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David Cooper (1931-1986) Psychiatrie et antipsychiatrie (résumé)

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David Cooper (1931-1986)

 

Psychiatre né en Afrique du Sud, à Cape Town. De 1962 à 1966, il dirige, à Londres, une unité de soins pour schizophrènes appelée «Pavillon 21».

Aux côtés de R. D. Laing et de A. Ester-ton, il développe une approche clinique contestant les dogmes thérapeutiques de la psychiatrie traditionnelle.

«Je me suis intéressé au problème de la violence en psychiatrie et j'ai conclu que la forme de violence la plus frappante, peut-être, en psychiatrie n'était rien de moins que la violence de la psychiatrie: dans la mesure où cette discipline choisit de réfracter et condenser, sur ses patients désignés, la violence subtile de la société qu'elle représente trop souvent envers et contre ces patients.»

 

David Cooper, Psychiatrie et antipsychiatrie

« La famille ne peut pas rendre fou 1~[·]~1 La famille est la première et la plus authentique forme de vie sociale. C'est bien plus la dissolution du lien familial qui rend fou. L'homme équilibré est un homme qui se sait aimé et reconnu par les siens. La famille est au fondement de toute société S i la famille pouvait rendre fou, voilà bien longtemps que les hommes l'auraient fuie, ou bien que les sociétés humaines se seraient •Jusque dans le détail , on volt Que l'enfant apprend à respecter son père par l'ex emple de la mère , et surtout à aimer sa mère per l'exemple du père .• Alain, Propo s effondrées. Il apparaît plutôt que l es désordres sociaux sont com pen­ sés par un ordre fami ­ lial gara nti ssa nt aux individus la re co n- naissan ce, l'amour , la séc urit é. La dissolution du lien familial favorise la folie I l n'est pas de p lus grand péri l, de plus grand drame , pour l 'homme , que de con­ naîtr e la solitud e . Qui peut compter sur les siens est à l'abri de bien des maux. Qui est livré à lui-même dans une société toujours plus indi­ vidualiste, toujours plus concurrentielle, risque fort de se réfugier dans l 'alcool , la drogue, la folie . Le fou est un JDal-aimé L e psychanalyste Be la Gru mb erger , dans son livre Le Narcissisme , montre qu 'un enfant pleinement gratifié par ses parents éprouvera tout au long de sa vie un véritable bonheur d'exister. Seule la famille peut offrir à celui qui plus tard doit assumer son rôle d'adulte l'amour dont il a besoin pour ne jamais douter de la valeur de son existence. Ne devient fou que ce lui qui a é té mal aimé. Ce n'est pas la famille qu i r end fo u , mais le fait de savoir q ue l'o n n e peut compter sur pe rsonne, pas même ses parents , ses frères et sœurs. Plus le lien fa milial se d ésagrège, plu s le n ombre de fou s augmente. »

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