Devoir de Philosophie

L'économie de l'Egypte moderne

Publié le 01/10/2018

Extrait du document

egypte

que des millions de laboureurs n'avaient pas un arpent. En outre, aux termes de la loi islamique, l'héritage était partagé suivant un pourcentage fixe entre les héritiers, de sorte que les plus petits lots continuaient à être divisés. En 1952, la réforme agraire limite la propriété individuelle à 200 feddans, la surface excédentaire faisant l'objet d'une expropriation et d'une redistribution en lots de 2 ou 5 feddans. La terre redistribuée ne peut être ni vendue, ni souslouée, ni divisée par héritage, mais elle doit être payée pendant trente ans, et les bénéficiaires sont tenus d'adhérer à une coopérative. Ce système s'étendra peu à peu, jusqu'à couvrir la majeure partie du paysage rural, mais la lourdeur de la bureaucratie l'empêchera de donner les rendements escomptés. La première loi sera modifiée à deux reprises, la propriété individuelle passant à 1 OO feddans en 1961 et à 50 feddans en 1969. A mesure que les décisions prennent un caractère de plus en plus socialisant, l'État acquiert davantage de terres par confiscation, et en 1963 les propriétaires étrangers sont expulsés. Mais les paysans sans terre ne bénéficient pas vraiment de la réforme, car la plupart des lots redistribués sont acquis par leurs occupants précédents 

A partir de la Révolution de 1952, les dirigeants successifs de la République égyptienne auront à cœur de faire du pays un État moderne, à l'économie saine. Mais, du socialisme de Nasser au capitalisme modéré de Moubarak, en passant par I'« infitah » de Sadate, le développement économique se heurtera toujours aux difficultés inhérentes à l'Égypte. L'économie égyptienne doit tenir compte de deux facteurs spécifiques : si le Nil est au cœur de son développement, le pays dispose de peu d'autres ressources et, en outre, sa démographie est en progression constante. Il en résulte un écart grandissant entre une population qui se multiplie et les ressources alimentaires disponibles : ainsi, les terres cultivées, qui représentaient 5,4 millions de feddans - 1 feddan égale environ 1 hectare - pour 11,2 millions d'habitants en 1907, s'élevaient à 5,7 millions de feddans pour une population de 44,4 millions d'âmes en 1982 ! 

egypte

« que des millions de labou­ reurs n'avaient pas un arpent.

En outre, aux termes de la loi islamique, l'héritage était partagé suivant un pourcen­ tage fixe entre les héritiers, de sorte que les plus petits lots continuaient à être divisés .

En 1952, la réforme agraire li­ mite la propriété individuelle à 200 feddans, la surface excé­ dentaire faisant l'objet d'une expropriation et d'une redis­ tribution en lots de 2 ou 5 fed­ dans .

La terre redistribuée ne peut être ni vendue, ni sous­ louée, ni divisée par héritage, mais elle doit être payée pen­ dant trente ans, et les bénéfi­ ciaires sont tenus d'adhérer à une coopérative .

Ce système s'étendra peu à peu, jusqu'à couvrir la majeure partie du paysage rural, mais la lour­ deur de la bureaucratie l'em­ pêchera de donner les rende­ ments escomptés.

La première loi sera modifiée à deux reprises, la propriété individuelle passant à 1 OO feddans en 1961 et à 50 fed­ dans en 1969.

A mesure que les décisions prennent un ca­ ractère de plus en plus sociali­ sant, l'État acquiert davantage de terres par confiscation, et en 1963 les propriétaires étran­ gers sont expulsés .

Mais les paysans sans terre ne bénéfi ­ cient pas vraiment de la réfor­ me, car la plupart des lots re­ distribués sont acquis par leurs occupants précédents. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles