Devoir de Philosophie

Charles BAUDELAIRE : Les Paradis artificiels

Publié le 22/09/2012

Extrait du document

baudelaire

Baudelaire a sans doute commencé à consommer du haschisch à l'époque de son voyage dans l'océan Indien (1841-1842). Il aurait goûté à la confiture verte pour la première fois chez un ami, chez qui il fit son autoportrait en pied, très démesuré, sous l'influence de la drogue. Il répéta ensuite l'expérience, mais sous contrôle médical. Le haschisch, introduit en France par les orientalistes, était alors à la mode, une mode renforcée par l'intérêt que les milièux médicaux portaient à cette drogue. Baudelaire ne fut donc qu 'un consommateur occasionnel de haschisch. En revanche, son expérience de l'opium fut plus longue.

baudelaire

« Sous le titre gé­ néral de Paradis artificiels (1860) ont été réunis trois textes de Baude­ laire : « Du vin et du haschis ch c omparés comme moyens de multipli­ cation de l' indivi­ dualité » , « Le po­ ème du haschisch >> e t « Un man geur d 'opium >>.

Le livre La version philosophique des Fleurs du mal E n écrivant Les Paradis artificiels , Baudelaire n'a pas simplement traité des excitants : alcool, haschisch, etc.

Il a certes cherché à décrire les effets psychiques provoqués par les drogues, mais dans un domaine particulier : celui de la poésie.

Car cet ouvrage, du moins selon certains critiques, serait en fait la version philosophique des Fleurs du mal.

Du reste, certains passages sont tout simplement la transcription en prose de poèmes figurant dans les Fleurs du mal (par exemple « L'Ame du vin» ou «Le Vin des chiffonniers » ).

Il ne s'agit donc pas du livre d' un drogué qui s'adresse à des drogués, mais d'un homme et d' un poète qui, pour supporter la condition humaine, pour échapper au spleen , a besoin de mettre entre lui et la réalité le filtre de l'ivresse .

Poésie, sensibilité et enfance D ans « Du vin et du haschisch > >, Baudelaire, dans un esprit très démocratique, donne la préférence au vin; celui-ci, en effet , est un breuvage >, puisqu ' il permet au travailleur d'oublier sans l'empêcher de travailler (1' alcool plutôt que la révolte, ce que Baudelaire n'a pas dit), alors que le haschisch détourne du travail et rend l'individu asocial.

De plus, l 'alcool dissipe les soucis, tandis que le haschisch a plutôt tendance à les rendre plus aigus .

Après avoir étudié les effets physiologiques et psychiques de cette drogue élitiste, après en avoir vanté avec malice les délices hallucinatoires, Baudelaire en constate 1 'inutilité pour le créateur, puisqu'il Quant à l'opium , qui avait déjà une longue tradition en littérature, il est d'abord un calmant, un analgésique, et ensuite seulement un consolateur.

Baudelaire traite ce thème à la lumière de l'ouvrage de Thomas De Quincey , Confessions d'un mangeur d'opium.

Il mêle avec beaucoup d'art les citations du texte original, ses propres analyses concernant les effets de l'opium et ses observations sur tout ce qui peut rendre dramatique la vie d'un toxicomane.

L'opium , chez De Quincey , joue le même rôle que la poésie chez Baudelaire.

Ce sont des moyens d'évasion, mais pour mieux retrouver 1 'enfance, le temps perdu, l'innocence , un état de sensibilité immaculée .. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles