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1371600-800100Cours de SES Cours de SES Introduction : Les sciences économiques étudient principalement la production (qui concerne les entreprises), la consommation (qui concerne surtout les ménages) et la circulation des richesses. Plus récemment l’économie s’est ouverte à une grande variété de domaine d’étude (criminalité, délinquance) et ce qui compte finalement c’est la méthode de travail. L’économie peut être également considérée comme la sciences des chois individuels lorsque les ressources sont limitées ou rare. EXEMPLE : Le gouvernement met en place une politique de lutte contre la criminalité. Le gouvernement, pour lutter contre la criminalité, peut : augmenter les forces de l’ordre ; durcir les peines de prison ; améliorer le fonctionnement des tribunaux ; améliorer les pratiques policières ; diminuer le chômage. Le gouvernement dispose, pour lutter contre la criminalité, de ressources financières limitées ; il doit donc se demander quelle politique choisir parmi plusieurs pour diminuer un maximum le taux de criminalité. Il choisit finalement d’augmenter les forces de l’ordre. On constate quelques mois plus tard que le taux de criminalité a augmenté ce n’était donc pas la bonne méthode. On suppose que c’est parce que le nombre de policiers a augmenté que le taux de criminalité a fait de même mais on ne peux pas conclure que la politique est un échec parce qu’on ne sait pas ce qui se serai passé si la politique n’avait pas été menée or il est envisageable que le taux de criminalité aurait pût augmenter encore d’avantage si la politique n’avait pas été appliquée. En fait, la criminalité dépend d’un grand nombre de variable : la variation des forces de l’ordre ; la variation du chômage. Et lorsque l’on fait varier les forces de l’ordre, cela n’empêche pas le chômage d’augmenter ou de diminuer. Par exemple l’économiste raisonne « toutes choses égales par ailleurs » en bloquant toutes les variables qui influencent un phénomène sauf celles qu’il tente de tester ce qui permet d’identifier l’impact réel d’une variable sur le phénomène. Le raisonnement « TCEPA » permet d’identifier la relation causale entre deux phénomènes ; par exemple à mesurer le lien entre le nombre de livres possédés et la réussite scolaire, il faut comparer des élèves identiques en tout point (même catégorie sociale, même niveau de revenus, même types d’habitations…) sauf sur le nombre de livres possédés. Les élèves auront alors peut être une différence de réussite scolaire qui s’explique par ce nombre de livres puisque ils ne diffèrent que par ce nombre. En SES, la méthodologie utilisée est celle que l’on utilise dans les sciences médicales : on constitue deux groupes d’individus totalement identiques. 1 est le groupe de traitement à qui l’on donne un « médicament » ; 2 est le groupe témoin qui sert d’élément de comparaison. Le but est d’identifier les causalités (le phénomène A cause en partie le phénomène B) et d’éviter de s’arrêter sur des corrélations qui ne sont que de simples liens statistiques. On parle de corrélation quand on constate deux variables qui évoluent dans le même sens (corrélation positive) ou en sens inverse (corrélation négative), attention cela ne signifie pas que l’une est la cause de l’autre. Le but de l’économiste est de passer au stade de la causalité. THEME I : LES GRANDES QUESTIONS QUE SE POSENT LES ECONOMISTES : Dans un monde aux ressources limitées, comment faire des choix : La rareté nous contraint à faire des choix : Le coût d’opportunité : La rareté signifie que tous les besoins des êtres humains ne peuvent êtres satisfaits et cela est le résultat de deux contraintes fondamentales : Une contrainte de ressources (budget limité) ; Une contrainte de temps. Ces deux contraintes impliquent que tout individus doit faire des choix et tout choix à ce qu’on appelle un coût d’opportunité, c’est à dire ce à quoi on renonce en faisant un choix. Rationalité économique : est la qualité d’un individu qui cherche à trouver parmi plusieurs choix possibles celui qui lui apporte le plus de profit, de bonheur ou encore d’utilité. La contrainte budgétaire : 4 x 4 = 16€ ; 40 – 16 = 24. 24 ÷ 8 = 3 De 0 à 2 DVD, 0 à 16, son utilité augmente de 16. De 2 à 4 DVD, 16 à 27, son utilité augmente de 11. De 4 à 6 DVD, 27 à 38, son utilité augmente de 11. Certains biens ont une utilité marginale croissante c’est le cas des produits actifs (tabac, drogue) produits de collections. L’utilité marginale est le supplément d’utilité apporté par l’acquisition d’un bien en plus. Dans le cas de Totor, il s’agit de se demander jusqu’à quand il doit troquer les DVD contre le cinéma ou le contraire de manière à trouver l’utilité totale maximale par exemple si il choisit le panier B il aura une séance de cinéma et 8 DVD. Le coût d’opportunité d’une séance de cinéma supplémentaire est égal à 2 DVD. Si Totor renonce à 2 DVD, il perd 8 d’utilité et en ayant 1 place de ciné en plus il gagne 10 d’utilité donc l’échange vaut le coût. Totor doit s’arrêter lorsque l’utilité perdue par les DVD en moins n’est plus compensée par l’utilité gagné par le cinéma. Les effets d’une modification du prix relatif : Le prix relatif est la quantité de DVD que l’on peut acheter avec la place de cinéma, ou le contraire. Si par exemple le prix du DVD est inferieur, comment évolue le prix relatif du cinéma ? La quantité de DVD que l’on peut acheter avec une place de cinéma augmente. Le coût d’opportunité d’une place de cinéma augmente donc. Prix relatifs : 1 séance de cinéma = 8/4 DVD = 2 DVD. 1 DVD = 4/8 cinéma = 0,5 cinéma. Si le prix du DVD passe à 6€, le prix du cinéma est inchangé, les prix relatifs deviennent : 1 séance de cinéma = 8/6 DVD = 1,5 DVD. 1 DVD= 6/8 séance de cinéma = 0,75 cinéma. Le changement des prix relatifs amène Totor à revoir ses choix, avec un DVD à 6€ maintenant, le coût d’opportunité d’une place de cinéma diminue puisque 1 place de cinéma l’amène à renoncer à 1,5 DVD contre 2 DVD avant. On peut donc s’attendre à ce que Totor privilégie d’avantage le cinéma au DVD par rapport à avant. Les choix de Totor sont des choix individuels qui résultent de ses goûts personnels. Le panier optimal pour Totor n’est donc pas le panier optimal pour quelqu’un d’autre. Choisir c’est comparer les coûts et les bénéfices : Le raisonnement marginal : La discipline qui s’intéresse aux choix individuels en économie s’appelle la micro-économie et dans cette discipline, le résonnement est marginal. On résonne sur ce qui apporte une unité en plus de quelque chose. Ce résonnement permet d’identifier le choix optimal pour chaque individu et ce choix respecte toujours la règle d’or suivante : Utilité marginale = coût marginal. Cela signifie que tant qu’une unité de quelque chose me rapporte plus que ce qu’elle ne me coûte, il faut l’acquérir. L’individu arrête d’acquérir un bien lorsque la dernière unité acquise lui rapporte exactement ce qu’elle lui coûte. Choix optimal et rationalité : Nous avons noté précédemment que le choix optimal est atteint lorsque l’utilité marginale est égale au coût marginal. Cependant, pour que ce raisonnement soit adopté, il faut que l’individu soit parfaitement rationnel. C’est à dire qu’il soit en mesure de classer tout les choix qui s’offrent à lui compte tenu des coûts et des avantages de chaque chose. Comment répartir les revenus de la richesse : La répartition primaire des revenus : Les revenus primaires rémunèrent la contribution des facteurs aux activités productives : On appelle revenus primaires les revenus qui proviennent directement d’une activité productive. Pour produire il faut du travail et du capital. On distingue : Les revenus du travail (salaires + cotisations sociales) ; Les revenus du capital comme les intérêts, les loyers, les dividendes (les dividendes étant les bénéfices redistribués aux actionnaires) ; Les revenus mixtes qui rémunèrent en même temps le travail et le capital lorsque les deux facteurs sont indissociables. C’est le cas des entrepreneurs individuels propriétaires de leur entreprise et y travaillent (revenus d’un boulanger, d’un agriculteur…). Le partage de la valeur ajoutée : Valeur ajoutée : La VA est la richesse réellement crée par une unité de production en un an. Pour la mesurer, il faut enlever au chiffre d’affaire le montant des consommations intermédiaires. 80010078105080010078105VA = CA – Consommations intermédiaires 0VA = CA – Consommations intermédiaires 800100118745 CA = quantité vendues × prix de vente CA = quantité vendues × prix de vente 8001001187450 Consommations intermédiaires : Ensemble des biens et des services acheté à d’autre entreprise pour produire. Ces CI sont détruites ou transformée pendant la production (la farine du boulanger). Le travail et le capital ne sont pas des CI, ils serviront pendant plusieurs processus productifs et ce sont eux qui produisent la richesse, c’est à dire la valeur ajoutée. 3771900257492503314700257492525146002574925571500257492548006003032125 Epargne brute 0 Epargne brute 30861003032125Impôt sur les sociétés 0Impôt sur les sociétés 13716003032125Dividendes versés aux actionnaires 0Dividendes versés aux actionnaires -3429003032125Intérêts versés aux préteurs 0Intérêts versés aux préteurs -3429003032125137160030321254800600303212530861003032125800100974725003657600974725002971800108902520574001546225 Excédent brut d’exploitation (1) 0 Excédent brut d’exploitation (1) 43434001546225Impôts liés à la production Impôts liés à la production 434340015462250205740015462250-2286001546225Rémunération des salariés (salaires et cotisation sociale) 0Rémunération des salariés (salaires et cotisation sociale) -228600154622502286000517525VALEUR AJOUTEE VALEUR AJOUTEE 2286000517525La VA est donc partagée entre les travailleurs et les propriétaires des moyens de production (le capital principalement). La VA permet en premier lieu le travail et les impôts liés à la production, ce qui reste alors de la VA c’est l’EBE (1) qui est une première mesure du profit. Cette EBE sert à payer, et c’est obligatoire, les interêts au préteur et l’amortissement qui est des sommes misent de côtés pour faire face à des mesures du capital. La partie de la VA qu’il reste, si il en reste, après le paiement des interêts et de l’amortissement est le bénéfice et ce dernier permet de payer les actionnaires en dividende, l’Etat avec l’impôt sur les bénéfices et enfin d’épargner pour financer de futur projet d’investissement. Les revenus primaires sont distribués pour toutes les unités de production que se soit des sociétés non-financières (entreprises qui produisent des biens et des services non financiers), des sociétés financières (Banques et assurances) ou encore les admisnistrations publique. 1er destinataire, les travailleurs ; 2ème destinataire, les impôts destinés à l’Etat ; 3ème destinataire, revient au facteur capital (intérêts versés aux banques et prêteur, les dividendes qui vont aux actionnaires, l’épargne brute conservée par l’entreprise). VA = 956,3 Salariés = 634,5 Impôts liés à la production = 37,2 800100140970EBE = VA – Salariés – Impôts EBE = VA – Salariés – Impôts 8001001409700 EBE = vas au propriétaire. 956,3 – 634,5 – 37,2 = 284,6 EBE = 284,6€ 22860001828800217170068580Part de la rémunération des 634,5 × 100 = 66,35 % Salariés dans la TVA  956,3 Pour 100€ de VA il y a 66,35€ pour le facteur travail. 