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Georgetown (Guyana)

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Georgetown (Guyana), capitale de la Guyana, située dans le nord du pays, à l’embouchure de la Demerara, sur l’océan Atlantique. Georgetown est le principal port de la Guyana. Ses exportations regroupent le sucre, les fruits et la bauxite. La ville possède un jardin botanique tropical et une université. Fondée en 1772 par les Hollandais sous le nom de Stabrok, la ville est rebaptisée Georgetown par les Britanniques. Elle devient la capitale de la colonie de Guyane britannique en 1831, celle de la Guyana indépendante en 1966 et enfin celle de la République coopérative de Guyana en 1970. Population (2003) : 231 000 habitants.

« Montherlant anticipe les possibles réactions du public par des épithètes émotionnelles : passion étrange, sentiment si peu ordinaire, invraisemblable , odieux , comique .

La comparaison avec la contrainte totalitaire ne semble résister que si elle est rapportée à la liberté à laquelle Pasiphaé, elle aussi, aspire mais de tout autre point de vue elle nous paraît surprenante sinon déplacée.

L’argument de l’écrivain qui défend sa pièce se rapporte à l’actualité de celle- ci.

Son argument a également la valeur d’un avertissement par la certitude qu’il exprime sur la fatalité d’un drame similaire dans la vie de chaque homme à un moment quelconque de sa vie .

Rappelons-nous que Montherlant allait écrire six ans plus tard l’essai intitulé La Déesse Cypris où il revient sur les convictions des Grecs qu’il approuvait entièrement : Le monde antique, à sa fin, n’adorait plus que trois divinités : le Soleil, la Fortune et Cypris.« Potens diva Cypris ».

( E., p.

1572) Voilà quelques unes des multiples questions qu’un tel texte peut encore poser.

A notre avis, sa force réside notamment dans la construction du personnage de la reine Pasiphaé, caractérisée par une morale de la solitude, et dans son discours théâtral à grand impact sur le lecteur ou le spectateur.

Le XX e siècle, qui s’inscrit comme une période éminemment tourmentée, pleine d’inquiétude et d’interrogations que l’homme ne cesse de formuler sur le sens de son existence, sur les problèmes éthiques et sur son intégration dans une communauté qui lui est souvent hostile et ne le comprend pas, se retrouve dans la conscience lucide et angoissée de la reine, dans le regard attentif et détaché à la fois qu’elle porte sur son devenir ainsi que dans le souci de son image aux yeux des autres.

Octavio Paz surprend dans des termes directs et simples le devenir humain : Entre naître et mourir coule notre vie.[…] Naître et mourir sont des expériences de solitude.

[…] La solitude est le fond ultime de la condition humaine. 2 C’est dans cette solitude que s’inscrit l’histoire de Pasiphaé.

Le sentiment de la solitude traverse le XVIII e, le XIX e et le XX e siècle.

Relié à l’individualisme, ce concept accompagne, sous diverses formes, le mal du siècle romantique, l’angoi sse de Camus, le spleen baudelairien, la nausée sartrienne, l’ennui chez Flaubert ou le mal d’ être de Montherlant.

Comme beaucoup d’autres écrivains du XX e siècle (Jean Giraudoux, George Bernard Shaw, Jean -Paul Sartre, Jean Anouilh, Bertold Brecht, Albert Camus, Marguerite Yourcenar, Eugene O’Neill etc.), il se laisse charmer par les mythes perpétuellement riches et inépuisables de la Grèce, surtout ceux de Pasiphaé, de Minos, du Minotaure, d’Ariane, de Phèdre et de Thésée.

Il y trouve des questions que l’ homme se pose depuis toujours sur le sens de son existence et qui restent actuelles.

Ces histoires exemplaires font revivre des temps immémoriaux et une civilisation antérieure d’environ cinq cents ans à celle décrite par Homère dans l ’Iliade et l ’Odyssée.

Grâce aux fouilles archéologiques et aux reconstructions (parfois contestées) de dizaines d’années initiées par l’archéologue anglais sir Arthur John Evans et reprises par le spécialiste grec Marinatos, des édifices comme la Villa Ariadna ou la Villa des lys qui constituent des témoignages étonnamment bien conservés de la civilisation minoenne , peuvent être admirés et mis en valeur aujourd’hui.

Ils sont la preuve palpable d’une civilisation qui avait traversé l’histoire plutôt par des mythes et par leur f açonnement littéraire que par les vestiges historiques proprement dits.

Cette terre des légendes par excellence qu’est la Crète n’a pas encore révélé tous ses secrets et n’arrête pas de susciter l’intérêt et la vive curiosité du monde contemporain.

Il n’est pas dépourvu de signification de rappeler, dans ce sens, que l’écriture des tablettes mino ennes (écriture appelée 2.

Octavio Paz, Le labyrinthe de la solitude , Paris, Gallimard, 1997, pp.

166 -167 108. »

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