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REALISER UNE FICHE DE SYNTHESE SUR LES LUMIERES

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REALISER UNE FICHE DE SYNTHESE SUR LES LUMIERES

I. définir le mot « lumières »

 quel est son sens figuré ?

 Quel sens spécifique peut-il prendre

 Quel lien unit ces deux définitions ?

 Quelle est la définition des « lumières » selon Kant ? (cf. texte joint)

II. les grandes découvertes au temps des lumières :

1) l’économie :

 Quelles sont les innovations économiques majeures ?

 Qu’est-ce que la révolution industrielle ? Comment naît-elle ? Où ?

 Quels sont les nouveaux territoires explorés ?

 Sous quelle forme le sont-ils ?

 Que sont les comptoirs ?

 Qu’est-ce que le commerce triangulaire ?

 Quelle est la classe sociale qui profite de ces innovations ?

2) évolutions scientifiques et techniques :

 Qu’y a-t-il de nouveau en physique ? en astronomie ? en mathématiques ?

 Qu’y a-t-il de nouveau dans les techniques agricoles ?

 Qu’y a-t-il de nouveau en médecine ?

 Qu’y a-t-il de nouveau dans la vie quotidienne ?

3) la politique :

 Quels sont les régimes politiques dominants dans l’Europe du XVIIIème

siècle ?

 Qu’est-ce qu’un despote éclairé ?

 Par qui est gouvernée la France du XVIIIème siècle ?

 Quels les évènements politiques majeurs en France ? en Europe ? dans le

monde ?

4) la religion :

 Quelles sont les persécutions religieuses au début du siècle ?

 Qu’est-ce que la révocation des l’édit de Nantes ? Où a-t-elle lieu ? Qui en

prend la décision ?

 Quelles sont les mesures de tolérance prises pendant la régence ?

 Qui sont les jésuites ? Les jansénistes ? Qu’est-ce qui les différencie ?

III. Le domaine intellectuel et artistique :

 Qui sont les grands peintres du XVIIIème siècle ?

 Qui sont les grands musiciens du XVIIIème siècle ?

 Qu’est-ce que l’encyclopédie ? Quel est son rôle ? qui y a participé ?

 Quel rôle joue le philosophe dans la société ?

 Quels sont les lieux où il s’exprime ?

 Quels genres affectionnent les auteurs du XVIIIème siècle. Pourquoi ?

 Qu’est-ce que le pré-romantisme ? Qui en est le précurseur ?

 Citez les grands auteurs européens du XVIIIème siècle ?

 Texte support :

Les Lumières, c'est pour l’homme sortir d'une minorité qui n'est imputable qu'à lui. La

minorité, c'est l'incapacité de se servir de son entendement sans la tutelle d'un autre. C'est à

lui seul qu'est imputable cette minorité, dès lors qu'elle ne procède pas du manque

d'entendement, mais du manque de résolution et de courage nécessaires pour se servir de son

entendement sans la tutelle d'autrui. Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre

entendement: telle est donc la devise des Lumières.

La paresse et la lâcheté sont causes qu'une si grande partie des hommes, affranchis depuis

longtemps par la nature de toute tutelle étrangère, se plaisent cependant à rester leur vie

durant des mineurs ; et c'est pour cette raison qu'il est si aisé à d'autres de s'instituer leurs

tuteurs. Il est si commode d'être mineur. Si j’ai un livre qui a de l'entendement pour moi, un

directeur spirituel qui a de la conscience pour moi, un médecin qui pour moi décide de mon

régime etc., je n'ai pas besoin de faire des efforts moi-même. je ne suis point obligé de

réfléchir, si payer suffit; d'autres se chargeront pour moi de l'ennuyeuse besogne. [... 1

Il est donc difficile pour tout homme pris individuellement de se dégager de cette minorité

devenue comme une seconde nature. Il s'y est même attaché et il est alors réellement

incapable de se servir de son entendement, parce qu'on ne le laissa jamais en faire l'essai.