800100129540Taux de marge = EBE ÷ VA × 100 Taux de marge = EBE ÷ VA × 100 8001001295400 284,6 ÷ 956,3 × 100 = 29,7 %. Le partage de la VA donne 2/3 de cette richesse au facteur travail et 1/3 au facteur capital. Ce partage peut changer dans le temps en fonction de l’évolution du rapport de force entre le travail et le capital. Depuis une trentaine d’année, le rapport de force a penché en faveur des entreprises du facteur capital à cause de la montée du chômage qui diminue le pouvoir de négociation des travailleurs et de leurs syndicats. Salaire net, brut et coût du travail : 800100227330Coût du travail = salaire brut + cotisations sociales patronales 0Coût du travail = salaire brut + cotisations sociales patronales 8001002273300 80010074295Salaire brut = salaire net + cotisations sociales salariale Salaire brut = salaire net + cotisations sociales salariale 800100742950 CT = 1820 + 687 = 2507 SB = 1387 + 433 = 1820 Les cotisations sociales, salariales et patronales vont à la sécurité sociale et permettent de financer les dépenses maladies, vieillesse, famille et chômage. D’un côté, elles peuvent être considérés comme un coût qui pourrait dissuader les entreprises d’embaucher plus et d’un autre côté, elles peuvent être considérés comme donnant lieu à des revenus (retraite, allocation chômage...) qui vont permettre la consommations des ménages. La répartition secondaires des revenus : la redistribution : La logique de la redistribution : D’après l’économiste Américain Paul Krugman, on peut distinguer deux grandes logiques de la redistribution : Redistribuer des plus riches vers les plus pauvres permet de réduire les inégalités et de les rendre plus acceptable. Krugman ajoute que prendre 1€ à une famille riche pour le donner à une famille pauvre dégrade moins la situation de la famille Riche qu’elle améliore la situation de la famille Pauvre (1€ à moins de valeur pour les R que pour les P). L’Etat redistribue également pour diminuer le niveau d’insécurité que les individus subiraient si ils n’étaient pas protégés contre 4 grands risques : la maladie, la vieillesse, le chômage et la famille (si elle s’agrandie, le revenus diminue). La redistribution permet donc d’améliorer le niveau de sécurité des individus ce qui profite à l’économie dans son ensemble. Cela permet aux individus de se projeter dans le futur, acheter ou louer un appartement par exemple. Logique d’assurance et logique d’assistance : Dans le cas des Français, on peut distinguer une double logique d’assurance et d’assistance de notre système de protection sociale : La logique d’assurance concerne les travailleurs et leur famille qui cotisent et qui en cotisant se protège contre le risque ; La logique d’assistance est mise en œuvre par l’Etat et est financée par l’impôt, elle offre des revenus aux individus et aux familles les plus démunies qui ne cotisent pas, comme les chômeurs en fin de droit, les individus âgés sans droit à la retraite... ATTENTION : L’assurance est financée par les cotisations sociales qui pèsent principalement sur les travailleurs et leurs employeurs et qui permet à la sécurité sociale d’offrir des revenus de transfert à l’assuré. La partie assistante est mise en œuvre par l’Etat et est financée par l’impôt. Du revenu primaire au revenu disponible : Le revenu disponible est le revenu dont dispose véritablement l’individu pour consommer. REVENU DISPONIBLE = revenus primaires (résulte du travail, du capital et mixte) – Impôt – cotisations sociales – prélèvements obligatoires + Revenus de transfert. REVENUS DISPONIBLE AJUSTE = Revenus disponibles + revenus de transfert non monétaire (remboursement santé et éducation). 398 ÷ 1293,7 ≅ 0,368 (0,368 – 1) × 100 =−69,2 100 – 69,2 = 30,7% soit la part des transferts monétaire dans le revenu disponible. CONSOMMATION EFFECTIVE = Dépenses effectuée avec le revenu disponible + transfert non monétaire. BILAN : La consommation effective des ménages regroupe l’ensemble de leurs dépenses auxquelles on ajoute les revenus des transferts non-monétaires qui correspondent à des services gratuit qu’il faudrait payer si ils n’étaient pas financés par les administrations publiques (APU). Salariés (travailleurs) ? salaire ; Capital ? revenus du capital ; Les deux ?revenus mixtes. Les + riches ?revenus primaires supérieur au revenu disponible ajusté. Les + pauvres ? revenus primaires inférieur au revenu disponible ajusté (redistribution). Quels sont les grands équilibres macroéconomiques : Les emplois et les ressources (doc 1 p 38) 914400314325PIB + M = C + FBCF + VS +X 0PIB + M = C + FBCF + VS +X 9144003143250Equilibre emplois ressources : M = Importation ; C = Consommation ; FBCF = Formation brute du capital fixe ; VS = variation des stocks ; X = Exportation. PIB + M = Ressources, ce qu’on produit ou importe. C + FBCF + VS + X = emplois. Les ressources économiques d’une nation regroupent la production réalisée pensant l’année et les importations. Elles sont égales aux emplois parce qu’elles sont toutes utilisées à quelque choses, elles peuvent être consommées, investies, exportées et une partie peut ne pas être vendue et augmenter les stocks. 800100167640PIB = (C + FBCF) + (X – M) + VS 0PIB = (C + FBCF) + (X – M) + VS 8001001676400 (C + FBCF ) = Demande intérieure, gens qui consomment et investissent. (X – M) = Demande extérieur. Crise de subprimes fait diminuer le PIB car – C, -FBCF, -X, -M. Cette crise emmène à un déficit qui amène à la crise de la Dette aujourd’hui. Notre équation tient à montrer que le pays tient son investissement des demandes internes et externes et que quand tout s’effondre on lance une politique de redressement. L’économie semble repartie aux USA. Le PIB et ses composants : En 2008, on constate qu’il y a 1558 Milliards de consommation pour un PIB de 2019 milliards soit 77%. On constate qu’il y a 475 milliards d’investissement ce qui représente 23,5 % du PIB. Enfin, on constate que le commerce extérieur est déficitaire d’environs 30 milliards et on retrouve bien l’égalité emploi-ressources. Quand on part de l’équilibre y=C + I + (X-M) + VS on peut étudier les différents composants de la croissance. Si la consommation augmente de 50 milliards toute chose égale par ailleurs, le PIB augmente de 50 milliards. 2008/2009 Taux de variation en % Variation du PIB (en milliards) VA – VD -59,4 VA – VD ÷ VD x 100 -2,94 Variation de la consommation finale +13,2 0,85 Variation de la FBCF -43,1 -9,07 Variation des exportations -60,6 -11,26 Variations des importations -53,2 -9,4 Variation des stocks -22,2 -166,92 On retient qu’entre 2008 et 2009, la forte croissance négative de la France s’explique principalement par l’effondrement de l’investissement (les entreprises, anticipant que la crise vas être grave, diminuent leur stock de capital pour produire moins) ainsi que par le fort recul du commerce extérieur (les exportations ont plus diminué que les importations parce que la crise étant mondiale les partenaires commerciaux de la France sont eux même rentrés en crise et ont achetés moins de produits Français) enfin cela s’explique par un fort déstockage (les entreprises craignant que le futur se dégrade fortement produisent moins et écoulent leurs stocks). Lorsque l’on étudie les composants de la croissance à court terme (tableau d’avant), on dit que l’on fait de l’analyse conjoncturelle, cette analyse s’oppose à l’analyse de long terme qui le qualifie de structurelle. Les déséquilibres macroéconomiques en économie ouverte : L’exemple de la crise des Subprimes et ses effets sur les grands indicateurs macroéconomiques : En 2009, 1 an après le déclanchement de la crise de Subprimes la plupart des pays sont en crises notamment le Japon, la France, l’Allemagne et les Etats Unis avec un PIB en volume qui diminue entre 2,2% et 5% pour le Japon et l’Allemagne. En fait cette crise entraîne un énorme choc de demandes négatives : La consommation stagne voire diminue parce qu’en période de crise, les agents économiques épargnent plus en anticipant un futur dégradé. Diminution également de l’investissement et du commerce extérieur. Dans plusieurs pays, cela a pour effet de faire baisser les prix et augmenter le chômage. Cette déflation est dangereuse parce qu’elle amène le consommateur a remettre leurs projets de consommation toujours à plus tard et surtout parce qu’elle dégrade le profit des entreprises et diminue la rentabilité du capital à un prix toujours plus bas. En 2009, les pays craignant le risque de la déflation, et ayant retenu la leçon de la crise de 1929, ont mis en place des plans de relance pour soutenir la demande et pour empêcher la déflation de s’installer. La signification d’un déficit extérieur : Epargne = S = Saving. 68580092075S = Y – C =partie non consommée du revenu S = Y – C =partie non consommée du revenu 685800920750 685800132080S – I = X – M S – I = X – M 6858001320800 Si S>I = capacité de financement ce qui implique que X>M = Solde exterieur excedentaire. Si S<I = besoin de financement qui correspond à un déficit exterieur = X<M. Le pays vit au dessus de ses moyens et emprunte au reste du monde de quoi satisfaire son besoin de financement (USA). THEME II : LA PRODUCTION DANS L’ENTREPRISE : Comment l’entreprise produit-elle ? La diversité des entreprises : Production marchande et non-marchande : ??La production marchande regroupe les biens et services produits et vendus par les entreprises qui recherchent le profit. Ces biens et services sont vendus à un prix qui doit couvrir les prix de productions. Une entreprise se définit comme une unité de production qui recherche le profit, elle peut être privée ou publique. ? La production non-marchande regroupe les services produits par els administrations publiques et offert gratuitement ou presque à la population (éducation, police, armée, santé...). Le but n’est pas la recherche du profit mais de permettre l’accès à ce service à un faible prix pour l’ensemble de la population. Cette production est financée par les impôts. Les différents critères de classement des entreprises (doc 2 page 52) : ?La taille de l’entreprise est définie par les nombre de salariés et le chiffre d’affaire. ?Le statut juridique distingue les entreprises individuelles avec un seul apporteur de capitaux qui est responsable de manière illimité des dettes de l’entreprise. Les SARL « société à responsabilités limitées » qui sont composées de 2 à 7 apporteurs de capitaux qu’on appel associés dont la responsabilité est limitée à leurs apports (ex : Si on fait faillite je perd 10 000€ mais pas de dettes de remboursement). Une SARL est particulièrement petite. La SA « société anonyme » est une entreprise où les apporteurs de capitaux sont les actionnaires. Ils ne se connaissent pas obligatoirement, ils peuvent vendre leurs actions sans l’accord des autres et leurs responsabilités sont liées à leurs apports. On rappel qu’une action est une part de propriété qui donne 3 droits principaux à l’actionnaire : Vendre son action quand il le souhaite et est réalisée une éventuelle plus-value si il vend son action plus chère qu’il ne l’a acheté et une moins-value si c’est l’inverse. Spéculer=acheter pour vendre plus cher. Pouvoir participer à l’assemblées générale des actionnaires en votant selon le principe non démocratique une action = une voix. Les votes concernent les grandes orientations des entreprises et l’élection des PDG. L’actionnaire en tant que propriétaire reçoit des dividendes qui sont les bénéfices redistribués proportionnellement à la quantité d’argent possédée. ?On peut classer les entreprises par secteur d’activités (primaire, secondaire, tertiaire) mais à l’intérieur du secondaire par exemple cela peut être le secteur du bâtiment, de l’automobile... On peut aussi différencier les entreprises selon la destination de leur production : Les biens intermédiaires (biens vendus à d’autres entreprises) et qui vont être incorporés à la production ; Les biens de production (machines...) vendus à d’autres entreprises pour produire ; Les biens de consommation vendus aux ménage. Le boulanger achète de la farine = bien intermédiaire Le lycée paie une voiture au professeur = bien de production Je m’achète une voiture = bien de consommation ?Les entreprises peuvent être différenciées selon leur capital, si il est d’origine privé ou publique, national ou étranger. Certaines entreprises sont liées entres elles lorsque leur propriété est entre les mains d’une maison mère, on parle alors de filiale dont le capital est détenu au moins à 50% par la maison mère. La filiale et la maison mère forment un groupe. 