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HEURES HIPPOMÉDON HIPPODAMIE HIPPOCRÈNE HIPPOMENÊS HORACES (les) HIPPOTHOOS

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HEURES. Filles de Thémis et de Zeus, les Heures — Thallo, Carpo, Auxo — sont avant tout des divinités qui président à l’ordre de la nature et des saisons. Elles représentent donc, dans les traditions les plus habituelles, le printemps, l’été et l’hiver. A une époque plus tardive, les Grecs, lorsqu’ils divisèrent le jour en douze heures, en accrurent le nombre. On les nomma les « Douze Sœurs ». Comme les Heures ne figurent pas dans les légendes mythologiques grecques et que les notions qui concernent ces divinités ont évolué ou changé au cours des âges antiques, il est difficile de définir leurs attributions respectives. Tout au moins peut-on les voir représentées sous l’aspect de jeunes filles heureuses, dansant en compagnie des Muses et des Grâces, et portant les produits agricoles des diverses saisons, fleurs, épis de blé, ceps de vigne, fruits.

HILÆRA. Fille de Leucippos et de Philodicé, Hilæra était une prêtresse d'Artémis; de son côté, sa sœur Phoibê desservait le culte d'Athéna. Toutes deux sont connues sous le nom de Leucippides. Elles furent enlevées par les Dioscures, et Hilæra épousa Castor.

HIPPOCOON. Héraclès eut à lutter contre Hippocoon, qui avait usurpé le pouvoir à Sparte et avait banni Tyndare, son frère. Aidé par ses douze fils, Hippocoon faisait trembler le pays sous sa loi tyrannique. Héraclès parvint non sans mal à le tuer ainsi que ses fils, et à rétablir Tyndare dans ses droits.

HIPPOCRÈNE. Cette « fontaine du cheval » jaillit sur l'Hélicon sous le sabot du cheval Pégase et fut choisie par les Muses comme le centre d'un de leurs lieux de séjour préférés. Les poètes viennent y chercher l’inspiration.

HIPPODAMIE. 1 ° Les noces de Piri-thoos et d'Hippodamie, fille d'Adraste, furent le prétexte du célèbre combat des Centaures et des Lapithes. 2° Cette fille d'Œnomaos, roi de Pise en Élide, fut l'enjeu d'un concours de chars entre son père et ses prétendants. Seul Pélops, aidé de Myrtilos, réussit à vaincre le roi et put épouser Hippodamie, qui lui donna de nombreux et célèbres enfants, tels Atrée, Pitthée, Alcathoos, Plisthène, Thyeste. Chassée de son pays pour avoir fait assassiner son beau-frère Chrysippos, dont elle craignait l'ambition, elle se réfugia en Argolide.

HIPPOLYTE. Fruit des amours de Thésée et de la reine des Amazones Antiopé, Hippolyte fut confié, dès sa naissance, à sa grand-mère Æthra à Trézène, tandis que son père se remariait quelque temps plus tard avec Phèdre. Comme sa mère, Hippolyte honorait tout particulièrement la déesse Artémis; mais il manifestait un tel dégoût pour les femmes qu'Aphrodite, à la fois jalouse du culte dont bénéficiait sa divine rivale et furieuse de la façon dont Hippolyte traitait l'amour, décida de se venger. Elle inspira à Phèdre une folle passion pour son beau-fils. Hippolyte dédaigna cet amour. Craignant qu'il ne révélât à Thésée les avances qu'elle lui avait faites, Phèdre calomnia le jeune homme, qui reçut de son père l'ordre de quitter Athènes et de n'y plus jamais revenir. Puis, le roi pria Poséidon de punir son fils d'une manière exemplaire. Hippolyte, monté sur son char, longeait la mer lorsqu’il vit sortir de l’écume blanche des flots un monstre qui affola les coursiers; ceux-ci s’emballèrent, renversèrent le char et piétinèrent Hippolyte. D’après Ovide et Virgile, Artémis demanda à Asclépios de le ressusciter, et, depuis lors, Hippolyte vécut en Italie, près d’Aricie, où on l’identifia avec le dieu Virbius.

HIPPOMÉDON. Fils d’Aristomachos et neveu d’Adraste, Hippomédon fut tué en montant à l’assaut de la ville de Thèbes au cours de l’expédition des Sept Chefs. Mais il laissa un fils, Polydoros qui, afin de venger la mort de son père, s’enrôla aux côtés des Épigones pour une seconde expédition contre Thèbes.

HIPPOMENÊS. Fils de Mégarée et petit-fils de Poséidon, Hippomenês fut l’époux d’Atalante. Cette dernière, farouchement opposée au mariage, battait tous ses prétendants à la course et les faisait mettre à mort. Au vainqueur possible, elle réservait sa main. Hippomenês implora l’aide d’Aphrodite, courroucée de la chasteté d’Atalante. La déesse donna à l’amoureux trois pommes d’or, sans doute cueillies dans le jardin des Hespérides, et lui conseilla de les semer une à une dans la carrière où devait se dérouler la course. Intriguée par ces pommes, Atalante s’arrêta par trois fois pour les ramasser et ne put l’emporter sur Hippomenês, qu’elle épousa. Ayant insulté Zeus (certains disent Cybèle) en se livrant, dans un sanctuaire, à leurs transports amoureux, les deux époux furent métamorphosés en lions, que Cybèle attela à son char. En effet le lion, dans l’Antiquité, passait pour ne s’unir qu’au léopard : ainsi, jamais plus Atalante et Hippomenês ne devaient se rejoindre.

HIPPOTHOOS. Fils du géant Cer-cyon, Hippothoos fut placé sur le trône d’Arcadie, par Thésée, le meurtrier même de son père. Il fut tué accidentellement par Télèphe, son neveu; son fils Æpytos lui succéda, mais mourut aveuglé par Poséidon pour avoir forcé les portes d’un des temples du dieu.

HORACES (les). 1° La légende et l’histoire ont retenu le nom de trois frères célèbres de la ville de Rome qui combattirent les Curiaces d’Albe pour savoir laquelle des deux villes devait dominer l’autre. Au cours de la lutte, deux des Horaces furent tués, mais le troisième, indemne, réussit à massacrer les trois Curiaces, qui étaient tous blessés. A son retour à Rome, Horace tua sa sœur, qui pleurait la mort de son fiancé, un des Curiaces. Acquitté pour ce crime, il dut néanmoins passer sous le joug de l’infamie, la tête voilée. 2° On connaît sous ce nom un autre héros de la légende romaine, Horace le Borgne (Horatius Codes). Avec deux guerriers, il défendit contre une invasion étrusque le pont Sublicius sur le Tibre, empêchant ainsi l’ennemi de pénétrer dans Rome; il se sauva ensuite à la nage et fut blessé à la cuisse. En son honneur, on éleva une statue et on le gratifia de terres.

3 ° Dans une autre légende romaine enfin, un Horace apparaît. Au terme d’une bataille entre Rome et les Étrusques, aucun des deux camps ne sut qui avait gagné, tant la lutte avait été particulièrement furieuse et les morts nombreux de part et d’autre. Le romain Horace cria alors d’un bois voisin que les Étrusques avaient perdu un guerrier de plus que les Romains. Il provoqua aussitôt la fuite des ennemis, donnant ainsi la victoire à sa cité.

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