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Giraudoux Jean, 1882-1944, né à Bellac (Haute-Vienne), écrivain français.

Publié le 28/10/2013

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Giraudoux Jean, 1882-1944, né à Bellac (Haute-Vienne), écrivain français. D'origine modeste, il dut à de brillantes études, à sa formation reçue à l'École normale supérieure et à ses voyages à l'étranger - notamment en Allemagne, dont il affectionna toujours la culture et le romantisme - de travailler tôt dans le monde de la presse parisienne. Mais il choisit, en 1910, la carrière diplomatique ; après la guerre de 1914-1918, où il fut blessé deux fois, il occupa de nombreux postes importants et ne quitta la diplomatie qu'en 1939 pour la fonction éphémère de commissaire à l'information du gouvernement (à laquelle il renonça en 1940). Ses premières oeuvres sont des récits et des romans : Simon le Pathétique (1918), Suzanne et le Pacifique (1921), Siegfried et le Limousin (1922), Juliette au pays des hommes (1924), Bella (1926). Le culte de la femme idéale et une foi candide et malicieuse en la civilisation guidaient alors ce jeune poète utopiste au style raffiné, jouant avec les mythes universels. La tragédie grecque modernisée. Une même volonté de s'approprier les légendes et de leur attribuer une résonance moderne et une saveur française se retrouve dans son théâtre, genre qu'il aborda après sa rencontre avec Louis Jouvet. À Siegfried (1928), première collaboration de l'auteur et du metteur en scène-acteur, succédèrent Amphitryon 38 (1929), Judith (1931), Intermezzo (1933), Tessa (d'après l'oeuvre de Margaret Kennedy, 1934), La guerre de Troie n'aura pas lieu (1935), Électre (1937) et Ondine (1939), qui connurent pour la plupart un immense succès grâce à l'accord de la troupe de l'Athénée avec la langue de Giraudoux, miroitante à l'infini. La guerre, dont l'écrivain avait annoncé l'arrivée inéluctable dans son essai Pleins Pouvoirs ( 1939), sépara les deux hommes. Jouvet, parti en Amérique du Sud, ne put monter Sodome et Gomorrhe , créé à Paris en 1943, mais mit en scène l' Apollon de Bellac (1942) à Rio. À son retour, il joua avec Marguerite Moreno la Folle de Chaillot ( 1945), l'une des deux pièces posthumes de Giraudoux (avec Pour Lucrèce, 1953). Souvent contesté, à la fois pour son conservatisme politique et pour sa vision amusée des conflits tragiques du patrimoine théâtral, le théâtre de Giraudoux n'en fut pas moins monté par le maître du théâtre populaire, Jean Vilar (qui mit en scène La guerre de Troie n'aura pas lieu en 1962) et semble résister durablement à l'oubli en raison d'une préciosité agaçante pour certains et cependant inégalée. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Atrides Électre France - Arts - Littérature - Le XXe siècle Grasset Jaubert Maurice Kennedy Margaret La Motte-Fouqué (Friedrich, baron de) Laboureur Jean Émile Moreno (Lucie Marie Marguerite Monceau, dite Marguerite) Renaud Madeleine Tessier Valentine tragédie Troie Les livres Giraudoux Jean, page 2170, volume 4 Jouvet Louis - La Folle de Chaillot, page 2704, volume 5

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