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Soudan.

Publié le 09/12/2013

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Soudan. en arabe as-S?d?n. État de l'Afrique, situé au sud de l'Égypte. La junte militaire qui s'est emparée du pouvoir a entrepris une islamisation autoritaire de la société soudanaise. Le chef de l'État, qui est aussi le chef du gouvernement, est assisté depuis 1992 d'une Assemblée dont tous les membres ont été nommés par le pouvoir exécutif ; le président de cette dernière est un chef religieux, qui fait figure d'idéologue du régime. Géographie. Le plus vaste État du continent africain, axé sur la vallée du Nil Blanc, reçoit, par les rivières, dont le Nil Bleu, venues du massif abyssin, des eaux en abondance. Elles alimentent une ample gouttière centrale à pente faible et au relief monotone, à la fois dans le socle au sud et les argiles et les grès qui le recouvrent au nord. Les reliefs, parfois volcaniques, comme le djebel Marra (3 087 m) et le djebel Beja, n'apparaissent qu'en périphérie. À l'est, la frontière éthiopienne est tracée au pied de la région des montagnes. Le climat, très chaud, connaît une variation zonale classique : désert au nord, augmentation progressive des pluies vers le sud, où l'on enregistre une saison pluvieuse de sept mois. Deux groupes majeurs se partagent le pays : les populations arabophones et islamisées au nord des marais du Bahr al-Ghazal représentent 77 % du total ; les populations animistes ou christianisées (Dinkas, Nuers, Zandés, etc.), au sud, 23 %. L'agriculture s'adapte à des milieux écologiques variés : nomadisme pastoral dans le Nord ; agriculture sahélienne aléatoire associée à l'élevage, cultures irriguées des vallées au nord du 13 e parallèle ; agriculture sur brûlis dans le Sud ; agriculture résiduelle des isolats montagnards et marécageux (Bahr al-Ghazal). Sorgho et millet dominent au nord ; igname et manioc, au sud. Coton de la Gezireh et gomme arabique (Kordofan et Darfour) forment l'essentiel des exportations. Les ressources minières sont maigres, et l'industrie est peu développée. La guerre entre le Nord, qui détient le pouvoir, et le Sud a entraîné une situation économique désastreuse. Les ressources agricoles, surtout celles de la Gezireh, ne sont pas suffisamment mises en valeur. Le pays est doté d'un réseau ferroviaire appréciable, qui relie l'ouest et le sud-ouest à Khartoum et à Port-Soudan, l'ouverture sur la mer Rouge que le Soudan a la chance de détenir. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Sahara - Géographie Sahara - Introduction Les livres Khartoum, page 2743, volume 5 Soudan - façade décorée d'une maison, page 4851, volume 9 Soudan - cultures irriguées de la Gezireh, page 4852, volume 9 Soudan - creusement d'un canal d'irrigation, page 4852, volume 9 Histoire. Sous l'Antiquité s'épanouit au Soudan le royaume nubien de Koush, étroitement lié à l'Égypte pharaonique. À la suite du déclin de sa capitale Méroé (IVe siècle), trois petits États chrétiens émergèrent, dont le plus important fut le royaume de Dongola. Mais les conquêtes musulmanes des XIVe -XVe siècles entraînèrent l'apparition d'États nouveaux, tels le Foundji, le Darfour, Shilluk, et la destruction des royaumes chrétiens. En 1820, la progression des forces égyptiennes menées par Mehmed'Al? accéléra le déclin des différents États. La conquête égyptienne unifia le pays pour la première fois et Khartoum fut fondée en 1824. La domination des Égyptiens restait cependant fragile, laissant libre cours à l'agitation menée par Muhammad Ahmad 'Abdall?h qui, en 1881, se proclama madhi (« messie ») et lança un djih?d contre les Égyptiens et leurs alliés britanniques. La secte des Ansars, ses disciples, s'empara de Khartoum en 1885, contrôlant le pays jusqu'à la défaite de 1898 contre le général anglais Horatio Kitchener. En 1899 fut établi un condominium anglo-égyptien où prévalaient les intérêts britanniques. Le coton devint alors le pilier de l'économie coloniale. L'agitation nationaliste, sensible dès 1922, s'intensifia en 1951 après l'abrogation par Farouk, roi d'Égypte, du traité avec les Britanniques. Le pays rejeta alors la tutelle égyptienne et obtint l'indépendance en 1956. L'opposition entre Blancs arabisés et islamisés du Nord et Noirs chrétiens ou animistes du Sud est une constante de l'histoire du Soudan indépendant. Une première guerre civile débuta en 1956. En 1983, l'obligation faite aux chrétiens et aux animistes de respecter la loi islamique provoqua la reprise du conflit, aggravé depuis 1985 par une terrible famine. À ce conflit est venue s'ajouter une grande instabilité politique. Les principaux partis n'ont cessé de flatter les particularismes ethniques et religieux de la population. Après des années incertaines (putschs de 1958 et de 1964), le général Nimeiri parvint au pouvoir en 1969 et imposa un régime personnel d'obédience marxiste, tout en combattant le parti communiste et les sectes religieuses. Il fut renversé en 1985 par une junte. En 1989, un nouveau putsch a amené au pouvoir le général Al-Bach?r, sous le gouvernement duquel les massacres qui ont été perpétrés contre les populations du Sud y ont abouti à un véritable génocide. Isolé diplomatiquement (même l'Iran, qui avait toujours fourni armes et subsides, semblait prendre ses distances), le gouvernement de Khartoum doit en outre faire face à de vives tensions intérieures, en raison notamment des privations entraînées par la guerre du Sud, et la rébellion armée avait repris en 1996. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Égypte - Histoire - De la conquête arabe à l'indépendance Les livres Soudan - les pyramides de Méroé, dans la vallée du Nil, page 4851, volume 9 Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Afrique arabe Bahr al-Ghazal Bongos Darfour Égypte - Histoire - De la conquête arabe à l'indépendance Fachoda Gouraud Henri Eugène Khartoum Kitchener Horatio Herbert Kordofan mahdi Mehmed 'Ali Nil Nubie Nuers Omdurman Port-Soudan Rouge (mer) Sahara - Géographie Samori Touré Soudan Stanley (John Rowlands, par adoption sir Henry Morton) Zandés Les médias Soudan - carte physique Soudan - tableau en chiffres Afrique - carte physique