4800600196659580% 0080% 3886200196659570% 0070% 2857500196659560% 0060% 537210019665953429000196659544577001966595342900019665954457700185229551435002309495F3’ F3’ 42291002309495F2’ F2’ 32004002309495F1’ F1’ 514350021951954229100219519532004002195195388620082359590% 0090% 68580082359552% 0052% 228600082359580% 0080% 2857500709295012573007092950445770070929504114800116649541148001280795F3 MM’ 00F3 MM’ 25146001280795F2 F2 251460011664959144001280795 F1 F1 9144001166495 2857500594995125730070929501943100252095MAISON-MERE MAISON-MERE 1943100252095 Répartition en France des entreprises selon la taille et le statut juridique : En France, d’après les chiffres de l’INSEE, il y avait en 2009, 92,2% d’entreprises (hors secteur agricole) composé de 0 à 9 salariés. Il n’y avait que 0,1% des entreprises qui avaient plus de 500 salariés. La France est un pays dans lequel la majeure partie des entreprises sont de petites taille, elles ont donc un rôle économique important à jouer, elle peuvent permettre de créer des emplois et de diminuer les chômage mais les petites entreprises sont souvent fragiles, obtiennent difficilement des crédits, chaque années globalement, il s’en crées autant qu’il n’en meurent. Beaucoup font faillite. Il y avait en 2009 ≅ 50% d’entreprises individuelles et EURL, 40% de SARL et 10% de SA, on retrouve bien le constat précédant que la plupart des entreprises sont de tailles réduites. Le choix du producteur : les combinaisons productives : Les facteurs de productions : Les facteurs de production sont les ressources durables utilisées pour produire des richesses. Les consommations intermédiaires ou capital circulant n’en font donc pas partie puisqu’elles sont détruites ou transformées à chaque production et qu’il faut en racheter à chaque nouvelles productions. Les facteurs de productions sont le facteur travail composé des travailleurs qui peuvent être plus ou moins qualifiés ou éduqués, et du capital fixe qui regroupe les machines et les bâtiments que l’on acquiert par l’investissement. La terre est également un facteur de production, c’est un facteur naturel mais appropriable, c’est moins important dans une société très industrielle et très tertiaire comme la nôtre. Depuis le travail de l’économiste Américain Gary Becker, on parle également de capital humain. Le capital humain est une notion qui permet de montrer que la qualité du travail d’un individu résulte d’investissement tels que l’éducation, la formation, les plans de qualifications... Ces investissements sont appropriables par les individus pour leur permettre d’être plus productif et d’avoir donc des rémunérations plus élevées. ?Stock de capital et investissement : On appelle stock de capital l’ensemble de toutes les machines et les bâtiments pour produire et l’investissement est une dépense qui permet d’acquérir un nouveau capital et qui ainsi augmente le stock de capital. 1943100122555Investissement (flux) Investissement (flux) 1714500285751714500285750194310014287529718001428751600200142875 1714500162560STOCK DE CAPITAL 0STOCK DE CAPITAL 1600200162560 308610059055Usure des machines (amortissement) 00Usure des machines (amortissement) 2743200173355 2743200163830160020049530 Pour que le stock augmente il faut que l’investissement soit supérieur au déclassement (usure des machines). La substitualité des facteurs de production : (Doc 8 p 56) On dit que les facteurs de production sont substituables lorsqu’on peut, pour obtenir une même quantité produite, utiliser une quantité variable de travail et de capital, c’est à dire lorsqu’on peut remplacer le travail par le capital ou l’inverse. Lorsqu’on remplace le facteur travail par le facteur capital, on dit que la combinaison productive est de plus en plus capitalistique. Une combinaison productive étant l’association d’une certaine quantité de travail et de capital pour produire une quantité donnée. La fonction de production est la relation entre la production obtenue et les facteurs utilisés pour l’obtenir. Q = f(K,L) Cette fonction de production veut dire que la quantité Q produite es† une fonction de la quantité de travail et de capital utilisé. Si les facteurs sont substituables, cela veut dire qu’on a un grand nombre de combinaisons productives possibles K et L pour obtenir la même quantité produite. A,B,C et D sont des combinaisons permettant de produire la même quantité. La D étant la plus capitalistique. De manière générale, les productions utilisant des facteurs de productions substituables sont celles où le travail est mécanisable ou robotisable surtout dans les secteurs primaire et secondaire. On parle de facteur de production complémentaires lorsqu’on ne peut pas remplacer le travail par le capital ou l’inverse, dans ce cas pour obtenir une certaine quantité produite il n’existe qu’une seule combinaison productive par exemple un camion et un chauffeur et de manière générale on trouve les activités productives à facteurs complémentaires surtout dans le tertiaire parce que le travail est peu ou difficilement mécanisable (EX : hôtellerie, transport...). Cependant le progrès technique permet parfois de rendre le capital et le travail substituable comme le montre la ligne 14 du métro parisien ou encore les caisses automatiques dans les supermarchés. On a remplacé le capital humain par des machines et le reste par des salariés, moins nombreux mais plus qualifiés. On a réussis à créer de nouveaux emplois avec des machines. On se demande quelle est la combinaison productive la moins chère qui maximise son profit en minimisant les coûts de productions. C’est donc le prix du travail et le prix du capital qui oriente ce choix. Lorsque le coût du capital augmente moins vite que le coût du travail, l’entreprise est incité par remplacer les hommes par des machines et inversement. Comment améliorer l’efficacité d’une combinaison productive ? Réorganiser le travail ; Profiter d’innovations technologiques qui permettent de produire différemment (EX : une nouvelle machine qui permet de produire plus avec la même quantité de travail). Les choix du producteur ; la détermination du volume de production : La productivité des facteurs de production : Productivité moyenne du travail : Production ÷ quantité de travail/capital. Permet de mesurer l’efficacité du travail. Productivité marginale du travail : augmentation de la production ÷ augmentation de la quantité de travail/capital. On note que la productivité du travail dépend positivement du niveau de qualification des travailleurs et positivement du niveau technologique des machines utilisées. Les rendements des facteurs sont décroissants : Ricardo est un économiste Anglais du XVIIIème XIXème siècle. Les rendements factoriels : Les rendements du travail (ou productivité marginale du travail) sont décroissante ce qui signifie que lorsque la quantité de travail utilisée augmente, pour une quantité fixe de capital, les travailleurs supplémentaires apportent un supplément de production toujours plus petit (exemple de la pizzeria avec des travailleurs de moins en moins efficaces à partir du 4ème travailleur, ils se gênent mutuellement et produise plus mais c’est plus compliqué). La quantité produite en passant de 2 à 3 travailleurs est supérieure à la quantité produite en passant de 5 à 6 travailleurs. Rendements d’échelle globaux : Lorsqu’une entreprise multiplie la quantité de ses facteurs par deux elle peut : Profiter de rendement d’échelle croissants si la production est multipliée par plus de 2, le coût moyen est décroissant. Avoir des rendements d’échelle constants si la production est multipliée par deux, le coût moyen est constant. Avoir des rendements d’échelle décroissants si la production est multipliée par moins de deux, le coût moyen est croissant. Monopole = il ne reste plus qu’une seule grande entreprise pour avoir un marché = rendements décroissants. Lorsqu’on multiplie les facteurs par 2 on multiplie la production par -2 Comment mesurer les performances de l’entreprise : Le bilan de l’entreprise : Les entreprises doivent constituer obligatoirement chaque année un bilan comptable de leurs activités et ce bilan permet d’offrir une photographie de leur état de santé, utile pour les banques qui doivent connaître la solvabilité de leur clients (capacité à rembourser), utile également pour les actionnaire pour savoir si leurs placements sont de bonne qualité, on peut aussi s’attendre à de futur dividendes. Enfin, l’entreprise doit aussi être capable de rendre compte de son activité auprès des services fiscaux. ACTIF (ce qu’elle possède et ce qu’elle fait avec) PASSIF (ressources durables) Actif immobilisé : -immobilisation incorporelle ; -immobilisation corporelle ; -immobilisation financière. Capitaux propres : -capital social ; -bénéfices des années précédentes ; -résultat de l’exercice. Actif circulant : stock, matière première. Dette à long terme Trésorerie positive ≠ cash. Dette bancaire Ce qui est dans le passif = Ressources que l’entreprise utilise pour son activité. Le compte de résultat : Le bilan retrace ce que fait l’entreprise, le compte de résultat analyse ce qu’elle a eu dans l’année. Le CR est un document comptable qui rend compte de l’activité économique de l’entreprise en une année et il se décompose en 3 type de flux : Les produits d’exploitation ( ≠ entre le chiffre d’affaire et le coût des matières premières, du personnel, des impôts et de l’amortissement). Le résultat financier (qui fait apparaître le solde entre les intérêts perçus et les intérêts payés). Le résultat exceptionnel (qui est le solde entre les produits et les charges exceptionnelles). On additionne ces trois flux et on enlève les impôts sur les bénéfices et la participation des salariés pour obtenir le résultat net comptable ; ce RNC apparaît dans le bilan de l’entreprise et vient augmenter les capitaux propres qui sont avec les dettes à long termes, les ressources durables de l’entreprise qu’on appelle les capitaux permanents. Un résultat positif permet à l’entreprise d’investir et d’augmenter son stock de machines, de bâtiments, l’entreprise vas donc augmenter sa taille, produire plus si elle choisit des investissements productifs (l’entreprise peut aussi utiliser ses nouvelles ressources non pas pour acquérir du matériel productif mais pour faire des placements financiers ou éventuellement pour rembourser ses dettes). THEME III : LA COORDINATION PAR LE MARCHE Qu’est ce qu’un marché : Le fonctionnement du marché : prix et concurrence : Définition : Le marché est un lieu virtuel ou réel sur lequel se rencontrent des offreurs et des demandes pour l’échange de biens, de services, de travails, de capitaux. On s’interrogera dans ce chapitre sur le caractère naturel ou socialement construit du marché on se demandera ainsi comment naît un marché et qu’est ce qu’il convient de faire pour que ce marché ce maintienne, on s’interrogera aussi sur les vertus du marché, c’est à dure ce qu’on peut attendre de positif (et on s’interrogera sur un prochain chapitre de la défaillance du marché). Le rôle fondamental des prix, le prix est un signal : Sur un marché, lorsque l’offre et la demande se rencontre librement, le prix est la variable qui va permettre de mettre d’accord l’offre et la demande. Ce prix donne une information très importante sur l’objet échangé, que ce soit une marchandise, du travail ou des capitaux. Ce prix joue le rôle d’un signal qui guide l’agent économique dans ses choix. Par exemple, l’individu qui a des capitaux à placer, comparera les différents de niveaux de rentabilité des placements possibles. Si par exemple, le secteur des hautes technologies offrent de meilleures rentabilités que le secteur industriel traditionnel, les capitaux se dirigeront vers le secteur « hautes technologies ». On peut également noter que le prix sur un marché guide le comportement des agents économiques en leur faisant prendre des décisions qui ont un impact sur d’autres marchés. Les marchés sont donc interdépendants, par exemple, si le prix du café augmente cela entraine (TCEPA) une hausse de la demande de thé et une hausse du prix du thé. Dans une économie de marché dans laquelle les offreurs et les demandeurs se rencontrent librement et où le prix est une variable qui permet de mettre d’accord l’offre et la demande, les comportements individuels sont guidés par les prix et chacun prends une décision qui globalement profite à lui et aux autres. L’économiste Adam Smith utilise la métaphore de la main invisible qui est un mécanisme par lequel la recherche du profit est plus grand pour chaque individu, contribue indirectement à rendre le bien être collectif le plus grand possible. Cette main invisible est la métaphore du marché qui en envoyant des signaux purs comme les prix aux individus, les amène à faire les meilleurs choix pour eux-mêmes mais aussi pour la collectivité. La main invisible nous invite à aller où on est le plus efficace (France => Airbus par exemple). Le marché repose sur des institutions sociales : Les marchés sont socialement construits : Les marchés peuvent difficilement être des lieux d’échanges visibles si il n’existe pas un cadre institutionnel qui définit les comportements des offreurs et des demandeurs et qui les protègent. Pour cela, il faut un cadre judiciaire, des droits et des tribunaux ainsi que des forces de police pout mettre à exécution les décisions de justices. Dire que les marchés sont socialement construits signifie qu’ils ne peuvent exister naturellement, spontanément et qu’il faut un système de normes juridiques et sociales pour en assurer la pérennité (viabilité). Il faut ainsi encadrer le marché du travail par des normes juridiques qui permettent l’exécution d’un contrat et qui protège les deux partis, l’employeur et l’employé mais davantage l’employé car il est placé dans une relation de pouvoir asymétrique. Le marché de la viande et l’alimentaire de manière générale ont aussi besoin d’être encadré par des normes sanitaires sans lesquelles ils seraient conduits à l’autodestruction. Le marché est un système d’échange mit en place dans et par la société, son fonctionnement ne peut être garantis que par un système de règles. Les droits de propriété et la sécurité : Le droit de propriété est une condition fondamentale pour l’existence d’un marché et une condition au développement économique parce que sans le respect de la propriété privée, aucun individu n’est incité à fournir les efforts optimaux puisqu’ils n’ont pas la garantit de pouvoir s’approprier les fruits de leur travail. Les droits de propriété offrent la jouissance exclusive d’un bien, la jouissance des profits qu’ils génèrent, l’utilisation qu’on fait de ce bien et enfin la possibilité de le vendre, de le louer etc. Le respect de la propriété privée suppose l’existence d’un état de droit, c’est à dire d’un système juridique dans lequel les lois s’appliquent de la même manière à tout les individus et dans lequel chaque norme juridique doit répondre à une norme supérieure, la constitution. Le marché de concurrence pure et parfaite : Le marché du CPP, un système d’allocation des ressources : Les hypothèses du modèle : Le modèle de CPP est une construction théorique réalisé par les économistes néoclassiques à la fin du XIVème siècle pour montrer les vertus d’un marché concurrentiel, le marché repose sur 5 hypothèses fondamentales : Atomicité des producteurs et des consommateurs par exemple les producteurs doivent être petits par rapport à la taille du marché de manière à ce qu’ils n’ai pas de pouvoir sur le marché et qu’ils soient tous pricetaker (prix imposé par le marché et non par un producteur particulier sauf dans la campagne avec le pain par exemple ou il n’y a qu’un boulanger). Transparence du marché : tout les agents économiques présents sur le marché ont la même information, celle-ci est complète et est intégré dans le prix ; il faut qu’aucun individu garde les informations pour lui. L’entreprise doit fournir un compte de résultat que l’on peut donner à tous. Homogénéité des produits : ils sont tous identique si bien que la concurrence ne peut pas se faire entre les prix. Libres entrées et sorties : signifie que toute entreprise peut entrer sur un marché lorsque celui-ci promet des profits positifs, cette libre entrée suppose qu’il n’y a pas de coûts fixes trop élevés ou encore pas de barrières réglementaires. La libre sortie suppose qu’une entreprise peut quitter aisément un marché sans perdre de capital. Mobilité parfaite des facteurs de production : les facteurs de production sont mobiles (conséquence de l’hypothèse précédente) : le travail comme le capital peuvent aller se placer sur n’importe quel marché de manière à obtenir les meilleurs chances de rémunération. Le marché résulte de la confrontation de l’offre et de la demande et s’équilibre grâce à la flexibilité des prix : La loi de l’offre et la demande Lorsque l’on étudie le lien entre la demande pour un produit et son prix, il faut raisonner TCEPA pour s’assurer que parmi les différents déterminants de la demande (revenus, goûts, sexe, âge...) sont tous fixes et qu’il n’y a que les prix qui peuvent changer. La loi de la demande dit que lorsque les prix diminuent les quantités demandées augmentent et inversement. Cela est le résultat de l’utilité marginale décroissante. Celle-ci signifie que l’acquisition d’un bien supplémentaire apporte un supplément d’utilité plus petit que la précédente. A l’équilibre, le consommateur se trouve dans une situation ou le dernier bien acheté a une utilité marginale égale au prix. Donc si le prix diminue le consommateur achète à nouveau des unités supplémentaires jusqu’à ce que à nouveau le prix soit égal à l’utilité à l’utilité marginale. La loi de l’offre L’offre est la quantité que souhaite produire une entreprise en fonction du prix. Cette loi dit que lorsque le prix augmente, l’offre augmente. Cela est le résultat du coût marginal croissant des entreprises. Chaque unité produite supplémentaire coûte de plus en plus cher et chaque entreprise, pour rendre son profit maximal, augmente ses quantités produites jusqu’à ce que la dernière unité ne lui rapporte plus rien. Donc si le prix augmente, l’entreprise va être incitée à produire un peu plus pour qu’à nouveau le prix soit égal au prix marginal. L’équilibre du marché 342900-800100(Prix) 0(Prix) -571500-342900P1 00P1 571500-2286004000500-22860001028700-2286000114300-57150000 -57150020955PE PE 57150013525502564421135255 2400300201295QE 0QE Sachant que : E = Equilibre ; QE = quantité d’équilibre ; PE = prix d’équilibre. P1 > PE => Q1offre > Q1demande L’offre est une fonction croissante du prix et la demande une fonction décroissante du prix. Il existe donc un prix d’équilibre pour lequel l’offre est égale à la demande, à ce prix, les producteurs ont vendus tout ce qu’ils voulaient vendre et les consommateurs acheter tout ce qu’ils voulaient acheter. TCEPA, une fois atteint cet équilibre, le marché reste stable. Lorsque le prix est trop haut au dessus du prix d’équilibre, l’offre est supérieure à la demande et il y a surproduction, lorsque le prix est plus bas que le prix d’équilibre, la demande est supérieure à l’offre et le consommateur est rationné. Si le prix est parfaitement flexible, il va diminuer quand il est trop haut et augmenter quand il est trop bas pour atteindre le prix d’équilibre. On retient que le marché permet d’atteindre naturellement l’équilibre grâce à la variation du prix. Quand les prix ne sont pas flexibles parce que par exemple l’Etat les réglementes, il apparaît un déséquilibre sur le marché : l’ajustement par le prix ne pouvant se faire, il se fait par les quantités. Un marché fonctionne naturellement bien et il ne faut pas en perturber le fonctionnement. Les déterminants de l’offre et de la demande : 56007001123950Marché de la pomme Marché de la pomme -80010015811501,8€ 1,5€ 01,8€ 1,5€ 20574003409950 10T 11T 12T 0 10T 11T 12T 308610020383500-11430020383500024003002038350027432001809750-1143001809750 Imaginons que sur un marché local, tel que Taverny, le marché de la pomme s’équilibre pour un prix de 1,5€/kg et une quantité échangée de 10 tonnes de pommes. Par la suite, la population de Taverny augmente de 20% ; on peut donc penser que pour un prix inchangé du kg de pomme, les consommateurs en demanderont 20% en plus, c’est à dire 12 tonnes mais les producteurs de pomme ne sont pas prêt à offrir 12 tonnes pour le même prix puisque le prix de production des pommes va augmenter. Le marché des pommes va donc s’équilibrer à nouveau avec un prix du kg de pommes qui augmente et un volume de pomme échangé qui augmente mais proportionnellement pas autant que la population. On retient qu’une augmentation de la population fait se déplacer la courbe de demande vers le haut et la droite, entraînant une hausse du prix d’équilibre et une hausse du prix échangé. De manière comparable, on peut imaginer que sur le marché mondial du pétrole, le développement économique de la Chine amène celle-ci à demander de plus en plus de pétrole, déplaçant ainsi la courbe de demande mondiale vers le haut et la droite. Les producteurs de pétrole ne seront prêts à satisfaire cette demande supplémentaire qu’à condition que le prix du pétrole augmente parce qu’il va falloir, pour répondre à cette demande, extraire du pétrole dans des conditions plus coûteuse qui ne serait pas rentable si le prix restait le même. La demande de pomme peut être également affectée par un changement sur le marché d’un produit substituable comme la poire. Ainsi, si le prix de la poire diminue, une partie des demandeurs de pommes vont se déplacer sur le marché de la poire, la demande de poire va augmenter et le prix de la pomme va diminuer. On retient que pour les produits substituables, lorsque le prix d’un bien varie dans un sens le prix du produit substituable vari dans le même sens. En revanche pour les produits complémentaires, comme l’essence et la voiture, lorsque le prix de l’essence varie dans un sens, le prix de la voiture varie dans les sens opposé. Comme pour la demande, l’offre peut être également affectée par différents facteurs et se déplacer vers le haut ou le bas, par exemple si le prix du travail ou le prix des machines pour produire des pommes augmente, le coût de production des pommes va augmenter si bien que les producteurs accepteront de produire autant de pommes qu’avant à condition que le prix de la pomme augmente. Si le progrès technique permet a des entreprises d’utiliser des procédés de production moins coûteux, elle pourront produire autant ou plus avec des prix plus faibles. Le marché concurrentiel permet l’allocation optimale des richesses : Le surplus du consommateur et du producteur : 160020018910300 Le surplus du consommateur est « le bénéfice » ou « le profit » que retire celui-ci d’un échange. Ce surplus vient du fait que le consommateur achète rarement un produit au prix maximum qu’il était prêt à donner pour l’avoir. Le prix maximum est l’utilité marginale que lui donne ce produit (ici, je suis prêt à acheter un Mars pour 4€). Le surplus du producteur est le résultat du fait que celui-ci (producteur) était prêt à vendre des produits à un prix inferieur auquel il les a vendus. Ainsi, pour chaque produits concerné, il a réalisé un surplus positif (la dernière unité vendue m’apporte un plus de surplus car elle est exactement vendue a un prix qui est égal à son coût marginal. Si un marché fonctionne sans entrave et que le prix d’équilibre est réellement un prix qui équilibre l’offre et la demande alors le surplus collectif (consommateur + producteur) est maximum et il n’existe pas de meilleure situation que celle atteinte par le marché. 