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L es cétacés sont des mammifères remarquablement adaptés à la vie aquatique : ils passent dans l'eau la totalité de leur cycle vital, reproduction comprise.

Publié le 24/10/2013

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L es cétacés sont des mammifères remarquablement adaptés à la vie aquatique : ils passent dans l'eau la totalité de leur cycle vital, reproduction comprise. L'ordre des cétacés regroupe une centaine d'espèces, ayant de 1,25 à 33 m de long pour un poids de 23 kg à 136 tonnes ; certains cétacés, notamment des rorquals et le cachalot, sont les plus gros représentants du règne animal. Malgré plusieurs accords internationaux, la chasse aux cétacés, notamment aux baleines, met toujours leur existence en péril. Jusqu'au XVIIIe siècle, les cétacés furent classés parmi les poissons. Il fallut attendre Linné et la dixième édition, en 1758, du Systema naturae, ouvrage dans lequel il présentait sa classification du monde vivant, pour que les cétacés soient définitivement classés parmi les mammifères. En 1693, John Ray les avait pourtant déjà correctement situés et il faut signaler qu'Aristote, bien qu'il ait associé, à tort, poissons et cétacés, avait décrit de façon rigoureuse certaines de leurs caractéristiques. Avec exactitude, il observait qu'ils ont des poils, ne respirent pas par des branchies, mais grâce à des poumons, que leurs petits naissent vivants et que les femelles les allaitent ainsi que le font les mammifères. Seule la perfection de l'adaptation des cétacés aux milieux aquatiques explique que la confusion entre cétacés et poissons ait été si longtemps maintenue. Origine et évolution Les plus anciens représentants constituent l'ordre fossile des archéocètes (éocènemiocène). Leurs caractéristiques étaient les suivantes : un corps très long (de 15 à 20 m), étroit et serpentiforme, 44 dents (formule mammalienne normale) avec molaires fortement crénelées. Basilosaurus de l'éocène d'Égypte portait encore des membres postérieurs complets, mais déjà très réduits. Les odontocètes comprennent quelques formes fossiles comme les célèbres squalodontes (éocène-miocène). Les platanistes remontent au miocène, de même que les cachalots, les delphinidés et les phocaenidés. Les mysticètes sont connus depuis l'oligocène. Le mio-pliocène de la région anversoise (Belgique) a livré un très grand nombre de squelettes de ces deux derniers groupes. Les bulles tympaniques résultant de la fusion de l'os pétreux et du tympanique, extrêmement résistantes, se retrouvent fréquemment à l'état fossile. Elles constituent avec les osselets de l'oreille moyenne le guide systématique le plus fiable du groupe. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats éocène - La faune de l'éocène fossile L'adaptation des cétacés à la vie aquatique Des poissons, les cétacés ont le corps fuselé et la forme aérodynamique. À cette allure pisciforme créée par la transformation des membres antérieurs en nageoires et l'atrophie des membres postérieurs s'ajoutent l'effacement des excroissances (pavillon de l'oreille, mamelles, organes génitaux externes des mâles), la disparition presque totale du système pileux et la modification du squelette de la tête. Avec l'allongement de la face en un « bec «, ou rostre, les narines, déplacées en arrière, s'ouvrent en position dorsale : ce sont les évents. L'incapacité des mammifères, et donc des cétacés, à utiliser l'oxygène dissous dans l'eau les contraint à revenir régulièrement à la surface pour respirer ou faire provision d'air en vue d'une plongée. Selon les espèces, les cétacés réalisent des plongées dont la durée varie entre quinze minutes chez les dauphins, pour une profondeur de moins 25 m, et deux heures pour la baleine à bec, qui peut atteindre moins 500 m. En émergeant, les cétacés expulsent l'air contenu dans les poumons : ils « soufflent «. Le nuage de vapeur d'eau s'élève à 2 m chez le mégaptère et jusqu'à 6 m chez le rorqual bleu. Les différentes espèces de cétacés peuvent être identifiées à la forme, à la hauteur, au nombre de ces nuages de vapeur d'eau, ou « souffle «, lequel est double chez la baleine franche, piriforme chez le rorqual, dirigé obliquement vers l'avant chez le cachalot. L'adaptation de l'organisme des cétacés au milieu aquatique concerne, outre l'activité respiratoire, le métabolisme thermique. En tant que mammifères, les cétacés sont des « animaux à sang chaud «. Ils doivent donc constamment maintenir au même niveau leur température