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Parkinson, James - Biologiste / Naturaliste.

Publié le 24/04/2013

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Parkinson, James - Biologiste / Naturaliste. 1 PRÉSENTATION Parkinson, James (1755-1824), médecin et chirurgien britannique à qui l'on doit la description de la maladie qui porte aujourd'hui son nom, la maladie de Parkinson. 2 ENTRE MÉDECINE, POLITIQUE ET GÉOLOGIE 2.1 Un médecin engagé Né à Hoxton (Middlesex), James Parkinson, fils d'un chirurgien et apothicaire londonien, étudie la médecine puis prend la succession du cabinet de son père, à Londres, au milieu des années 1780. Parallèlement à sa pratique de médecin généraliste, il est très engagé politiquement. Opposant déclaré du gouvernement de William Pitt le Second, il écrit une vingtaine de pamphlets politiques sous le pseudonyme de Old Hubert, appelant à des réformes sociales radicales et à l'instauration du suffrage universel. Son appartenance à diverses sociétés politiques, dont la London Corresponding Society for Reform of Parliamentary Representation (Société londonienne de correspondance pour une réforme de la représentation parlementaire) lui vaut d'être entendu dans le cadre d'une accusation portée contre cette société pour complicité dans un complot visant à assassiner le roi George III -- aucune charge n'est finalement retenue contre lui. Défenseur des défavorisés, il cherche aussi à faire évoluer leur condition dans le domaine médical. Il publie ainsi, en 1799, un traité visant à améliorer la santé publique, intitulé Medical Admonitions Addressed to Families Respecting the Practice of Domestic Medicine and the Preservation of Health (« Avertissements médicaux adressés aux familles concernant la pratique de la médecine domestique et la préservation de la santé «). Il milite également pour que les patients des asiles d'aliénés soient mieux considérés et reçoivent de meilleurs soins et traitements, tandis qu'il réclame l'institution d'une protection légale pour les malades mentaux. Parallèlement, James Parkinson publie des observations médicales, dont certaines sont les premières du genre dans la littérature médicale britannique, à l'image de sa description de la péritonite associée à l'appendicite (1812). C'est dans ce cadre qu'il décrit en 1817 la maladie qui a ultérieurement fait connaître son nom dans le monde entier : la « paralysie tremblante «, baptisée une cinquantaine d'années plus tard « maladie de Parkinson «. 2.2 Un créationniste catastrophiste Doté d'une grande curiosité intellectuelle, James Parkinson s'intéresse aussi à la géologie et à la paléontologie. Il collecte et étudie les fossiles, et publie notamment, en 1804, un traité intitulé Organic Remains of the Former World (« Restes organiques du monde précédent «), suivi par un second (1808) et un troisième volumes (1811). Il décrit dans ces ouvrages ce qu'il considère être des vestiges animaux et végétaux de l'époque antédiluvienne. En effet, opposé à la théorie dite uniformitariste proposée quelques décennies plus tôt par James Hutton (qui, rompant avec les explications bibliques de la formation de la Terre, suggère que le relief de la Terre est le fruit de processus -- sédimentation, volcanisme et érosion -- fonctionnant de la même manière depuis des millions d'années), James Parkinson est un partisan du catastrophisme : selon la théorie catastrophiste, très répandue à l'époque, l'histoire de la Terre est faite de plusieurs Créations divines, chacune détruite par une catastrophe soudaine, la dernière en date étant le Déluge biblique (voir créationnisme). Toutefois, pour concilier ses études avec le récit de la Genèse, il adhère à l'idée que les six jours de la Création mentionnés dans la Bible doivent être lus de façon métaphorique, comme six très longues périodes. 3 UN DISCRET PETIT TRAITÉ SUR LA « PARALYSIE TREMBLANTE « James Parkinson, amateur de promenades nocturnes, rencontre à trois reprises, dans la rue, des mendiants au buste courbé vers l'avant et secoués de tremblements. Il observe aussi ce symptôme sur trois patients venus consulter à son cabinet. En 1817, il publie « un Essai sur la paralysie tremblante « (An Essay on the Shaking Palsy). Dans ce court traité, il réalise une description d'une grande précision et d'une grande clarté des principaux symptômes et de l'évolution de cette maladie, tels qu'il les a observés chez ses six patients. Le mérite principal de ce travail ne se réside pas dans une découverte (les symptômes décrits par James Parkinson avaient tous déjà été observés), mais dans le regroupement des différents symptômes sous une seule entité clinique -- sa publication reste reconnue dans le monde comme une référence dans la description de la maladie. Malgré son intérêt, la publication de James Parkinson passe relativement inaperçue de ses pairs. Ce n'est que près d'un demi-siècle plus tard qu'elle retient l'attention du neurologue français Jean Martin Charcot, qui ajoute la rigidité musculaire au tableau clinique brossé par James Parkinson et décide d'attribuer son nom à ce syndrome, depuis connu sous le nom de maladie de Parkinson. Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

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