4457700436880MARCHE DU LOCATIF MARCHE DU LOCATIF -5715001351280 1000€ 0 1000€ -4572007797801200€ 01200€ 5715002151380600 000 780 000 0600 000 780 000 29718001922780Demande 0Demande 240030093980Offre 0Offre 2171700894080PERTE SECHE PERTE SECHE 114300011226801028700135128010287001236980001028700112268001028700100838034290020828010287008940800342900436880342900215138034290093980 125730086995008699500 012255500 Sur le marché du logement locatif, l’équilibre entre l’offre et la demande permet la mise en location de 78000 logements pour 1200€ par mois (mais l’Etat considère qu’à ce prix là, le surplus du consommateur est trop petit et le surplus du producteur trop grand). L’Etat décide alors de plafonner les loyers à 1000€ ce qui permet bien de transférer une partie du surplus du producteur au consommateur. Mais il n’y a plus que 600 000 logements à louer pour 1000€, ce qui entraîne une perte de surplus égale au triangle hachuré qui rend la situation collective moins bonne qu’au départ. On retient que le marché est efficace car il permet de rendre maximum le surplus collectif. Toute intervention qui perturbe le marché diminue l’efficacité de ce marché. Les libéraux considèrent donc que l’Etat doit se garder d’intervenir au nom d’un principe d’égalité ou de justice pour que la situation soit plus bonne après qu’avant. En effet, le marché permet la location optimale des ressources lorsque le prix est un prix de marché, c’est à dire un signal parfait qui guide les agents économiques vers le meilleur choix, ainsi ceux qui ont du capital le placeront dans des activités les plus rentables (guidés par les prix) ceux qui ont comme ressources le travail le placeront aussi dans l’activité la plus rémunératrice (encore une fois guidés par les prix). Il ne faut donc pas perturber les prix car sinon ils entraîneront de mauvais signaux, de mauvaise incitations, de mauvais choix etc. Comment les marchés imparfaitement concurrentiels fonctionnent-ils ? Les marchés imparfaitement concurrentiels : Les différentes structures du marché : Un monopole est une structure de marché dans laquelle une seule entreprise répond à toute la demande, par exemple la SNCF pour le transport urbain, EDF et GDF il y a quelques années etc. Un oligopole est une structure de marché dans laquelle il y a quelques grosses entreprises qui se partagent un marché (par exemple microsoft, apple, samsung...). Lorsqu’il y a un grand nombre de producteurs et que les produits vendus sur un marché sont identiques, il s’agit de la concurrence pure et parfaite et lorsque les produits sont différents, on parle de concurrence monopolistique comme le marché du téléphone portable par exemple. Dans tout les cas, lorsque l’hypothèse d’atomicité et d’homogénéité ne sont pas satisfaites, la concurrence est dites imparfaite et les entreprises deviennent pricemaker. Les raisons d’apparition d’un monopole : Un monopole tire son existence de barrières à l’entrée empêchant d’autres entreprises de venir sur le marché pour se faire concurrence. Ces barrières à l’entrée ont 3 grandes origines : Une ressource essentielle est entièrement détenue par une entreprise (eau, minerais etc.) Le monopole peut venir d’une loi ou d’un règlement, dans ce cas c’est l’Etat qui confère à une entreprise le droit de produire seul un bien ou un service particulier. Le monopole peut également résulter de condition de production particulière qui débouche naturellement sur une situation de monopole, on parle alors de monopole naturel, c’est le cas pour des entreprises qui profitent d’économie d’échelle permanente, c’est à dire que plus elles augmentent les quantités produites, plus le coût moyen unitaire diminue pour tendre vers 0. C’est le cas des entreprises qui produisent un service à partir d’un réseau (eau, gaz, électricité, ferroviaire etc.) Une entreprise qui produit un réseau ne peut pas être concurrencée par une entreprise qui n’a pas encore de réseau parce que cette dernière devrait supporter d’énormes coûts de production pour constituer le réseau. Pourquoi l’Etat donne t’il (ou a donné) une existence légale à ces monopoles naturels ? Un monopole naturel est plus efficace en étant tout seul qu’en se partageant le marché avec plusieurs entreprises (Il est stupide de construire plusieurs réseau d’eau, d’électricité etc. et d’en payer plusieurs fois le coût alors qu’un seul suffit). L’Etat donne donc l’autorisation à une seule entreprise de produire afin d’obtenir le meilleur coût de production possible. En même temps, l’Etat oblige à vendre a un prix égal ou proche du coût marginal pour que le prix soit faible et que le bien produit soit accessible au plus grand nombre, mais quand le prix est égal au coût marginal, le monopole fait des pertes et doit donc être subventionné par l’Etat. Les oligopoles naturels : Un marché oligopolistique résulte de coûts fixes très élevés pour pouvoir rentrer sur le marché, par exemple pour la production d’électricité, les infrastructures sont très coûteuses, si bien qu’il n’y a un nombre que très réduit qui peut les supporter. Les oligopoles résultent également souvent de l’existence de l’économie d’échelle. Plus l’entreprise produit plus le coût moyen est faible, si bien qu’une petite entreprises ne peut pas rentrer sur le marché car elle produit forcément avec des coûts plus élevés. La concurrence monopolistique : Elle concerne les marchés où il y a un grand nombre de producteurs qui vendent un produit légèrement différent. En effet, si les produits sont tous les mêmes, la concurrence ne peut pas porter sur le produit mais sur le prix et les producteurs se retrouvent pricetaker. Le prix est imposé par le marché, c’est pour cela qu’ils vont différencier leurs produits pour obtenir un petit pouvoir de marché et avoir une vente plus chère. La différence entre les produits peut être horizontale, lorsque l’on augmente la variété d’un produit sur une même gamme (≠couleur, ≠forme...), elle peut être aussi verticale, lorsque les produits sont de qualités, technologies ≠. Pour le producteur, le but est de diminuer l’élasticité prix de la demande en amenant le consommateur a vouloir acquérir le produit et sa caractéristique différente en faisant moins attention au prix. CONTROLE Le pouvoir du marché : Le pouvoir du monopole : En CPP, l’entreprise n’a pas de pouvoir sur le prix, elle est pricetaker et le prix est imposé par le marché. Le prix est alors égal au coût marginal, et tant que sur un marché de CPP il y a encore du profit à faire, les entreprises sont attirées. Plus elles sont nombreuses, plus le prix diminue, ainsi le profit de chaque entreprises diminue jusqu’à disparaître. En situation de monopole, l’entreprise répond toute seule à la demande et peut fixer un prix au dessus du prix marginal et d’autant plus que la demande est inélastique. La conséquence est la suivante : le prix est élevé, voir très élevé, et la quantité échangée est réduite. La société est pénalisé par le comportement du monopoleur qui augmente les prix et diminue les quantités. C’est pour cela que l’Etat peut réguler les monopoles naturels pour diminuer les prix et augmenter les quantités. Pour les monopoles qui tiennent leurs existence à une loi ou un règlement, l’Etat peur le ou la supprimer. Par exemple déréglementer le secteur des taxis, des kinésithérapeutes etc. Les cartels et les ententes : Tout cartel ou toute autre entente est interdite parce qu’elle conduit des entreprises à se comporter collectivement en monopole et à éviter de se faire confiance. Cette concurrence conduisant à une baisse du prix et diminuant le profit de chaque oligopole. Ainsi les entreprises peuvent être tenter de s’entendre sur les prix pour garder des profits élevés. 4114800571500Valeur 2 nie si la valeur 1 nie Valeur 2 nie si la valeur 1 avoue. 0Valeur 2 nie si la valeur 1 nie Valeur 2 nie si la valeur 1 avoue. En revanche, il peut être aussi tentant pour chaques entreprises de briser l’entente en baissant ses prix lorsque les autres ne s’y attendent pas, leurs volant ainsi des parts de marché. Valeur 2 Valeur 1 NIER AVOUER NIER (-3 ;-3) (O ;-5) AVOUER (0 ;-5) (-1 ;1) Dans la théorie de Dylan du prisonnier, chaque valeur arrêté à toujours intérêt à nier quelque soit la stratégie de l’autre qui peut nier ou avouer, si bien que les deux voleurs sont amenés à nier. Nier est l’équilibre vers lequel ils vont alors que les 2 voleurs auraient collectivement à avouer pour minimiser la peine de prison. On retient que la coopération nait difficilement lorsque les choix sont individuels et rationnels. Pourtant lorsque les jeux se jouent plusieurs fois, la coopération peut naitre si les voleurs doivent faire équipe plus tard. Dans le domaine économique, cette théorie a de nombreux dossier d’application puisque sur certains marchés il n’y a que deux acteurs (duopole). Dans le cas du duopole, chaque entreprise est amenée à se demander quelles stratégies elle doit choisir compte tenus des stratégies possibles pour l’autre. En situation de concurrence imparfaite, chaque acteur économique acquiert du pouvoir et les choix qu’il fait à des conséquences sur les autres. On retient que de la théorie des jeux, la coopération naît difficilement surtout quand il y a un grand nombre d’acteurs ; mais qu’elle peut naître quand le nombre d’acteurs diminue et que les jeux se répètent. Les défaillances du marché : Les asymétries informationnelles : L’exemple du marché des véhicules d’occasions : En CPP, on a fait l’hypothèse de transparence du marché où tout le monde à la même information sur ce qui est échangé et cette information est contenu dans le prix. Or, si certains acteurs économiques ont une information supplémentaire que les acteurs n’ont pas, il y a donc asymétrie informationnelle et une partie du marché risque de disparaître. C’est le cas dans l’exemple donné (AKERLOF), c’est le cas sur le marché de véhicules d’occasions, l’acheteur ne sait pas si il achète un produit de bonne qualité ou non (Lenoir). Le vendeur, lui, connaît la qualité de la voiture mais ne peut pas réellement révéler l’information à l’acheteur. Les économistes disent qu’il y a sélection adverse ou anti sélection pour désigner les situations où un acteur