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ENTREPRENEURIAT

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L'ENTREPREUNARIAT, CET ACTEUR ECONOMIQUE DONT ON PARLE DE PLUS EN PLUS, DOIT AUSSI AFFONTER LA TOURMENTE SANITAIRE ! ET S'IL AVAIT PLUS QUE CERTAINS AUTRES TROUVE CERTAINES CLES POUR LIMITER LES DEGATS ANNONCES  ? PLAN Introduction 1. Qu'est ce que l'entrepreneuriat ? Ses formes, ses buts, ses spécificités, ses atouts et limites, ses valeurs, ses succès, etc. L'entrepreneuriat et la confrontation aux grands soubresauts de l'économie mondiale : l'exemple, parmi d'autres, de la pandémie de 2020-2021 Le phénomène de la résilience de certains agents économiques Conclusion Annexe I Types d'apports et aides financières et fiscales des pouvoir publics aux entreprises Annexe 2 Quelques success stories PETITE BIBLIOGRAPHIE INTRODUCTION La période que nous vivons sur notre planète Terre en ce début du XXème siècle est terrible et inquiét nte car significative sur de nombreux plans d'un état de non-retour de plus en plus problématique vers une époque où l'homme pensait pouvoir maîtriser dans les grandes lignes, grâce à la science accompagnée de la puissance financière, les conséquences néfastes de certaines de ses expérimentations, de ses aveuglements et de ses folies de conquête, de pouvoir et d'argent sans fin. Même si le but avoué a plus ou moins toujours été de poursuivre maladroitement la recherche effrénée d'un chemin vers le progrès humain, économique, social, voire même spirituel et humaniste, les catastrophes qui s'accumulent et surtout s'accélèrent à ce jour laissent songeur sur la méthode employée et d'une manière générale sur le sens même. Sans vouloir tomber dans un angélisme excessif ou à l'inverse dans un complotisme dépassé et suicidaire, même si très « tendance » de nos jours, on ne peut nier le fait que de tous temps notre planète a connu des cataclysmes climatiques, des guerres planétaires meurtrières, sans parler du terrorisme international, des famines, des pandémies dévastatrices et autres maux de cet acabit. Il reste cependant à constater l'incapacité flagrante de la part des grands Etats, des grandes puissances financières dont font partie les multinationales, sortes d'entités apatrides, quasi intouchables ou à la marge, des institutions internationales dites régulatrices des marchés et du commerce comme de l'équilibre des relations diplomatiques, citons l'ONU, le FMI, la Banque Mondiale, l'OTAN, l'OMS, etc., à préserver les équilibres qu'on a mis si péniblement et après si longtemps à essayer de mettre en place depuis ces dernières décennies afin d'encadrer les emballements irrationnels de la machine économique et des autres dérèglements. Les évidences sont là, les chercheurs, les scientifiques, les économistes, les historiens, les futurologues et sociologues sont unanimes, si on n'agit pas vite notre planète ira à sa perte à plus ou moins long terme. Au cœur de tous les processus de développement et de maintien de l'être humain et de son action sur cette terre se trouve avant tout autre facteur, l'économie. Elle est le grand moteur, dit-on ou croit-on, à tort ou à raison, du progrès qui oriente les choix de vie, de bonne santé et de prospérité des habitants de la planète. L'économie, passée à une dimension industrielle depuis à peine deux siècles, cœur et essence même de la production de biens, de services, pour faire « tourner » la machine par ses nombreux acteurs, par ses multiples formes juridiques et types d'organisation, par ses « valeurs », a toujours été présente sur terre. En effet elle est à la base de toute relation entre les hommes, la clé d'une certaine idée de ce que pourrait être le progrès humain, l'idée quelque peu utopique d'un bien-être partagé, même si ses fondements, ses outils, son organisation, sa philosophie même sont depuis quelques décennies fortement remis en cause, surtout dans les périodes plus sombres Or il s'avère que tous les agents économiques ne sont pas à égalité, on le sait car on l'observe statistiquement et qualitativement, encore récemment en cette année 2020 au cœur d'une plus graves crises de l'ère contemporaine que l'humanité a dû subir, la crise pandémique du Coronavirus. Sans vouloir sur-représenter leur importance, il serait donc intéressant, parmi l'ensemble de ces agents économiques d'en repérer quelques uns qui, tout en étant encore minoritaires, ont des caractéristiques très particulières, car insufflant à l'économie mondiale un nouveau souffle, de nouveaux espoirs, ce sont ceux qu'on a dénommé les entrepreneurs, ces nouveaux « guerriers » de l'impossible. Ils se distinguent souvent des autres par des qualités qu'on évoquera. Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Pourquoi parle t-on tant d'entrepreneuriat ces dernières années alors que cela ne représente qu'une part minoritaire dans l'économie mondiale et la production de richesses ? Quelles sont ses spécificités ? Quels sont les facteurs déterminants pour traverser les soubresauts qui surviennent régulièrement dans le monde ? Que doit-on attendre de ces nouveaux aventuriers du rêve humain ? Comment s'en sortent-ils dans les crises récentes dont entre autres la crise climatique, mais aussi la crise pandémique du Coronavirus des années 2020, celle qui nous oppresse depuis 18 mois et qui a mis à genoux l'économie mondiale avec des pertes considérables en vies humaines, son lot de faillites, d'accroissement massif du chômage, de chute dramatique de la confiance dans les gouvernements, etc. ? Il sera intéressant de mieux les connaître en décrivant leurs formes, leur philosophie, leurs atouts mais aussi leurs faiblesses. On verra qu'ils se distinguent particulièrement dans de nombreux secteurs d'activité mais qu'étrangement, tout en étant atypiques, ils se sortent plutôt pas mal après 18 mois de la crise des années 2020 avec des taux de croissance observés relativement surprenants. Quels facteurs déterminants ont permis à des structures a priori de taille souvent modeste, fragiles souvent, au faible capital, de garder le cap pendant la tempête et de « surfer » souvent sur la vague pour ressortir renforcés de la crise ? On en citera et décrira quelques unes avant de s'interroger sur la place qu'ils pourraient occuper à l'avenir grâce à certains atouts qui ont fait leurs preuves. Qu'est ce que l’entrepreneuriat ? La notion d'entrepreneuriat et sa spécificité sont au cœur de l’actualité et ce n'est pas l'actuelle crise de pandémie rendant la situation économique plus que périlleuse dans le monde, qui prouvera le contraire. Tous les analystes et scrutateurs de la situation économique sont unanimes, l’entrepreneur qui a toujours joué un rôle non négligeable dans le processus économique depuis des siècles se voit depuis quelques décennies, et ces derniers 18 mois le prouvent, propulsé comme un capitaine au long cours qui manie sa barque dans la tempête finalement pas si mal que ça si on regarde quelques chiffres en termes de croissance qu'on examinera plus loin. Au début du 20ème siècle, Joseph Schumpeter, le grand économiste politique américain, à l'origine autrichien de Moravie (aujourd'hui en République tchèque) voyait en lui « le héros du capitalisme, celui qui, par sa capacité de décision, entretient le dynamisme de l’économie et lui ouvre les voies nouvelles ». Vincent Bolloré, le célèbre industriel français, homme d'affaires milliardaire possédant de nombreux médias en France, Bill Gates, autre milliardaire, américain, fondateur de Microsoft, ou encore Michael Dell qui fondera avec 1000 dollars sa société informatique du même nom en 1984 et deviendra le plus jeune milliardaire américain, évoquent que « les entrepreneurs sont les nouveaux héros de la mythologie économique ». En quarante ans, l’entrepreneuriat, a gagné une forte légitimité et crédibilité dans la société, dans la classe politique et dans la recherche. Mais avant tout décrivons les différentes formes d'entrepreneuriat : Les différentes formes d’entrepreneuriat On énonce habituellement qu'en matière d'entrepreneuriat, il existe plusieurs formes tant juridiques (à développer ultérieurement) qu'identitaires et contextuelles : - L’entrepreneuriat ex-nihilo C’est une forme d’entrepreneuriat qualifié « à partir de rien » dans lequel le porteur de projet doit créer et développer sa propre entreprise par ses propres moyens dès la base. Cette entreprise va devoir se faire connaître et s’insérer sur le marché en créant voire développant sa clientèle à partir de données statistiques du marché considéré et d'outils d'analyse, comme études d'opportunité, faisabilité et éventuellement de rentabilité, fiches techniques et économiques, référentiels de ressources et de compétences, etc. La prise de risques dans ce type de forme d'entrepreneuriat est maximale, car l'investissement humain et financier doit reposer sur des compétences solides indéniables et un courage réel, tout cela rassemblé souvent en une ou deux personnes au départ. La reprise d’entreprise La reprise d’entreprise est habituellement une forme bien plus sécurisée et moins coûteuse que la précédente. Il s'agit du cas où une ou plusieurs personnes physiques ou morales rachètent ou acquièrent une entreprise (cela peut être dans sa totalité ou partiellement) ou l’activité d’une entreprise qui existe déjà. Le repreneur devient ainsi propriétaire de cette entreprise et assume les fonctions de la direction générale. Cette forme se distingue de la création d’entreprise en ce que celle-ci est déjà existante, ce qui ne nécessite plus de fournir autant d’efforts en matière d'études, investissements, recrutements également. Elle peut cependant présenter des risques importants quand l'entrepreneur omet de se pencher sérieusement sur la santé réelle de l'entreprise. Une reprise peut en effet souvent cacher des \"vices cachés de forme ou de procédure\", les fameux « squelettes dans le placard ». L’entrepreneuriat en franchise C’est une forme d’entrepreneuriat qui met en relation deux parties : un franchisé et un franchiseur. C’est une forme de relation commerciale dans laquelle le franchisé, une personne qui veut créer son entreprise mais ne pas la posséder absolument ou immédiatement, utilise ou reprend le concept ou vend les produits et services d’un franchiseur (une autre entreprise) engendrant alors une contrepartie financière. Le franchisé bénéficie ainsi de la notoriété et de l’accompagnement de l’entreprise, le franchiseur, sans avoir à porter, seul en tout cas, les risques inhérents au propriétaire en cas d'insolvabilité. L’essaimage d’entreprise C’est une forme de création d’entreprise qui met en relation une entreprise mère (l'employeur) et son employé. L’employé tout en demeurant salarié de cette entreprise, arrive à créer sa propre société grâce à l’aide et au soutien financier et matériel que lui apporte son employeur (l'entreprise mère). Cette action qu'on pourrait aussi qualifier de parrainage ou de tutorat permet d’encourager les salariés, futurs initiateurs ou créateurs d'une nouvelle activité économique, à entreprendre et permet donc souvent aussi de les accompagner financièrement dans la démarche. - L’intrapreneuriat L’intrapreneuriat consiste à entreprendre au sein d'une entreprise existante en développant des compétences professionnelles et des aptitudes entrepreneuriales dans l'entreprise. Ce système permet d'encourager les salariés, jeunes ou récemment entrés dans le cadre d'un plan de carrière, à concevoir des projets innovants, des procédés nouveaux qui pourront être développés en interne pour favoriser le progrès et une éventuelle diversification de l’entreprise, on pourrait les assimiler à une sorte de \"cercles de qualité permanents\". Caractéristiques générales : L’entrepreneuriat on l'observe est une voie de professionnalisation qui est intéressante surtout en période de difficultés économiques dans la perspective où entreprendre permet de développer son propre emploi, avant d'en créer d'autres éventuellement. Richard Cantillon (1680-1734) et Jean-Baptiste Say (1767-1832), deux penseurs, philosophes et économistes français sont les vrais précurseurs, il leur revient d'avoir attribué un rôle économique à l’entrepreneur dans le processus économique. Ils s’intéressaient « tant à l’économie qu’aux entreprises, à la création, à leur développement et à leur gestion ». Ils ont apporté une représentation dynamique de l’économie qui est en grande partie liée au rôle joué par l’entrepreneur. Du point de vue économique, il n’est plus à douter de l’importance de l’entrepreneuriat ainsi que de la création de nouvelles activités vues comme une solution à la relance économique au sein d’une société devenue de plus en plus individualiste. L’entrepreneuriat est reconnu comme étant un phénomène vital pour la société par sa contribution à la régénération et au développement de l’économie d’un pays. Il est le moteur de l’économie de plusieurs pays dont la « croissance est largement expliquée par le taux et le rythme des innovations et des créations d’entreprises ou d’activités » L’entrepreneur joue un rôle central dans une économie saine grâce à sa perception de la réalité, il prend conscience du changement et des nouvelles possibilités avant les autres agents économiques. Selon Joseph Schumpeter, le célèbre économiste autrichien, « l’intérêt de l’entrepreneuriat ne réside pas uniquement dans le développement d’innovation au niveau des firmes, mais aussi dans une perspective plus macroéconomique ». L’économie se développe, en partie grâce aux nouvelles entreprises naissantes et aux PME qui contribuent positivement au développement économique et cela par la création de l’emploi. L’on considère que 15 % des nouvelles entreprises qui ont une forte croissance contribuent à raison de 94 % à la création de l’emploi et que 67 % des inventions sont issues de l’initiative de petites entreprises (Reynolds et all. 2001, Bruyat et Julien 2001, Henry et all 2003). L’entrepreneuriat est ainsi perçu comme un moteur stratégique de redéploiement économique (Schumpeter, 1975) qui est source de création d’emploi et de croissance. Sur le marché du travail, on constate un niveau de chômage accru et une baisse de l’emploi des salariés à temps plein et sous contrat à durée déterminé. En prenant l’exemple de la France, le taux de chômage est élevé surtout chez les jeunes (2,4 millions de chômeurs. Source INSEE) du fait que certains secteurs d’activité sont saturés alors que d’autres secteurs peinent à recruter par manque de main d’œuvre qualifiées. Dans cette situation de chômage qui impacte l’économie du pays, les projets innovants seraient une solution aux problèmes d’emploi grâce à la forte valeur ajoutée qu’ils apportent. Une étude du cabinet Roland Berger en collaboration avec Mission French Tech, publiée le 17 juin 2021 (La Tribune, emploi PIB, impact sur les français.) donne des chiffres sur le poids économique présent et à venir des plus grandes start-ups françaises. L’étude montre que les 120 start-ups les plus prometteuses qui composent l’indice French Tech 120 sont “le fer de lance de l’économie française“. Ces start-ups emploie 163 000 personnes et devront créer 224 000 nouveaux emplois d’ici 2025. Olivier de Panafieu, senior partner et directeur général du bureau de Paris de Roland Berger, vient ajouter qu' « elles doublent leur chiffre d’affaires tous les deux ans. Dans les prochaines années, certaines d’entre elles deviendront des acteurs économiques, avec 5 à 10 entreprises qui seront côtées à la Société de Bourse Française (SBF 120) et au moins une au CAC 40 »1https://www.latribune.fr/technos-medias/innovation-et-start-up/emplois-pib-impact-sur-les-francais-ce-que-pese-vraiment-la-french-tech-887047.html . La création d’entreprises, les Très Petites Entreprises (TPE) et les Petites et Moyennes Entreprises (PME) assurent le dynamisme du tissu économique français, au point où les nombreuses aides pu...

« IN TR O D UC TI O N La période que nous vivons sur notre planète Terre en ce début du XXème siècle est terrible et inquiét nte car significative sur de nombreux plans d'un état de non-retour de plus en plus problématique vers une époque où l'homme pensait pouvoir maîtriser dans les grandes lignes, grâce à la science accompagnée de la puissance financière, les conséquences néfastes de certaines de ses expérimentations, de ses aveuglements et de ses folies de conquête, de pouvoir et d'argent sans fin. Même si le but avoué a plus ou moins toujours été de poursuivre maladroitement la recherche effrénée d'un chemin vers le progrès humain, économique, social, voire même spirituel et humaniste, les catastrophes qui s'accumulent et surtout s'accélèrent à ce jour laissent songeur sur la méthode employée et d'une manière générale sur le sens même. Sans vouloir tomber dans un angélisme excessif ou à l'inverse dans un complotisme dépassé et suicidaire, même si très « tendance » de nos jours, on ne peut nier le fait que de tous temps notre planète a connu des cataclysmes climatiques, des guerres planétaires meurtrières, sans parler du terrorisme international, des famines, des pandémies dévastatrices et autres maux de cet acabit. Il reste cependant à constater l'incapacité flagrante de la part des grands Etats, des grandes puissances financières dont font partie les multinationales, sortes d'entités apatrides, quasi intouchables ou à la marge, des institutions internationales dites régulatrices des marchés et du commerce comme de l'équilibre des relations diplomatiques, citons l'ONU, le FMI, la Banque Mondiale, l'OTAN, l'OMS, etc., à préserver les équilibres qu'on a mis si péniblement et après si longtemps à essayer de mettre en place depuis ces dernières décennies afin d'encadrer les emballements irrationnels de la machine économique et des autres dérèglements. Les évidences sont là, les chercheurs, les scientifiques, les économistes, les historiens, les futurologues et sociologues sont unanimes, si on n'agit pas vite notre planète ira à sa perte à plus ou moins long terme. Au cœur de tous les processus de développement et de maintien de l'être humain et de son action sur cette terre se trouve avant tout autre facteur, l'économie. Elle est le grand moteur, dit-on ou croit-on, à tort ou à raison, du progrès qui oriente les choix de vie, de bonne santé et de prospérité des habitants de la planète. L'économie, passée à une dimension industrielle depuis à peine deux siècles, cœur et essence même de la production de biens, de services, pour faire « tourner » la machine par ses nombreux acteurs, par ses multiples formes juridiques et types d'organisation, par ses « valeurs », a toujours été présente sur terre. En effet elle est à la base de toute relation entre les hommes, la clé d'une certaine idée de ce que pourrait être le progrès humain, l'idée quelque peu utopique d'un bien-être partagé, même si ses fondements, ses outils, son organisation, sa philosophie même sont depuis quelques décennies fortement remis en cause, surtout dans les périodes plus sombres »

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