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Mme bovary relation Emma rodolphe

Publié le 24/03/2011

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bovary

Rodolphe /Emma

-Pour Rodolphe, Emma Bovary est tout d’abord naïve. En effet, on peut le remarquer grâce aux adjectifs « confiante et folle » qualifiant la jeune femme dans la lettre qui lui est adressée.  La confiance est une espérance en une personne, en un acte, en une chose. Or lorsqu’elle est mêlée de folie, cette espérance relève de la naïveté.

 « Si je lui disais que ma fortune est perdue ?...Ah ! non, et, d’ailleurs, cela n’empêcherait rien. Ce serait à recommencer pus tard. » Pour l’auteur de la lettre, Emma est attirée par le luxe et par les titres. Mais elle est aussi amoureuse à l’excès et « Ce serait à recommencer pus tard » insiste sur le fait qu’elle est autant attirée par l’homme que par son capital.

 « Est-ce qu’on peut faire entendre raison à des femmes pareilles ? » : Pour Rodolphe, Emma le prive de liberté. Il est libertin et elle est amoureuse. Elle est donc plus difficilement malléable, ce qui semble pousser le personnage à la rupture. 

 « Pourquoi étiez-vous si belle ? » et « Soyez toujours bonne ! » : L’héroïne est alors considérée pour sa beauté, non pour sa personnalité.

 « N’en accusez que la fatalité » : cette citation peut être un clin d’œil de l’auteur, en effet à la fin du roman, Charles Bovary accuse la fatalité lorsqu’il se penche sur le corps sans vie de son épouse. L’incapacité des personnages à maîtriser leur destin semble mettre en évidence un registre tragique. Il est cependant pathétique.

 « Partout où nous eussions été » à La jeune femme veut s’enfuir avec son amant ; elle retranscrit dans sa vie ce qu’elle lit dans ses romans. Emma est le personnage type romanesque.

« Si vous eussiez été une de ces femmes au cœur frivole comme on en voit » : Emma s’implique trop dans la relation : elle veut s’enfuir avec l’homme qu’elle aime.

De plus, étant donné que Rodolphe mesure ses propos avec « Comment vais-je signer, maintenant ? », on peut s’imaginer que Emma est une femme émotionnellement fragile.

 « Pour qu’elle ne vienne pas à ma relancer » : par cette phrase, on sait que Rodolphe trouve Emma envahissante.

Ainsi Flaubert nous dépeint un personnage libertin, noble de province, qui séduit les femmes lui laissant suffisamment de liberté. Or, il considère Emma comme  amoureuse, belle, naïve, romanesque et envahissante ce qui le poussera à la rupture. Mais qu’en est-il de la personnalité de Rodolphe ? C’est ce que nous verrons dans un second temps.

Par son texte, Flaubert nous dépeint les traits d’un libertin lâche, cherchant des conquêtes naïves et mariées pour sauver sa liberté. Or lorsqu’Emma décide de, sous l’impulsion de ce qu’elle lu dans ses romans, partir avec son amant, celui-ci décide de se séparer par le biais d’une lettre. Hypocrite, Rodolphe considère Emma comme une femme aussi jolie qu’envahissante. Nous avons donc pu voir que le personnage du lâche possède deux personnalités : une connue par sa conquête, Emma, l’autre connue par les lecteurs.

Le thème de la déception amoureuse revient régulièrement dans les œuvres réalistes du XIXème comme notamment avec la liaison impossible entre Raphaël de Valentin, pauvre cherchant à se faire un nom, et Foedora, riche et belle noble célibataire se jouant des hommes dans La peau de chagrin de Balzac.

 

 

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