économique risque d’acheter les mauvais produits plutôt que les bons. Sur le marché des véhicules d’occasions, les acheteurs vont exiger une baisse du prix sachant qu’ils risquent d’acheter un Lenoir, amenant les vendeurs de bons véhicules à se retirer progressivement des lois du marché. On retient qu’en situation d’asymétrie informationnelle, la sélection adverse peut faire disparaître tout ou partie d’un marché. Il faut donc trouver un moyen de séparer les bons produits des mauvais, des labels de qualité par exemple, des expertises, des assurances etc. L’aléa moral : Le phénomène d’aléa moral se produit quand il y a asymétrie informationnelle entre le donneur d’ordre (le principal) et un exécutant (l’agent). Lorsque le principal ne peut pas intégralement vérifier que l’agent produit l’effort optimal, il y a risque d’aléa moral : l’argent peut en profiter pour fournir le travail minimum et éventuellement mal faire son travail. Pour un PDG et ses actionnaires, le principal est égal à l’actionnaire. Par exemple la relation employeur-employé peut être une relation asymétrique dans laquelle l’employeur ne peut pas totalement vérifier que l’employé fournit l’effort optimal. Il faut donc que l’employeur, le principal, trouve un moyen d’inciter le salarié a fournit des efforts maximum et que celui-ci ai intérêt à participer à l’échange. Par exemple, pour inciter un vendeur à fournir l’effort optimal, on peut lui donner un salaire fixe relativement bas plus un salaire variable résultant des ventes qu’il va conclure. Autre exemple, comme le PDG et ses actionnaires, du chirurgien et de son patient, de l’assureur automobile et du conducteur. Dans ce dernier cas, le conducteur peut, une fois assuré, ne pas adopter le comportement adéquat, l’assureur va alors trouver des moyens de lutter contre cet aléa moral avec le système de bonus et de malus. De manière générale, dès qu’il y a une asymétrie informationnelle, le marché disfonctionne. Il est donc défaillant et il faut trouver des solutions pour faire circuler l’information, inciter els individus a révéler les informations cachées, et enfin il faut protéger les agents économiques qui peuvent subir les conséquences négatives d’une information cachée par la création d’un marché d’assurance qui protègent contre certains risques. Le marché est défaillant en présence d’externalités et pour la production de biens publics : Les externalités : En situation de CPP, le marché tend naturellement vers l’équilibre et c’est la flexibilité des prix qui le permet. Une fois atteint l’équilibre, la situation est optimale puisqu’on ne peut plus l’améliorer. Pourtant cet équilibre peut être une situation de disfonctionnement en présence d’externalités. Il y a externalité lorsque le comportement économique d’un ou de plusieurs agent(s) a un impact sur un ou plusieurs autres agents sans que cela passe par un prix. Externalité négative : La pollution en est un exemple ; une entreprise polluante dégrade l’environnement, ne paye pas le coût de cette dégradation et c’est al collectivité qui supporte ce coût (par ex avec la construction d’une centrale d’épuration des rivières). L’entreprise polluante produit donc un bien à un niveau de coût qui n’intègre pas le coût de la pollution. Le prix de vente du bien est donc trop bas et elle en produit trop. Le marché est donc défaillant parce que le prix n’est plus un bon signal, le coût de la pollution étant sortit du marché (d’où le nom d’externalité). Comment corriger la défaillance du marché en cas d’externalités négatives ? Il faut ré internalisé l’externalité, c’est à dire faire payer ceux ou celles qui sont à l’origine de la dégradation de l’environnement. La taxe Pigou ou taxe pollueur payeur : le principe est d’identifier le pollueur et de lui faire payer le coût de la pollution dont il est coupable ; ainsi son coût de production va augmenter, son prix va augmenter, la production va diminuer, le marché sera à nouveau efficace. Mais cela suppose que l’on puisse chiffrer le coût de la pollution (ce qui est difficile, parfois même impossible lorsque la pollution est définitive, lorsqu’elle s’accompagne de la disparition d’espèce animales ou végétales, lorsqu’elle conduit à un réchauffement climatique qui provoque la montée du niveau général des mers, maladies, épidémies...). Les entreprises polluantes et acteurs économiques polluants sont souvent placés dans une situation d’asymétrie informationnelle, ils ont des informations sur eux-mêmes qu’ils n’ont pas intérêt à révéler aux pouvoirs publics. Marchés de quotas d’émission : Pour ré internaliser les externalités, R. Coase propose de créer un autre marché où les producteurs vont pouvoir s’échanger des droits à polluer, des quotas d’émission de CO2 par exemple. Les pouvoirs publics dans un premier temps fixent un niveau global et souhaitable d’émission de CO2 et distribuent ensuite à toutes les entreprises, polluante ou pas, des quotas d’émissions. Ainsi les entreprises qui dégagent beaucoup de CO2 n’auront pas assez de quotas et devront en acheter d’autres aux entreprises qui ne s’en servent pas. La quantité de quotas disponibles sur le marché vas diminuer progressivement, les quotas vont donc être de plus en plus cher, ce qui devrait inciter les entreprises à substituer progressivement des méthodes de productions moins polluantes aux méthodes polluantes. Externalité positive : Il y a externalité positive lorsque le comportement économique d’un ou de plusieurs agents améliore la situation d’un ou de plusieurs autres agents sans que ces derniers payent le coût de l’amélioration. Par exemple, lorsqu’une entreprise paye sa recherche et développement et que cela débouche sur des innovations de produits, les entreprises concurrentes peuvent utiliser gratuitement, ou presque, les découvertes réalisées et copier l’innovation. Une entreprise qui dégage une externalité positive n’est pas incitée à produire parce qu’elle ne peut pas s’approprier les gains de ses efforts, elle risque donc de produire peu, ou pas, alors même que l’activité à laquelle elle renonce est bénéfique pour la société. Le marché est donc une nouvelle fois défaillant. Pour le problème lié au développement on invente des brevets, c’est à dire des droits de propriété individuelle et intellectuelle. L’état peut également dépenser lui même, ce que les entreprises n’ont pas intérêt à faire, surtout pour la production de biens qui n’ont pas de prix (ex : routes, police, armées, recherche fondamentale...). Le marché n’est pas efficace pour la production des biens publics : Les biens économiques se définissent par une double caractéristique : Ils sont excluables ou non-excluable, c’est à dire qu’il existe, ou non, un système de prix qui permet d’exclure ceux qui ne paye pas le prix. Ils sont rivaux ou non rivaux. Un bien est rival lorsqu’il est appropriable et lorsque la jouissance de ce bien par un individu empêche les autres d’en profiter (ex : voiture, mars...). Les biens qui peuvent être produits par le marché sans difficultés sont des biens privés, à la fois rivaux et excluables ; et les biens collectifs impurs excluables et non rivaux, comme le cinéma. En revanche, le marché ne peut pas produire les biens collectifs purs, non excluables et non rivaux (comme l’éclairage public, les routes, la défense nationnale...) parce qu’il n’y a aucun système de prix possible. Ces biens étant importants et remplissant des missions d’intérêts publics, il convient que l’Etat les financent et les produisent sur le marché n’a aucune incitation à le faire. Le marché est donc défaillant pour la production des biens publics purs. THEME IV : LA MONNAIE ET LE FINANCEMENT DE L’ECONOMIE : A quoi sert la monnaie ? Rôles et fonctions de la monnaie : Définition : la monnaie est un actif liquide : La monnaie est l’actif qui est le plus liquide, c’est à dire qu’elle peut être utilisée immédiatement et sans risques de perte pour faire un achat. Un actif est un « bien » qui possède une valeur monétaire que l’on peut transformer plus ou moins rapidement et avec plus ou moins de risques en monnaie. Certains actifs sont plus ou moins liquide par exemple un bien immobilier est relativement liquide. Une action est un actif financier plus liquide qu’un bien immobilier mais pour une part liquide car il y a un risque de perte important. Un compte d’épargne est très liquide, il est transformable quasiment immédiatement en monnaie. La monnaie repose sur la confiance : La monnaie est le bien accepté par toute une société pour réaliser des échanges mais on ne peut accepter d’être payé avec une monnaie que si on est persuadé qu’elle ne perde pas de la valeur en étant transmise et qu’elle pourrait être utilisé dans le futur. On ne peut accepter de la monnaie que si on a confiance en celui qui l’a émise. Si la monnaie est de l’or, l’individu ne prend aucun risque en l’acceptant puisque la valeur de la pièce dépend de la quantité d’or qu’elle possède. En revanche, si un individu accepte un billet de banque, il prend un risque car il n’a aucune valeur intrinsèque, le coût de fabrication est quasiment nulle ; alors que le billet a une valeur faciale égale au chiffre inscrit dessus. Il faut donc absolument que l’autorité monétaire qui l’a créé soit crédible et inspire confiance. Les 3 fonctions de la monnaie : La monnaie remplie 3 fonctions fondamentales, elle est d’abord : Un intermédiaire des échanges ; elle est donc acceptée par tous sur un territoire, généralement les frontières nationales d’un pays mais pas forcément, comme en témoigne l’Europe. La monnaie permet de régler les problèmes causés par le troc et en particulier le problème de la double coïncidence des besoins, c’est à dire que, sans monnaie, pour qu’il y ait échange, il faut deux individus qui ont et qui désire le bien possédé ou voulu par d’autre. La monnaie résous ce problème puisqu’on échange plus un bien contre un autre bien mais contre de la monnaie acceptée par tous. La monnaie unité de compte ; la monnaie permet d’exprimer la valeur de tous les biens avec la même unité, ce qui permet de simplifier considérablement le système de prix d’une économie. Par exemple, dans une économie de troc à 4 biens, il y a 6 prix (AB-AC-AD-BC-BD-CD). Dans une économie avec monnaie, il n’y a plus que n prix pour n marchandises. En bref, une économie de troc ne peut fonctionner que si il y a peu de marchandises. Lorsque celui-ci augmente, la monnaie devient indispensable. Rôle de réserve de valeur, elle permet de construire un pont entre le présent et le futur autorisant les transferts de richesses dans le temps. Ce qui signifie que la monnaie peut être conservée sans perte de valeur. On comprend alors pourquoi les autorités monétaires luttent contre l’inflation. La monnaie remplit aussi une fonction politique puisqu’elle permet à un système de pouvoir d’asseoir son pouvoir sur une nation ou un territoire. Evolutions et transformations des formes de monnaie : La dématérialisation de la monnaie : Dans les sociétés les plus anciennes où apparaissent les premières formes de monnaie, c’est d’abord la monnaie marchande qui est utilisée. Il peut s’agir de sel, de coquillages, de bétail, de pierres et plus tard d’or, d’argent, de bronze... Les monnaies marchandises ont pour inconvénients d’être difficilement transportable et périssable. Lorsque les échanges deviennent plus fréquents dans une économie, les monnaies métalliques sont plus pratiques (comme les pièces d’or) et moins périssable et leurs quantités et leur transportabilité est limitée. La quantité de monnaie disponible