« Les corrélats Sahara - Géographie Sahara - Introduction Les livres Khartoum, page 2743, volume 5 Soudan - façade décorée d'une maison, page 4851, volume 9 Soudan - cultures irriguées de la Gezireh, page 4852, volume 9 Soudan - creusement d'un canal d'irrigation, page 4852, volume 9 Histoire. Sous l'Antiquité s'épanouit au Soudan le royaume nubien de Koush, étroitement lié à l'Égypte pharaonique.

À la suite du déclin de sa capitale Méroé (IV e siècle), trois petits États chrétiens émergèrent, dont le plus important fut le royaume de Dongola.

Mais les conquêtes musulmanes des XIV e-XV e siècles entraînèrent l'apparition d'États nouveaux, tels le Foundji, le Darfour, Shilluk, et la destruction des royaumes chrétiens.

En 1820, la progression des forces égyptiennes menées par Mehmed‘Alī accéléra le déclin des différents États.

La conquête égyptienne unifia le pays pour la première fois et Khartoum fut fondée en 1824.

La domination des Égyptiens restait cependant fragile, laissant libre cours à l'agitation menée par Muhammad Ahmad ‘Abdall āh qui, en 1881, se proclama madhi (« messie ») et lança un djih ād contre les Égyptiens et leurs alliés britanniques.

La secte des Ansars, ses disciples, s'empara de Khartoum en 1885, contrôlant le pays jusqu'à la défaite de 1898 contre le général anglais Horatio Kitchener.

En 1899 fut établi un condominium anglo-égyptien où prévalaient les intérêts britanniques.

Le coton devint alors le pilier de l'économie coloniale.

L'agitation nationaliste, sensible dès 1922, s'intensifia en 1951 après l'abrogation par Farouk, roi d'Égypte, du traité avec les Britanniques.

Le pays rejeta alors la tutelle égyptienne et obtint l'indépendance en 1956.

L'opposition entre Blancs arabisés et islamisés du Nord et Noirs chrétiens ou animistes du Sud est une constante de l'histoire du Soudan indépendant.

Une première guerre civile débuta en 1956. En 1983, l'obligation faite aux chrétiens et aux animistes de respecter la loi islamique provoqua la reprise du conflit, aggravé depuis 1985 par une terrible famine.

À ce conflit est venue s'ajouter une grande instabilité politique.

Les principaux partis n'ont cessé de flatter les particularismes ethniques et religieux de la population.

Après des années incertaines (putschs de 1958 et de 1964), le général Nimeiri parvint au pouvoir en 1969 et imposa un régime personnel d'obédience marxiste, tout en combattant le parti communiste et les sectes religieuses.

Il fut renversé en 1985 par une junte.

En 1989, un nouveau putsch a amené au pouvoir le général Al-Bach īr, sous le gouvernement duquel les massacres qui ont été perpétrés contre les populations du Sud y ont abouti à un véritable génocide.

Isolé diplomatiquement (même l'Iran, qui avait toujours fourni armes et subsides, semblait prendre ses distances), le gouvernement de Khartoum doit en outre faire face à de vives tensions intérieures, en raison notamment des privations entraînées par la guerre du Sud, et la rébellion armée avait repris en 1996. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Égypte - Histoire - De la conquête arabe à l'indépendance Les livres. »

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