Devoir de Philosophie

L'incipit De Germinal Commentaire

Publié le 17/01/2011

Extrait du document

germinal

L'extrait étudié est l'incipit de Germinal, écrit par Emile Zola en 1885. Il s'agit d'une œuvre à la fois romanesque, naturaliste et réaliste Elle ne présente pas seulement le monde des ouvriers et des mines, mais aussi, au-delà de cet univers, l'ensemble d'un monde qui est en train de changer. Comment le cadre et le personnage anonyme créé en ce début de roman une atmosphère inquiétante ? Pour répondre à cette question nous verrons dans un premier temps la présentation de ce personnage anonyme et nous verrons dans un deuxième temps le cadre spatial et temporel dans lequel évolue le personnage. 

 

Ce qui est marquant dans ce roman c'est que le personnage est anonyme, on remarque dans le texte l’utilisation du mot « l’homme « quatre fois « un homme suivait seul la grande route «,  « L’homme est parti de Marchiennes vers deux heurs «, « L’homme avait à droite une palissade « et « L’homme reconnut la fosse «.Il y a aussi l’utilisation dans tous le texte  du pronom « il «, « il ne voyait même pas le sol «,« il marchait d’un pas allongés « ou «  il fit environ deux cents pas «. Le personnage est évoqué par des mots ou pronoms qui ne fournissent presque aucune information aucun portrait physique ou psychologique n’est fait, a aucun moment un prénom n’est écrit se qui laisse le lecteur libre de l’imaginer. On sait que le personnage est un ouvrier, tout d’abord une attention est portée à ses vêtements, il portait « un petit paquet noué dans un mouchoir à carreaux « de même que pour ses vêtements une attention et aussi portait aux tissus « grelottant sous le coton aminci de sa veste et de son pantalons de velours «.L’homme est pauvre il n’a que sur lui « un petit paquet « il n’a rien d’autre, pas d’argent, de photos de sa famille, rien. L’homme est une victime du froid glacial de ce paysage  de plus  il est démuni.

Tout au long de ce début de roman est soulignée l'hostilité du milieu. Le personnage souffre du froid, il est « grelottant sous le coton aminci «.Dans le premier paragraphe on a une image sur sa souffrance physique « Des gourdes que lanières du vent d’Est faisaient saigner « dans cette citation le personnage compare le vent à un fouet, il soufre aussi d’un « besoin douloureux de se réchauffer un instant les mains «.Il n’avait qu’une « seule idée « qui « occupait sa tête vide « c’était « l’espoir que le froid serait moins vif après le lever du jour «, son esprit est envahi par l'obsession de ce froid glaciale et la peur qu’il éprouve dans cette « plaine rase « .Il reprend un peu espoir la découverte de la ville de Montsou et en apercevant « des feux rouges, trois brasiers brulant en plein air « il espère pourvoir aller se réchauffer prêt de ces brasiers. Sa solitude est aussi pour lui une douleur dans cette « plaine rase «, c’est « un homme « qui « suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou «, il a aussi une situation social défavorable, c’est un « ouvrier sans travaille et sans gîte «.En effet le personnage est démunie car il est en marche dans un espace qui lui est hostile.

 

Le début de la description de ce milieu hostile est fait d'un point de vue objectif. C'est un paysage ingrat, le narrateur insiste sur l'obscurité, aucun détail n'est valorisant. Dans le premier paragraphe du roman on a une description de la platitude du paysage « plaine rase «, «  grande route de Marchiennes et Montsou, dix kilomètre de pavé coupant tous droit, à travers un champs de betteraves. «,  « le pavé se déroulait avec la rectitude d’une jetée «.Dans le deuxième paragraphe le narrateur montre plus l’aspect glacial du paysage « espoir que le froid serait vif après le lever du jour « il y a aussi une description d’un paysage industriel, froid « aucune ombre d’arbre ne tachait le ciel « ,« quelque mur de grosse planches fermants une voie ferré «et« tandis qu’un talus d’herbe s’élevait à gauche, surmonté de pignons confus « les pignons par rapport au premier paragraphe donne une indication sur la verticalité  du paysage plus que sur le plat de celui-ci. On remarque cette verticalité par la silhouette qui « se dressait « « d’une cheminée d’usine «, « un tas écrasé de construction « et « cinq ou six lanterne triste étaient pendu dehors «.Tous au long de ce début de roman le paysage est très obscure et sombre, la nuit est « d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre « on remarque une métaphore dans cette phrase, la nuit est comparer à de l’encre .Le personnage à du mal à identifier ce paysage ,il ne distingue pas ce qui soutient les trois feux « les feux reparurent prés de lui ,sans qu’il comprit davantage comment ils brulaient si haut dans le ciel mort, pareils à des lunes fameuses «.Ce paysage hostile est divisé encre le froid : la nuit, « la mer « et le chaud : les brassiers, ce paysage est aussi fantastique.

Ce paysage est vu à travers le regard déformant d'un personnage épuisé. Il a du mal a reconnaitre des pignons « surmonté de pignon confus, d’une vision de village aux toitures basse et uniformes « de même, il ne distingue pas les formes « se dressait la silhouette d’une cheminé d’usine «. On remarque que sa vision des choses et déformer par sa fatigue physique et morale, il parle de même de « cette apparition fantastique, noyé de nuit et de fumée «.Certaine de ces transformations sont inquiétantes comme dans le premier paragraphe il compare les rafales de vent à la mer « des rafales larges comme sur une mer «, quand il parle des « trois brasiers brulant « qui étaient « comme suspendus « cela donne une vision d’enfer en effet c’était la réalité enduré dans les mines .Il y aussi plusieurs symboles qui nous rapporte à la mort ,dans le premier paragraphe, il dit se trouver « au milieu de l’embrun aveuglant des ténèbres « et dans le dernier paragraphe il a l’impression d’étouffé « noyé de nuit et de fumées «.Le personnage personnifie une bâtisse « une seule voix montait, la respiration grosse et large d’un échappement de vapeur, qu’ont ne voyait point «. La dernière phrase produit un effet de rupture, c’est pour le personnage un retour à la réalité, ce qui est étrange c’est qu’après une description aussi imprécise l’homme reconnaît une fosse.

 

Derrière cette description réaliste, ce début de roman propose une vision fantastique des lieux, leur identification reste incertaine tout au long du texte et symbolique car ce passage oppose un personnage seul et démuni à un monde hostile et glacé. Ce texte est plus visionnaire que réaliste car il montre aussi la vision du narrateur à propos des mines.

Liens utiles