correspond au stock d’or présent ; si les sociétés se développent, il faudra plus d’or, la monnaie risque de manquer avec l’intensification des échanges. La monnaie métallique est alors progressivement remplacée par la monnaie fiduciaire, à savoir les pièces et les billets qui n’ont aucune valeur intrinsèque, c’est à dire qu’elle repose uniquement sur la confiance en l’émetteur. Au cours du XXème siècle, l’ensemble des pays de la planète ont détaché leur monnaie de l’or et la monnaie (billets et pièces) ne repose alors que sur la confiance en l’émetteur. (Après la 2nd guerre mondiale, a été mis en place un système monétaire international –SMI- après les accords de Bretton Woods. Dans ce système, toutes les monnaies sont convertibles entre elles et convertible en dollars et seul le dollar est convertible en or, principe du gold exchange standard. En Août 1971, le SMI explose parce que le stock d’or américain a fondu et Nixon déclare alors l’inconvertibilité or du dollar. L’avantage du système de B-W était d’ancrer la valeur de toutes les monnaies à l’or par l’intermédiaire du dollar, ce qui permettait de stabiliser la valeur de chaque monnaie. Après l’éclatement du système de BW, les monnaies ont fluctuées les unes par rapports aux autres en fonction de l’offre et de la demande et leur valeur est devenue de plus en plus instable). Enfin, la monnaie a continué à se dématérialiser pour devenir progressivement et principalement de la monnaie scripturale, elle est simplement l’ensemble des jeux d’écriture sur les comptes bancaires. Cette monnaie est utilisable grâce à des moyens de paiement comme le chèque, la carte bleue, qui ne sont pas de la monnaie mais des outils pour véhiculer de la monnaie d’un compte bancaire à un autre. Cette monnaie représente aujourd’hui plus de 85% de la monnaie en circulation (la monnaie fiduciaire représentant à peine 15%). La monnaie a donc subit au cours des siècles un processus de dématérialisation très important. Cette monnaie dématérialisée à l’avantage d’être extrêmement fluide, elle peut passer très rapidement d’un compte à un autre et elle est particulièrement adapté à notre économie moderne, mondialisée La mesure de la masse monétaire, les agrégats monétaires : Pour mesurer la masse monétaire, la banque centrale européenne utilise un système d’agrégats monétaires qui s’emboitent ; M1, M2 et M3. M1 : Monnaie au sens strict (fiduciaire, scripturale des comptes chèques) directement utilisable pour payer. M2 : Comprend M1 et l’ensemble des comptes sur livrets qui ne sont pas utilisable immédiatement pour payer, mais qui sont très rapidement transformable en monnaie et sans risques de perte. M3 : Comprend M2 ainsi que les titres de créances négociables (TCN) émis sur le marché monétaire par les banques (certificats de dépôt), les entreprises (billet de trésorerie) et l’Etat (les bons du trésor). Ces titres sont remboursables à très court terme et sont rapidement transformable en monnaie avec un risque de perte très faible. C’est pour cela que les TCN rentrent dans M3, M3 constitue au sens large, la masse monétaire. La banque centrale surveille l’évolution de M3 de manière à assurer la stabilité des prix, sachant que si la masse monétaire augmente trop rapidement, les prix risques d’augmenter. Qui crée la monnaie ? La création monétaire : Le rôle des banques : Dans une économique à une seule banque, la création monétaire que peut réaliser cette banque est illimitée. En effet, une banque, pour créer de la monnaie, n’a pas besoin de disposer au préalable d’une certaine somme pour pouvoir la prêter. En fait, en octroyant un crédit à un client, elle crée une quantité de monnaie équivalente au crédit en inscrivant le crédit sur le compte de son client. Le client a donc comme ressource le crédit que lui a fait la banque, cette ressource est donc une dette. Elle est inscrite sur le passif de son compte (le passif étant les ressources qu’il possède et l’actif étant la monnaie avec laquelle il utilise ses ressources, ses engagements. BANQUE : ENTREPRENEUR : 1028700107315044577001073150 Actif Passif Actif Passif 331470013335-11430013335 Créance : 100 Dépôt à vue : 100DAV : 100Dette : 100 Dans tout système de comptabilité, un compte est toujours équilibré, si bien que l’actif est toujours égal au passif (emplois = aux ressources). Ici, lorsque la banque accorde un crédit à l’entreprise, les 100€ du crédit sont une ressource pour l’entreprise, on inscrit donc du passif du compte de l’entreprise. Les 100€ correspondent à 100€ déposés, à l’actif donc, c’est ce qu’elle va pouvoir en faire. Pour la banque, les 100€ qu’elle a prêté à l’entreprise correspondent à un dépôt de 100€ inscrit au passif du compte de la banque et la banque a également une créance de 100€ qui correspondent aux futurs remboursements de la dette de l’entreprise. Pour la banque, c’est une engagement, inscrit à l’actif. Ainsi, on constate que se sont les crédits qui font les dépôts ; la banque crée « ex nihilo » (à partir de rien) de la monnaie, en faisant un crédit et ce crédit est ensuite déposé sur un compte. Inversement, lorsque le crédit est remboursé, la monnaie est détruite. Les 3 sources de création monétaire : Une banque de second rang ( cad une banque commerciale dont le métier est de collecter des dépôts et d’accorder des crédits ; a la différence de la banque centrale, qui est la banque de premier rang, dont le rôle est de superviser le système bancaire) crée de la monnaie lorsqu’elle : Accorde des crédits aux entreprises et aux ménages. Elle acquiert alors une créance sur l’économie (car les ménages ou les entreprises doivent rembourser leurs dettes). Fait crédit à l’état, cad aux trésors publics. La banque acquiert alors en contrepartie des créances sur le trésor. Accepte de changer des devises contre de la monnaie nationale. Elle acquiert alors en contrepartie une créance sur l’étranger. Par exemple, un américain demandant à Paris le change de 100$ en € va amener la banque qui accepte à créer des euros en contrepartie des dollars qu’elle obtient. Les limites de la création monétaire : Les banques de second rang n’ont en fait pas le pouvoir de création monétaire illimité qu’a une banque quand elle est toute seule. En effet, lorsqu’une banque accorde un crédit à un client, elle n’est pas sûre que la monnaie crée va être déposé chez elle, cette monnaie peut être déposée auprès d’une autre banque ; ainsi les banques doivent se prêter entre elles leurs excédent de liquidité sur un marché appelé interbancaire. Ce refinancement a un coût et plus ce coût est élevé, moins la banque accordera de crédit puisqu’elle sait qu’emprunter à d’autre banque pour équilibrer ses comptes lui coûtera cher. Elle peut également se refinancer auprès de la banque centrale lorsqu’aucune banque n’accepte de la refinancer. Les banques de ce rang doivent aussi faire face aux retraits en monnaie fiduciaire de ses clients. Or la banque de second rang ne crée que de la monnaie scripturale, la monnaie fiduciaire (ou monnaie banque centrale) est crée par la banque centrale. Cette dernière peut ainsi décourager, ou pas, les crédits octroyés par les banques de second rang en facilitant, ou non, l’accès à la monnaie banque centrale. La banque centrale peut justement contraindre les banques de second rang à détenir des réserves obligatoires sur un compte à la banque centrale qui correspond dans la zone euro à 2% des dépôts de leurs clients. Lorsque le taux de réserve obligatoire augmente, les banques sont obligées de mettre plus de liquidité sur un compte à la banque centrale et ont des capacités à faire des crédits diminués. On retient que les banques de second rang ont une création monétaire limitée par les éventuelles difficultés du refinancement sur le marché interbancaire, par la nécessité de disposer de monnaie banque centrale qu’elle ne crée pas elle même et enfin par les réserves obligatoires qu’elles doivent déposer sur une compte auprès de la banque centrale et qui diminue leur liquidité. Le rôle de la banque centrale : Le rôle de la BCEuropéenne : La banque centrale est la banque des banques ; elle a pour rôle de superviser le système bancaire, en particulier : Elle gère les réserves de change du pays, cad les devises étrangères et les banques de second rang font appel à la BC lorsqu’elles ne peuvent équilibrer les opérations de change sur les marchés des changes. Elle alimente aussi les banques de second rang en liquidité, cad injecte, ou pas, des liquidité sur le marché monétaire (ou interbancaire) pour faciliter, ou pas, le refinancement des banques de second rang. Ces interventions de la BC s’appelle des opération d’open-market. Ces opérations consiste à acheter les titres du marché monétaire pour injecter des liquidité ou a vendre les titres du marché monétaire qu’elle possède pour retirer des liquidité du marché. Le but étant de contrôler l’évolution de la masse monétaire pour que celle ci soit compatible avec la stabilité des prix. Enfin, la banque centrale peut jouer le rôle de prêteur en dernier ressort en acceptant de refinancer directement une banque de second rang qui ne parviendrai plus à se refinancer sur le marché monétaire. L’effondrement de Lehman’s Brother en septembre 2008, qui a plongé le monde dans la crise de subprimes, est justement l’exemple d’une banque qui n’a pas été refinancée par le BC, la FED et qui n’a donc pas joué son rôle de prêteur en dernier ressort (PDR). La conduite de la FED résulte de la volonté de lutter contre la situation d’aléa moral dans laquelle se trouve les banques de second rang lorsqu’elle savent que quoi qu’elles fassent elles seront sauvées par le BC. En conséquence, elles ne sont pas incitées à être prudentes et responsables et le principe « to big to fail » les amènes à penser qu’une grosse banque ne pourra pas faire faillite, qu’elle sera forcément sauvée par la BC (bail out). Généralement en situation de crise, les BC jouent bien leur rôle de ¨DR pour éviter que la faillite d’une grosse banque entraîne avec elle d’autre faillite comme pendant la crise de 1929. La BCE est celle qui mène la politique financière en Europe, elle est composée des 17 banques centrales des pays qui ont adopté l’euros et ces banques forment le système européen de BC. Les BC doivent être indépendantes du pouvoir politique, de manière à mener leur politique monétaire en toute autonomie sans qu’un gouvernement puisse l’influencer à des fins personnelles. La BC crée de la monnaie : La BC crée de la monnaie lorsqu’elle refinancer les banques de second rang soit en tant que PDR soit par des opérations d’open-market, en achetant les titres vendus par des banques. Elle crée de la monnaie lorsqu’elle accorde des crédits aux Trésors, c’est à dire lorsqu’’elle achète un titre de créance dénommée concours aux trésors publics. Elle crée de la monnaie lorsqu’elle change les devises en monnaie nationale, c’est le cas si le commerce extérieur est excédentaire, dans ce cas il y a plus de devises qui rentrent que de monnaie nationale qui rentre et dans ce cas la mesure monétaire augmente. La BC contrôle l’évolution de la monnaie par ses opérations d’open-market et ses taux directeurs : La BC contrôle la masse monétaire par les opérations d’OM (voir 1)). Elle la contrôle également en fixant ses taux d’intérêts directeurs de manière à influencer les taux d’intérêts du marché monétaire. Par exemple si la BC augmente ses taux directeurs à un niveau supérieur au taux du marché monétaire, alors les banques de second rang n’accepteront de prêter leurs excédents de liquidité