interne. Or, le milieu aquatique, dont la conductibilité thermique est plus élevée que celle de l'air, entraîne de plus grandes déperditions de chaleur. L'épaisse couche de matière grasse isolante a pour effet de réduire ces déperditions de chaleur. Si la peau est très mince, à peine quelques millimètres - on ne peut en faire du cuir -, l'épaisseur de la couche de lard, en revanche, atteint 50 cm chez la baleine franche, de 12 à 18 cm chez le cachalot et le mégaptère et de 5 à 8 cm seulement chez le rorqual boréal. Cette couche de graisse varie beaucoup suivant les espèces, la saison, les eaux fréquentées, la nourriture, les différentes parties du corps. Mais son rôle demeure la protection thermique de l'animal. Tous les cétacés sont d'excellents nageurs. La nageoire caudale, à l'extrémité de la queue, est orientée dans le plan horizontal. Elle assure, par battement vertical, la propulsion. La queue musculeuse fournit la force nécessaire. On estime la vitesse de pointe à 11 km/h pour les baleines franches et grises, 18 km/h pour le mégaptère, 37 km/h pour le cachalot, et la vitesse de croisière de 3 à 5 km/h pour les baleines grises, franches et le mégaptère, à 18 km/h pour le cachalot, de 22 à 26 km/h pour les dauphins. L'élasticité de la peau de ces derniers joue un grand rôle dans l'accroissement des vitesses de nage par diminution des turbulences. Les cétacés peuvent remonter certains fleuves ; ils sont nombreux dans le SaintLaurent, où ils trouvent une nourriture abondante. Leur adaptation aux différents milieux aquatiques se vérifie aussi en ce qui concerne l'excrétion, l'accouplement, la naissance des petits, et leur allaitement. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats mammifères - Les mammifères dans leur milieu - La mer pôles - Les zones ou régions polaires - La zone polaire antarctique pôles - Les zones ou régions polaires - La zone polaire arctique Classification Les espèces actuelles sont divisées en deux sous-ordres, auxquels sont adjoints les archéocètes, leurs ancêtres disparus. On distingue : les cétacés à dents ou odontocètes, dont les mâchoires sont garnies de dents et dont les narines extérieures ne forment qu'un seul évent ; les cétacés à fanons ou mysticètes, chez lesquels les dents sont remplacées par les fanons, étuis cornés fixés sur les gencives supérieures. Les narines extérieures s'ouvrent en un double évent. Les cétacés à dents. Ils regroupent neuf familles, parmi lesquelles sont classés les cachalots, les baleines à bec, les dauphins d'eau douce (du Gange, de l'Amazonie, du Río de la Plata), les baleines blanches ou bélougas, les marsouins, les dauphins à long bec, le dauphin commun, le souffleur, l'orque et le narval. Ce sont tous des prédateurs efficaces, du fait de leur denture. On retient surtout la prédation des orques sur les marsouins, les phoques et les manchots, ainsi que celle des cachalots sur les grands céphalopodes. Les différentes espèces constituant le sous-ordre des cétacés à dents présentent des formes très diverses. Plusieurs d'entre elles furent et sont encore chassées, mais l'intérêt s'est déplacé des cachalots vers les dauphins, de plus en plus souvent massacrés en grand nombre. Ces derniers, avec les orques notamment, sont les hôtes des delphinariums où ils sont étudiés en même temps que dressés pour des spectacles. Les aptitudes de ces espèces ont depuis la plus haute Antiquité frappé les observateurs, dont la curiosité fut surtout attirée par les moyens de communication qu'elles utilisent. Les « clics « et les sifflements émis par les cétacés, pour la plupart dans des fréquences inaudibles à l'homme, assurent, d'une part, la localisation des proies et des obstacles par écholocalisation et, d'autre part, la communication entre les individus. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats baleine cachalot dauphin [1] écholocalisation globicéphale marsouin narval odontocètes orque Les livres cétacés - souffleur (Tursiops truncatus), page 960, volume 2 cétacés - orque ou épaulard (Orcinus orca), page 960, volume 2 cétacés - cachalot (Physeter catodon), page 963, volume 2 Les cétacés à fanons. Trois familles rassemblent les baleines franches, les baleines grises et les rorquals. La famille des baleines franches, parmi lesquelles on compte la baleine boréale, la baleine noire, dite baleine des Basques, la baleine de Siebold, les baleines australes, reconnaissables à leur gorge lisse sans sillons, a payé un lourd tribut à la chasse. La baleine grise, seule représentante de sa famille, fut