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Sri Lanka.

Publié le 10/12/2013

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Sri Lanka. État insulaire de l'Asie méridionale, situé au sud-est de l'Inde. Connu des Portugais et des Britanniques sous le nom de Ceylan, le pays a repris en 1972 le nom de Sri Lanka par lequel il était désigné dans les épopées indiennes. La Constitution de 1978 a établi un régime de type présidentiel où le chef de l'État est élu au suffrage universel pour six ans. Il nomme le Premier ministre et les autres membres du gouvernement et peut dissoudre le Parlement, composé d'une seule Chambre. Géographie. L'île comporte au centre-sud un massif cristallin culminant à plus de 2 500 m, présentant des sommets aux formes arrondies. Il est entouré de plateaux et de collines, formés de terrains cristallins et sédimentaires, et d'une plaine littorale. Au nord, la presqu'île de Jaffna (Yapanaya) est essentiellement calcaire. Le massif montagneux et les régions du sudouest, directement exposées à la mousson d'été, reçoivent des pluies abondantes de juin à septembre. Le reste de l'île reçoit des pluies en automne, moins abondantes au total : ainsi s'opposent la zone humide du sud et du sud-ouest et la zone sèche du nord et de l'est. Si l'on fait exception des groupes peu nombreux de Veddas, les premiers habitants de l'île, la population est divisée en deux groupes très différents : les Cinghalais et les Tamouls. Les Cinghalais parlent une langue indo-européenne et sont de religion bouddhiste. Majoritaires, ils sont surtout dominants dans le Sud-Ouest. Les Tamouls constituent une importante minorité de langue dravidienne et de religion hindoue, installée dans le Nord. Les affrontements violents entre ces deux populations bouleversent le pays depuis deux décennies. Ils affectent une économie relativement prospère, fondée sur l'exportation des pierres précieuses, des produits des plantations (thé, caoutchouc, noix de coco, coprah, épices). Le thé est cultivé dans les montagnes, tandis que les régions basses du sud-ouest sont occupées par des plantations d'hévéas et de cocotiers et par des rizières. La zone sèche est moins bien mise en valeur, mais de grands travaux d'irrigation, notamment dans le bassin de la Mahaweli, principal fleuve du pays, tendent à réduire les disparités régionales. Colombo, la capitale, située sur le littoral dans le sud-ouest de l'île, est de plus en plus industrialisée ; les entreprises y bénéficient de faibles coûts de main-d'oeuvre, et les investissements étrangers y sont nombreux. Complétez votre recherche en consultant : Les livres Sri Lanka - pirogue à voile et à balanciers, page 4878, volume 9 Sri Lanka - vue du centre de Colombo, page 4878, volume 9 Sri Lanka - cueillette du thé, page 4878, volume 9 Sri Lanka - Bouddha couché, à Polonnaruwa, page 4879, volume 9 thé - tri des feuilles, au Sri Lanka, page 5152, volume 9 Histoire. Anciennement peuplée, l'île fut occupée vers le Ve siècle avant J.-C. par des populations cinghalaises, venues du nord de l'Inde, qui repoussèrent les Veddas dans les montagnes. Peu après apparurent les premiers Tamouls, venus du sud de l'Inde. Le bouddhisme fut introduit au IIIe siècle avant J.-C., lorsque le roi Devanampiya Tissa fut converti par un missionnaire de l'empereur Ashoka. D'âpres luttes politiques et religieuses entre les populations cinghalaises et dravidiennes (Tamouls) tournèrent à l'avantage des Cinghalais vers 100 avant J.-C. La monarchie s'attacha alors au développement d'un système d'irrigation, permettant une agriculture régulière. La suprématie cinghalaise fut néanmoins remise en cause au VIIe siècle par les Dravidiens, qui chassèrent les Cinghalais de leur capitale Anur?dhapura, qu'ils couvrirent de monuments grandioses. Au Xe siècle, d'autres Dravidiens venus du sud de l'Inde, les Chola, s'emparèrent d'une partie de l'île et transférèrent leur capitale à Polonnaruwa. La reconquête cinghalaise s'affirma sous le règne de Par?kramab?hu Ier (1153/1186), qui conquit une partie de l'Inde du Sud et conduisit ses armées jusqu'en Birmanie, tandis que persistait au centre du pays un royaume tamoul qui prospéra grâce au commerce des épices. Mais de nouvelles invasions tamoules et l'apparition du paludisme obligèrent la dynastie cinghalaise à se replier vers le sud et le centre de l'île, alors que l'État central se divisait en de nombreuses principautés rivales, principalement situées dans la zone humide de l'île. Malgré la résistance des dynasties locales, Ceylan fut convoitée par les puissances coloniales européennes : le Portugal à partir du XVIe siècle, la Hollande au XVII e siècle, puis la Grande-Bretagne. À la faveur des guerres de la Révolution et de l'Empire, la Hollande étant alors sous la domination française, les Britanniques se firent céder Ceylan et, contrairement à leurs prédécesseurs, réussirent à s'emparer du royaume cinghalais de Kandy (1818). Ils introduisirent la culture du café, qui, à la suite d'une épidémie, fut remplacée par celle des théiers après 1880, puis, au début du XX e siècle, complétée par celle des hévéas. À la suite de l'indépendance de l'Inde, les Britanniques furent contraints, en 1948, de renoncer à l'île de Ceylan, qui reprit, en 1972, le nom de Sri Lanka. Mais les deux principales communautés ethniques et linguistiques s'opposèrent rapidement pour le contrôle politique du pays, la majorité cinghalaise cherchant en effet à imposer sa suprématie aux Tamouls. Le pouvoir fut alors disputé entre un parti de droite, l'United National Party (UNP), et un parti de gauche, le Sri Lanka Freedom Party (SLFP). Ce dernier, dirigé par Salomon Bandaranaike (assassiné en 1959), puis par sa femme, Sirimavo Bandaranaike, contrôla la vie politique du pays de 1956 à 1977, tout en se heurtant à un parti d'extrême gauche, le Front de libération populaire. Il fut largement battu aux élections de 1977, qui portèrent au pouvoir le chef de l'UNP, Junius Richard Jayawardene. Ce dernier, devenu président de la République en 1978, revint sur les choix socialistes de ses prédécesseurs. Les troubles interethniques prirent de l'ampleur à partir de 1984 et conduisirent à une véritable guerre civile en 1987. Le Sri Lanka dut alors signer un accord avec l'Inde (prévoyant notamment l'autonomie des provinces du Nord et de l'Est) et accepter son intervention militaire pour rétablir l'ordre. Après le départ des troupes indiennes en mars 1990, le régime sri-lankais, dirigé par Ranasinghe Premadasa jusqu'à l'assassinat de ce dernier en 1993, a engagé une répression brutale contre l'extrême gauche cinghalaise et les indépendantistes tamouls, faisant plus de vingt-cinq mille morts. En 1994, les élections législatives ayant ramené le SLFP au pouvoir, Chandrika Kumaratunga, fille de Sirimavo Bandaranaike, est devenue Premier ministre, puis présidente de la République après avoir remporté l'élection avec plus de 60 % des voix. Nommant alors sa mère Premier ministre, elle compte introduire une réforme constitutionnelle qui transférerait à ce dernier poste la réalité du pouvoir afin de l'occuper elle-même à nouveau. Le conflit avec les Tamouls a été à l'origine d'une nouvelle offensive d'envergure de l'armée gouvernementale en juillet 1995. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Adam (pic d') Adam (pont d') Asie Asie du Sud Cinghalais C olombo Indes (Empire des) Jaffna Tamouls Les médias Sri Lanka - carte physique Sri Lanka - tableau en chiffres Asie - carte physique Asie - carte politique