aux banques qui en ont besoin que si le taux du marché augmente, ce qui va se produire. Inversement lorsque la BC diminue ses taux directeurs, les taux d’intérêts du marché diminuent. La BC peut donc grâce à ses taux directeurs faciliter ou non, les crédits des banques de second rang. La BCE mène la politique monétaire, c’est à dire l’ensemble des actions monétaires pour atteindre des objectifs poursuivis. Son objectif est en fait unique, il s’agit d’assurer la stabilité des prix, et pour se faire, de contrôler l’évolution de lamasse monétaire par l’intermédiaire des taux directeurs et des opération d’open-market. Pourquoi lutter contre l’inflation ? Parce que l’inflation dégrade le pouvoir d’achat des agents économiques, c’est à dire que l’inflation diminue la valeur de la monnaie. L’inflation, lorsqu’elle s’accélère, perturbe la capacité des agents économique à anticiper le futur et à prendre des décisions dans le présent, or l’économie a besoin, pour fonctionner, que les agents puissent prendre des risques, se projeter dans le futur. Si l’inflation est basse et stable, les agents peuvent plus facilement se projeter dans le futur en anticipant correctement l’évolution de la valeur de la monnaie. Pour cela, il faut que la BC puisse annoncer clairement l’objectif poursuivit en matière d’inflation et qu’elle s’engage à ne pas s’écarter de l’objectif annoncé. Il faut donc qu’elle soit indépendante du pouvoir politique. Après l’explosion de la crise de subprimes, les grandes banques centrales, y compris la BCE, ont dues faire preuve de pragmatisme, c’est à dire, adapter leur politique à la situation et en l’occurrence, la hausse du chômage, le fort ralentissement de la consommation, le recul de l’investissement et la chute du PIB. Ce pragmatisme se traduit par une baisse considérable des taux d’interet directeurs (proches de 0) et par des opération d’open-marcket gigantesques par lesquelles les BC ont injectées des grandes masse de liquidités sur les marchés monétaire pour permettre aux banques de se refinancer sans risques et d’octroyer des crédits pour que les entreprises puissent investir. En Europe, la BCE a malgré tout eu du mal à affronter les opposants, et en particulier l’Allemagne, à leurs opérations d’open-market de grandes ampleur, l’Allemagne plaidant pour des actions qui garantissent la stabilités des prix. Si Mario Draghi a put prendre ces dernières années des décisions concernant la forte baisse des taux directeurs et le rachat des dettes des pays en difficultés c’est parce que les risques inflationniste sont proches de 0 dans la zone euro. Ce que Draghi craint c’est d’avantage la déflation. En fait la déflation est pire que l’inflation et elle s’accompagne d’une crise économique grave. Lorsque les prix diminuent, les consommateurs arrêtes de consommer aujourd’hui et remettent toujours à demain leurs projets de consommations. La baisse des prix par ailleurs diminue la rentabilité du capital investit par les entreprises qui vendent des biens dont les prix ne cessent de diminuer, ce qui les amène à arrêter d’investir et à diminuer leur stock de capital. Enfin, la déflation renchérit la valeur réelle des dettes puisque la valeur de la monnaie augmente quand les prix diminuent, ce qui signifie que les agents économiques endettés risques de devenir insolvables. Le financement de l’économie (cf TD 12/13) : Le financement intermédiaire : Les banques sont des intermédiaires financiers qui mettent en relation les agents à capacité et à besoin de financement. D’un côté les banques collectent les dépôts des agents à capacité de financement, de l’autre côté, elles octroient des crédits aux agents à besoin de financement. Tout les agents économiques qui place ou emprunte auprès d’une banque le font sur des durées plus ou moins longues ; la banque peut donc transformer les échéances et notamment transformer des ressources courtes en emprunts longs parce qu’il est plus qu’improbable que tout les clients demande à récupérer leurs dépôts tous en même temps sauf en cas de Bankrun. Les banques disposent également, par leurs expériences, d’une grande capacité à évaluer les qualités de leurs clients et leurs niveaux de solvabilité. Elles peuvent aussi diversifier leurs clients en fonction de leurs risques afin d’obtenir un niveau de risque global acceptable. Ce niveau de risques se retrouve dans la diversité des taux d’intérêts du marché (prêts courts/longs par exemple). Les banques, en tant qu’intermédiaires, permettent donc de financer l’économie, les investissements des entreprises et les projets des ménages. On peut toute fois supposer que ce financement indirect est un peu plus couteux que le financement direct puisqu’il y a un intermédiaire ( on peut alors supposer que le financement direct par les marchés sera moins couteux puisqu’il n’y a pas d’intermédiaires). Les trois principales opérations des banques : Les banques ont pour fonction traditionnelle d’octroyer des crédits et de collecter des dépôts ; ce qui signifie que d’un côté elles obtiennent des dépôts des épargnants et de l’autre côté elles font des crédits aux entreprises, à l’Etat ou aux ménages. Ces deux fonctions traditionnelles perdent du poids à partir des années 1980, au moment où les marchés financiers ont étés libéralisés, déréglementés et qu’ils ont acquis progressivement un poids de plus en plus important dans le financement de l’économie (la déréglementation des marchés est la suppression des règles, des lois qui entravaient son fonctionnement ; cette déréglementation a conduit à la création d’un vaste marché financier qui accueille une grande quantité d’acteurs économiques pour y faire des échanges). Pour faire face à la libéralisation des marchés financiers, les banques ont renouvelées leurs activités, prenant part aux activités de marché. En effet, avec le développement des marchés, elle collectait moins de dépôts (puisque les épargnants pouvaient directement acheter des titres les plus rentables), et elles octroyaient moins de crédit puisque les entreprises pouvaient se financer de plus en plus souvent directement sur les marchés. Les banques ont donc obtenues de nouvelles ressources en vendant des titres sur le marché monétaire à court terme et sur les marchés financiers à long terme et elles ont profités de ces nouvelles ressources pour faire de nouveaux placement en achetant de nouveaux titres sur les marchés financier, le but étant d’avoir un effet de levier qui coute moins cher qu’elles ne rapportent. L’activité bancaire s’est donc considérablement modifiée depuis les années 80 : les dépôts représentaient près de 94% de ressources avant les années 80, il représente 44% en 2009. Les crédits représentaient 95% de leurs actifs avant 2009 et 60% de leurs actifs correspondent à des placements sur les marchés. On dit ainsi que le bilan bancaire a été marchéisé et titrisé. Les risques bancaires : 29718002184400 Actif Passif 1257300635 - Crédit -Dépôts - Achat de titre -Emission de titres courts et long (titres de créances sur le marché Monétaire : obligation / action. Une banque, en faisant crédit, prends toujours le risque que celui ci ne soit pas remboursé mais ce risque est relativement faible et le non remboursement par un client est indépendant du non remboursement d’un autre client, c’est à dire que l’un ne peut pas entraîner l’autre. Le risque des banques augmente considérablement avec les opérations qu’elles effectuent sur les marchés. D’un côté les ressources qu’elles obtiennent peuvent fondre lorsque la valeur des titres émit s’écroule ; de l’autre côté à l’actif de son bilan, la valeur des titres qu’elle a acheté peut également s’effondrer, si bien que la banque peut se trouver illiquide, c’est à dire manquer de liquidité et éventuellement faire faillite parce que les titres du marché qu’elle a dans son bilan se sont effondrés. Les banques courent aussi un risque de taux parce qu’il est possible que le cout de leurs ressources, mesurées par le taux d’intérêt qu’elles doivent supporter, devient supérieur à ce que rapporte leur actif, c’est à dire le taux d’intérêt des crédits et le taux de rendement des titres achetés. Lorsque les dettes coute plus chère qu’elles ne rapportent, la banque perds de l’argent et peut faire faillite. CONCLUSION : Le financement de l ‘économie a été quasiment exclusivement assuré par les banques entre la fin de la 2nd guerre mondiale et la fin des années 70. On parlait d’ailleurs d’économie d’entement car les entreprises se finançaient par endettement bancaire et à la fin des années 70, le chômage a commencé à augmenter et l’inflation à s’accélérer et on l’a attribué a une création monétaire mal contrôlée, par ailleurs la dette des Etats a commencée a augmenter et il fallait trouver des moyens de la financer. Pour contrôler l’inflation, la rigueur monétaire fut mise en place, se traduisant par une forte hausse des taux d’intérêts ; la quantité des crédits distribués a ralentit, la masse monétaire fut étroitement contrôlée et l’inflation fut maitrisée (14% en 1982 et 2,5% en 1986). En même temps, au début des années 80, les marchés financiers sont libéralisés ce qui permet à l’Etat de vendre sa dette. Par ailleurs on attends de la libéralisation de ces marchés un meilleur financement de l’économie ; les entreprises, au lieu de se financer par crédits, peuvent se financer par augmentation de capital, par émission d’action sur un marché primaire fortement dynamisé par l’élargissement du marché secondaire (en gros tout le monde peut acheter ou vendre des actions/titres sur le marché financier, ce qui n’était pas le cas avant). Le développement des marchés financiers était sensé favoriser la croissance, parce que les financements y sont moins couteux que l’endettement bancaire. Mais les marchés sont devenus hautement spéculatifs, de plus en plus instables avec l’apparition de bulles spéculatives qui, en crevant, menacent ménages, entreprises et banques et il n’est pas sûr du coup que les marchés financiers assurent correctement leurs fonctions de financement de l’économie. Le développement des marchés financiers depuis une quarantaine d’année ne concerne toute fois que les grosses entreprises qui peuvent se financer en émettant de nouvelles actions, c’est à dire en augmentant leurs fonds propres. Les entreprises de petites et moyennes tailles ne peuvent pas accéder aux marchés financiers et doivent emprunter auprès des banques, souvent réticentes à prêter à des entreprises de tailles réduites présentant un risque d’insolvabilité. Cette situation est gênante parce que les petites entreprises constituent une part essentielle des entreprises en France (+ de 90%), or la croissance de ces petites entreprises est limitée par des banques qui refusent d’octroyer des crédits ; les banques se trouvant en situation d’asymétrie informationnelle (elles ne savent pas si le client est bon ou mauvais, comme la voiture) et ont tendance à limiter les crédits pour tous (Crédit Crunch). Le développement des marchés financiers a amené les banques à renouveler leur activité qui est devenue de plus en plus risquée. Les banques, pour se protéger de ce risque croissant ont tendance, depuis une quarantaine d’année, à se concentrer ; les plus grosses ont rachetés les plus petites et les moyennes. Le marché bancaire est devenu oligopolistique, la concurrence y est moins vive et les prix, tarifs bancaires, ont eu plutôt tendance à augmenter. Le financement de l’économie est donc plus cher (potentiellement : en ce moment les taux directeurs sont à 0 pour éviter la déflation).