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ÉPAPHOS - ÉPÉIOS - ÉPIDAURE - épidémie - ÉPHESE

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ÉPAPHOS. Quand, poursuivie par la colère d’Héra, lo, transformée en génisse, aborda en Égypte et reprit sa forme première de belle jeune femme, elle mit au monde Épaphos sur les bords du Nil. Caché par les Curètes sur l’ordre d’Héra, ce fils illégitime de Zeus fut retrouvé par sa mère, et, parvenu à l’âge adulte, il régna sur l’Egypte. Marié à Memphis, il eut trois filles, Lysianassa, Thébé, et enfin Libye, qui, unie à Poséidon, mit au monde Agénor et Bellos. A sa mort, Épaphos fut vénéré comme l’incarnation même du dieu-bœuf Apis.

ÉPÉIOS. Fils de Panopée, Épéios partit contre Troie à la tête de trente vaisseaux. Mais sa réputation de couardise devint proverbiale dans l’armée grecque. Pourtant, c’est à son ingéniosité que le devin Prylis, fils d’Hermès, fit appel pour construire le cheval de bois, par le truchement duquel les Grecs devaient envahir la ville de Troie. Inspiré par Athéna et avec l’accord enthousiaste d’Ulysse, Épéios assembla des milliers de planches, façonnant un énorme cheval creux avec une porte taillée dans son flanc par où pénétrèrent quelque cinquante héros grecs qui se cachèrent dans le ventre du cheval. On roula l’animal dans Troie, alléguant pour prétexte un vœu fait à la déesse Athéna, et la ville, soudainement envahie par les Grecs, fut livrée au pillage et à la destruction. Au retour de Troie, Épéios aborda en Italie et fonda la ville de Métaponte. Une autre légende raconte que les femmes troyennes, en brûlant ses vaisseaux, l’empêchèrent de retourner en Grèce et qu’il dut s’installer en Étrurie là où il avait échoué. Il aurait fondé Pise, en souvenir de la ville homonyme du Péloponnèse, non loin d’Olympie.

ÉPHESE. Principale ville ionienne de la côte d’Asie Mineure, Éphèse était surtout connue pour la beauté—unique dans toute l'Antiquité — de son temple dédié à la déesse Artémis. Celle-ci était représentée sous la forme d’une statue aux multiples mamelles, emblème de la fécondité.

ÉPIDAURE. Cette ville d’Argolide possédait un temple, dédié à Asclépios, où le dieu rendait des oracles. On venait de toutes les régions de la Grèce pour le consulter. Le temple était entouré de bois sacrés, au centre desquels on rassemblait les malades venus pour obtenir des guérisons miraculeuses. On célébrait en outre les Épidauries, jeux en l’honneur du célèbre dieu de la Médecine.

épidémie. En général ce fléau est envoyé par les dieux sur des pays qui se sont rendus coupables de crimes ou de sacrilèges, soit collectivement, soit par la personne d’un des habitants, un héros ou un roi. La plupart du temps, le pays qui est frappé de la peste ignore les motifs de la colère du dieu. Il doit le plus souvent consulter un devin ou un oracle comme celui de Delphes, pour connaître les remèdes à cette épidémie. Les dieux, dans leur réponse, exigent toujours soit un sacrifice, soit un tribut, soit le bannissement. Ainsi, Idoménée, qui a immolé son fils, s’attire une formidable peste sur son royaume, qui ne s’apaise que lorsqu’il s’exile. On voit également les Athéniens envoyer à Minos un tribut de sept jeunes gens et de sept jeunes filles en expiation du meurtre d’Androgée par Égée et pour empêcher toute prolongation de l’épidémie qui s’est abattue sur leur pays. On cite d’autres exemples encore : Œdipe, qui a tué son père et épousé sa mère, est chassé de son royaume de Thèbes sur lequel s’est abattue une peste. De même, le royaume d’Oreste est ravagé par la même épidémie jusqu’au jour où les Grecs relèveront les temples de la ville de Troie.


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