs idées, témoignant d’une convergence entre les domaines artistique et politique (Goldberg, 2001:7-9) .

Certains historiens de l’art insistent d’autre part sur son ambivalence, entre dimension novatrice et recours à la tradition : par ce « médium réputé neuf », les artistes renvoient au passé (Leydier, 2020:5-9).

Autre ambiguïté : s’il semble qu’il y ait autant de définitions de.... »

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