chassée plus tardivement ; elle n'en est pas moins en danger d'extinction. Parmi les rorquals ou balénoptères, c'est sur la grande baleine bleue, ou rorqual bleu, que la pression de la chasse fut la plus forte, mais les autres espèces, rorqual commun, rorqual boréal, petit rorqual et mégaptère (appelé aussi jubarte ou baleine à bosse), ne furent pas épargnées. Les cétacés à fanons se nourrissent essentiellement de plancton. Prenant dans leur bouche de grandes quantités d'eau, ils ramènent leur langue contre le palais, chassant ainsi l'eau filtrée de la nourriture qu'elle contient par le piège des fanons. Le principal constituant de leur nourriture, exception faite des rorquals de Bryde et des rorquals communs, consommateurs de poissons, est le krill, qui désigne l'accumulation massive de crevettes pélagiques. Cellesci occupent les couches supérieures de l'océan Antarctique, qu'elles colorent en rouge tant leur nombre est grand. Les baleines à fanons demeurent dans ces parages de novembre à avril. Elles les quittent au début de l'hiver austral pour migrer plus au nord, dans des eaux que la glace ne prend pas. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats baleine jubarte krill migrations animales - Les principales espèces migratrices - Les mammifères rorqual Les livres cétacés - mégaptère, appelé aussi baleine à brosse, ou jubarte (Megaptera novaeangliae), page 961, volume 2 Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats odontocètes La chasse aux cétacés L'ancienneté de la chasse aux cétacés est un fait attesté ; elle permettait l'extraction, à partir de la couche de lard isolante, d'huile de baleine, essentiellement employée pour l'éclairage domestique. Mais, bien qu'elle ait une origine traditionnelle, la chasse aux cétacés a conduit plus d'une espèce au bord de l'extinction. Les baleines franches ont fait les premières les frais de la chasse. Du fait de l'épaisse couche de graisse, les cadavres de ces animaux flottaient. L'augmentation de la vitesse des navires, la découverte du harpon à tête explosive et la capacité nouvelle d'insuffler de l'air dans les cadavres des cétacés abattus (afin qu'ils ne coulent pas) ont permis d'étendre la chasse à toutes les espèces. L'apparition des navires-usines, capables de traiter en mer les prises réalisées, a augmenté la durée des campagnes de chasse. En plus de l'huile de baleine, employée dans la fabrication de margarine, dans l'industrie des savons et des résines, la chair est utilisée pour la fabrication d'aliments pour chiens et pour le bétail. Les os, le blanc de baleine ou spermaceti, l'ambre gris sont aussi exploités. Mais l'impact réel de ces produits dans l'industrie et l'alimentation étant dérisoire, la chasse pourrait s'arrêter, ce qui assurerait une protection totale de toutes les espèces de cétacés. Cet arrêt nécessite toutefois des accords internationaux, car cette chasse a lieu en eaux internationales. En 1936, devant la baisse catastrophique des effectifs, un premier accord intervint. En 1946, la Commission baleinière internationale fut créée pour imposer une réglementation et des quotas de chasse. Mais plusieurs pays outrepassent encore aujourd'hui leurs droits sous prétexte d'études scientifiques et étendent leur chasse aux dauphins. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats ambre harpon huile huile - Les huiles animales mammifères - Le devenir des mammifères pêche - La pêche industrielle - Les formes d'exploitation de la mer pôles - L'homme à la conquête des pôles - L'exploration de l'Antarctique pôles - L'homme à la conquête des pôles - L'exploration de l'Arctique protection de la nature - La mise en oeuvre de la conservation de la nature - La sauvegarde des espèces menacées spermaceti Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Linné (Carl von) mammifères - La classification des mammifères - Les différents ordres Les médias cétacés - mammifères ou poissons ? cétacés - l'utilisation du sonar Les livres cétacés - le squelette des cétacés, page 961, volume 2 cétacés, page 962, volume 2 cétacés - l'utilisation du sonar, page 963, volume 2 mammifères, page 3011, volume 6 Les indications bibliographiques G. Cafiero, Géants de la mer : baleines, orques et dauphins, Gründ, Paris, 1994. A. Collet et R. Duguy, les Dauphins, historique et biologie, Édition du Rocher, Paris, 1987. R. Duguy et D. Robineau, Guide des mammifères marins d'Europe, Delachaux et Niestlé, Paris, 1982. R. Harrison et M.M. Bryden, Baleines, dauphins et marsouins, Bordas, Paris, 1989.