Préceptes et formules, ces instruments mécaniques destinés à l'usage raisonnable, ou plutôt

au mauvais usage de ses dons naturels, sont les entraves de cet état de minorité qui se

perpétue. Mais qui les rejetterait ne ferait cependant qu'un saut mal assuré au-dessus du

fossé même le plus étroit, car il n'a pas l'habitude d'une telle liberté de mouvement. Aussi

sont-ils peu nombreux ceux qui ont réussi, en exerçant eux-mêmes leur esprit, à se dégager

de cette minorité tout en ayant cependant une démarche assurée.

Qu'un public en revanche s'éclaire lui-même est davantage possible c'est même, si seulement

on lui en laisse la liberté, pratiquement inévitable. Car, alors, il se trouvera toujours quelques

hommes pensant par eux-mêmes, y compris parmi les tuteurs officiels du plus grand

nombre, qui, après avoir rejeté eux-mêmes le joug de la minorité, répandront l'esprit d'une

estimation raisonnable de sa propre valeur et de la vocation de chaque homme à penser par

lui-même. 1... j

Mais ces Lumières n'exigent rien d'autre que la liberté; et même la plus inoffensive de toutes

les libertés, c'est-à-dire celle de faire un usage public de sa raison dans tous les domaines.

Emmanuel Kant, Qu'est-ce que les Lumières ?, 1784,

trad. J. Moridot, Université de Saint-Étienne, 1991.

«  Citez les grands auteurs européens du XVIIIème siècle ? Texte support : Les Lumières, c'est pour l’homme sortir d'une minorité qui n'est imputable qu'à lui. La minorité, c'est l'incapacité de se servir de son entendement sans la tutelle d'un autre. C'est à lui seul qu'est imputable cette minorité, dès lors qu'elle ne procède pas du manque d'entendement, mais du manque de résolution et de courage nécessaires pour se servir de son entendement sans la tutelle d'autrui. Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement: telle est donc la devise des Lumières. La paresse et la lâcheté sont causes qu'une si grande partie des hommes, affranchis depuis longtemps par la nature de toute tutelle étrangère, se plaisent cependant à rester leur vie durant des mineurs ; et c'est pour cette raison qu'il est si aisé à d'autres de s'instituer leurs tuteurs. Il est si commode d'être mineur. Si j’ai un livre qui a de l'entendement pour moi, un directeur spirituel qui a de la conscience pour moi, un médecin qui pour moi décide de mon régime etc., je n'ai pas besoin de faire des efforts moi-même. je ne suis point obligé de réfléchir, si payer suffit; d'autres se chargeront pour moi de l'ennuyeuse besogne. [... 1 Il est donc difficile pour tout homme pris individuellement de se dégager de cette minorité devenue comme une seconde nature. Il s'y est même attaché et il est alors réellement incapable de se servir de son entendement, parce qu'on ne le laissa jamais en faire l'essai. Préceptes et formules, ces instruments mécaniques destinés à l'usage raisonnable, ou plutôt au mauvais usage de ses dons naturels, sont les entraves de cet état de minorité qui se perpétue. Mais qui les rejetterait ne ferait cependant qu'un saut mal assuré au-dessus du fossé même le plus étroit, car il n'a pas l'habitude d'une telle liberté de mouvement. Aussi sont-ils peu nombreux ceux qui ont réussi, en exerçant eux-mêmes leur esprit, à se dégager de cette minorité tout en ayant cependant une démarche assurée. Qu'un public en revanche s'éclaire lui-même est davantage possible c'est même, si seulement on lui en laisse la liberté, pratiquement inévitable. Car, alors, il se trouvera toujours quelques hommes pensant par eux-mêmes, y compris parmi les tuteurs officiels du plus grand nombre, qui, après avoir rejeté eux-mêmes le joug de la minorité, répandront l'esprit d'une estimation raisonnable de sa propre valeur et de la vocation de chaque homme à penser par lui-même. 1... j Mais ces Lumières n'exigent rien d'autre que la liberté; et même la plus inoffensive de toutes les libertés, c'est-à-dire celle de faire un usage public de sa raison dans tous les domaines. Emmanuel Kant, Qu'est-ce que les Lumières ?, 1784, trad. J. Moridot, Université de Saint-Étienne, 1991. »

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