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Le commerce extérieur favorise-t-il le développement des pays du tiers monde ?

Publié le 11/03/2011

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• Ces appareils productifs, fondés sur un ou quelques produits de base, se caractérisent par une grande fragilité si la demande de ces produits baisse ou si les ressources se tarissent (gisement épuisé ou parasite qui anéantit les récoltes). Ils sont de plus très dépendants d'importations de biens d'équipement nécessaires pour exploiter ces ressources et de biens de consommation qu'ils sont incapables de produire. Il n'existe aucune articulation entre branches et secteurs d'activités différents, tournés vers l'étranger. Le commerce extérieur est alors fondamental, puisque de lui seul dépendent des ressources essentielles pour produire.   

« quantités supérieures qui compensent la baisse relative du prix des produits de base.

Pour maintenir leurs recettesd'exportation, les pays du tiers monde sont alors contraints de produire toujours plus.

Or, ces productions destinéesà l'exportation ne sont pas toujours celles qui permettraient le meilleur développement de leur économie.

Dilemmeillustré de manière tragique par le choix crucial entre cultures d'exportations et cultures vivrières : comment choisirentre les cultures qui rapportent des devises nécessaires et celles qui produisent des céréales indispensables pournourrir la population ? B) Des structures économiques et commerciales dominées 1) Un appareil productif extraverti • Les structures économiques héritées de la période coloniale étaient marquées par la division internationale dutravail, fondée sur le pacte colonial ; aux métropoles, l'industrie ; aux colonies, l'approvisionnement en produits debase.

L'indépendance politique n'a pu modifier rapidement des productions organisées selon les besoins des paysdéveloppés et des infrastructures de transports orientées vers les ports.

Le cas extrême était constitué par cesmonoproductions de sucre, café ou coton, quand toute l'activité exportatrice d'un pays se limitait à un seul produit. • Ces appareils productifs, fondés sur un ou quelques produits de base, se caractérisent par une grande fragilité sila demande de ces produits baisse ou si les ressources se tarissent (gisement épuisé ou parasite qui anéantit lesrécoltes).

Ils sont de plus très dépendants d'importations de biens d'équipement nécessaires pour exploiter cesressources et de biens de consommation qu'ils sont incapables de produire.

Il n'existe aucune articulation entrebranches et secteurs d'activités différents, tournés vers l'étranger.

Le commerce extérieur est alors fondamental,puisque de lui seul dépendent des ressources essentielles pour produire. Un appareil productif extraverti est nécessairement désarticulé et dépendant de l'extérieur. 2) Des échanges commerciaux non maîtrisés • Comme nous l'avons déjà constaté, l'instabilité des recettes d'exportations dépend de l'organisation du commercedes matières premières par les pays développés. En plus de la localisation des marchés mondiaux, il faut signaler le rôle des sociétés multinationales qui contrôlentplus de 75 % du commerce des matières premières, agricoles et minérales.

Souvent installées pendant la périodecoloniale, ces firmes disposent d'importantes capacités de production qui leur permettent de dominer le marché.Mais leur influence ne se limite pas aux quantités produites : les moyens de transport et l'accès aux marchés deconsommateurs dépendent de leur pouvoir de contrôle. • Les pays du tiers monde, qui sont contraints de vendre leur production et qui souvent se concurrencent entreeux, ont une faible marge de manœuvre face à des entreprises aux dimensions mondiales qui ont la capacitéfinancière de stocker et d'attendre une hausse de prix. Les stratégies de nationalisation des plantations ou mines se sont révélées souvent insuffisantes pour assurer lamaîtrise d'un pays sur ses ressources.

S'il disposait de sa capacité de production, il ne pouvait contrôler sacommercialisation et était souvent victime de mesures tacites de boycott de la part des grandes sociétéscommerciales. Seule l'entente entre les principaux pays producteurs de pétrole a permis sur ce seul marché de réduire la puissancedes grandes compagnies.

L'existence du cartel a favorisé une hausse de prix conséquente. Deuxième partie : des stratégies de développement fondées sur les exportations L'exemple de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (O.P.E.P.) a montré comment une seule matièrepremière pouvait servir de base au développement.

Mais simultanément, d'autres pays du tiers monde, les Nouveauxpays industrialisés (N.P.I.) ont réussi à exporter des produits manufacturés, et à accélérer ainsi leur croissance. A.

Des politiques de développement financées par les exportations de pétrole 1) L'utilisation des revenus pétroliers • La forte hausse du prix du pétrole a soudainement augmenté les recettes d'exportation des pays exportateurs decette matière première.

L'arrivée massive de pétrodollars a permis de mettre en place des stratégies dedéveloppement pour faire fructifier une richesse limitée, de toute façon, par les données naturelles des gisements. • Les contraintes de chaque pays étaient très diversifiées, selon la densité de population et les ressourcespotentielles.

Toutefois, certaines caractéristiques communes se manifestent dans tous ces pays.

Le flux importantde capitaux a favorisé des investissements lourds en infrastructures industrielles et en travaux publics.

Des projetssouvent gigantesques d'implantation d'usines, clés en main, essentiellement dans le domaine de la pétrochimie, ontmobilisé des financements importants.. »

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