« L'incapacité des mammifères, et donc des cétacés, à utiliser l'oxygène dissous dans l'eau les contraint à revenir régulièrement à la surface pour respirer ou faire provision d'air en vue d'une plongée.

Selon les espèces, les cétacés réalisent des plongées dont la durée varie entre quinze minutes chez les dauphins, pour une profondeur de moins 25 m, et deux heures pour la baleine à bec, qui peut atteindre moins 500 m.

En émergeant, les cétacés expulsent l'air contenu dans les poumons : ils « soufflent ».

Le nuage de vapeur d'eau s'élève à 2 m chez le mégaptère et jusqu'à 6 m chez le rorqual bleu.

Les différentes espèces de cétacés peuvent être identifiées à la forme, à la hauteur, au nombre de ces nuages de vapeur d'eau, ou « souffle », lequel est double chez la baleine franche, piriforme chez le rorqual, dirigé obliquement vers l'avant chez le cachalot. L'adaptation de l'organisme des cétacés au milieu aquatique concerne, outre l'activité respiratoire, le métabolisme thermique.

En tant que mammifères, les cétacés sont des « animaux à sang chaud ».

Ils doivent donc constamment maintenir au même niveau leur température interne.

Or, le milieu aquatique, dont la conductibilité thermique est plus élevée que celle de l'air, entraîne de plus grandes déperditions de chaleur.

L'épaisse couche de matière grasse isolante a pour effet de réduire ces déperditions de chaleur.

Si la peau est très mince, à peine quelques millimètres – on ne peut en faire du cuir –, l'épaisseur de la couche de lard, en revanche, atteint 50 cm chez la baleine franche, de 12 à 18 cm chez le cachalot et le mégaptère et de 5 à 8 cm seulement chez le rorqual boréal.

Cette couche de graisse varie beaucoup suivant les espèces, la saison, les eaux fréquentées, la nourriture, les différentes parties du corps.

Mais son rôle demeure la protection thermique de l'animal. Tous les cétacés sont d'excellents nageurs.

La nageoire caudale, à l'extrémité de la queue, est orientée dans le plan horizontal.

Elle assure, par battement vertical, la propulsion.

La queue musculeuse fournit la force nécessaire.

On estime la vitesse de pointe à 11 km/h pour les baleines franches et grises, 18 km/h pour le mégaptère, 37 km/h pour le cachalot, et la vitesse de croisière de 3 à 5 km/h pour les baleines grises, franches et le mégaptère, à 18 km/h pour le cachalot, de 22 à 26 km/h pour les dauphins.

L'élasticité de la peau de ces derniers joue un grand rôle dans l'accroissement des vitesses de nage par diminution des turbulences. Les cétacés peuvent remonter certains fleuves ; ils sont nombreux dans le Saint- Laurent, où ils trouvent une nourriture abondante.

Leur adaptation aux différents milieux aquatiques se vérifie aussi en ce qui concerne l'excrétion, l'accouplement, la naissance des petits, et leur allaitement. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats mammifères - Les mammifères dans leur milieu - La mer pôles - Les zones ou régions polaires - La zone polaire antarctique pôles - Les zones ou régions polaires - La zone polaire arctique Classification Les espèces actuelles sont divisées en deux sous-ordres, auxquels sont adjoints les archéocètes, leurs ancêtres disparus.

On distingue : les cétacés à dents ou odontocètes, dont les mâchoires sont garnies de dents et dont les narines extérieures ne forment qu'un seul évent ; les cétacés à fanons ou mysticètes, chez lesquels les dents sont remplacées par les fanons, étuis cornés fixés sur les gencives supérieures.

Les narines extérieures s'ouvrent en un double évent.. »

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