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par des populations cinghalaises, venues du nord de l'Inde, qui repoussèrent les Veddas dans les montagnes. Peu après apparurent les premiers Tamouls, venus du sud de l'Inde.

Le bouddhisme fut introduit au III e siècle avant J.-C., lorsque le roi Devanampiya Tissa fut converti par un missionnaire de l'empereur Ashoka.

D'âpres luttes politiques et religieuses entre les populations cinghalaises et dravidiennes (Tamouls) tournèrent à l'avantage des Cinghalais vers 100 avant J.-C.

La monarchie s'attacha alors au développement d'un système d'irrigation, permettant une agriculture régulière.

La suprématie cinghalaise fut néanmoins remise en cause au VII e siècle par les Dravidiens, qui chassèrent les Cinghalais de leur capitale Anurādhapura, qu'ils couvrirent de monuments grandioses.

Au X e siècle, d'autres Dravidiens venus du sud de l'Inde, les Chola, s'emparèrent d'une partie de l'île et transférèrent leur capitale à Polonnaruwa.

La reconquête cinghalaise s'affirma sous le règne de Par ākramab āhu I er (1153/1186), qui conquit une partie de l'Inde du Sud et conduisit ses armées jusqu'en Birmanie, tandis que persistait au centre du pays un royaume tamoul qui prospéra grâce au commerce des épices.

Mais de nouvelles invasions tamoules et l'apparition du paludisme obligèrent la dynastie cinghalaise à se replier vers le sud et le centre de l'île, alors que l'État central se divisait en de nombreuses principautés rivales, principalement situées dans la zone humide de l'île. Malgré la résistance des dynasties locales, Ceylan fut convoitée par les puissances coloniales européennes : le Portugal à partir du XVI e siècle, la Hollande au XVII e siècle, puis la Grande-Bretagne.

À la faveur des guerres de la Révolution et de l'Empire, la Hollande étant alors sous la domination française, les Britanniques se firent céder Ceylan et, contrairement à leurs prédécesseurs, réussirent à s'emparer du royaume cinghalais de Kandy (1818).

Ils introduisirent la culture du café, qui, à la suite d'une épidémie, fut remplacée par celle des théiers après 1880, puis, au début du XX e siècle, complétée par celle des hévéas.

À la suite de l'indépendance de l'Inde, les Britanniques furent contraints, en 1948, de renoncer à l'île de Ceylan, qui reprit, en 1972, le nom de Sri Lanka.

Mais les deux principales communautés ethniques et linguistiques s'opposèrent rapidement pour le contrôle politique du pays, la majorité cinghalaise cherchant en effet à imposer sa suprématie aux Tamouls.

Le pouvoir fut alors disputé entre un parti de droite, l'United National Party (UNP), et un parti de gauche, le Sri Lanka Freedom Party (SLFP).

Ce dernier, dirigé par Salomon Bandaranaike (assassiné en 1959), puis par sa femme, Sirimavo Bandaranaike, contrôla la vie politique du pays de 1956 à 1977, tout en se heurtant à un parti d'extrême gauche, le Front de libération populaire.

Il fut largement battu aux élections de 1977, qui portèrent au pouvoir le chef de l'UNP, Junius Richard Jayawardene.

Ce dernier, devenu président de la République en 1978, revint sur les choix socialistes de ses. »

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