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Derniers Poèmes d'amour d'Eluard

Publié le 06/12/2018

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amour

Derniers Poèmes d'amour

 

Ce titre simple, choisi par l’éditeur Seghers en 1962, couvre quatre recueils dont l’inspiration variée épouse la catastrophe, les péripéties et la résolution d’un drame personnel. Placé sous l’égide de Chagall, qui l’illustra, le Dur Désir de durer (11.11.1946) chante la permanence de la lévitation amoureuse et du mouvement malgré les ruines et les abîmes d’inhumanité dont la littérature sur les camps commence à révéler l’étendue. Le temps déborde (16.6.1947, sous le pseudonyme de Didier Desroches) articule en deux volets les poèmes d’amour qui précèdent la mort prématurée de Nush (28.11.1946) et les poèmes d’hébétude douloureuse et de désarroi tragique qui la suivent. Corps mémorable (nov. 1947, sous le pseudonyme de Brun; 2e édition enrichie et signée Eluard, le 24.9.1948) rassemble des poèmes d’un érotisme violent et d’une sensualité panique, dédiés à Jacqueline dont le dévouement charnel l'arrache aux obsessions suicidaires. Le Phénix enfin (déc. 1951), inspiré par Dominique, illustre une renaissance plus complète. A partir de la communion sensuelle, le couple se structure comme cellule sociale féconde et généreuse, comme élément d’une marche collective vers l’amour.

amour

« Powered by TCPDF (www.tcpdf.org)DERNIERS POÈMES ·D'AMOUR.

Recueil du poète francais Paul Eluard (1895-1952), publié en 1962.

Cette éd tion rassemble des poèmes publiés antérieurement et séparément dans des pla­ quettes intitulées le Dur Désir de durer (1946), le Temps déborde (1947), Corps mémorable et le Phénix (1951).

Ce sont des derniers poèmes écrits par Eluard aux femmes qu'il aima.

Le Dur Désir de durer est écrit - pour Nusch Eluard qui fut sa femme durant seize années.

On y retrouve le poète tendu par nature vers l'amour et son dérivé la tendresse, dans des vers où la musicalité, le lyrisme, l'amour de la simplicité et de la gravité, rivalisent.

Certains poèmes, de quelques lignes seulement, sont évocateurs par leur concision même.

Ainsi le « Dit d'un jour » : « Pour cerner d'un peu plus de tendresse ton nom; la rue était absurde et la maison amère.

Le jour était glissant la nt1it était malade.

» Mais Nusch, cc la parfaite )> meurt brutale­ ment le 28 11ovembre 1946; le 16 jtlin 1947, Eluard publie le Tem,ps déborde illtlstré de photographies de Man Ray et de Dora Maar.

Il se refuse à admettre la mort irrémédiable : cc Nous ne vieillirons pas ensemble 1 Voici le jour 1 En trop : le temps déborde.

n Intitulés « Je vis toujours », « les Limites du malheur », ou « Ma morte vivante )) , ces poèmes parlent déjà par leurs titres.

« Je souffre pour toujours de ton silence, ô mon amour >> y lit-on.

La raison du poète chancelle sous la douleur et le désespoir.

En 1948, il compose « Corps mémorable », recueil de poèmes violents, érotiques, sensuels, où le corps de la fen1me qu'il a aimée est glorifié comme avant.

Cependant il y dit aussi : « Je me vois sous ton masque et je me recon­ nais ...

», ce qui a pu faire dire que) est tln « prélude au salut ».

La crise redoutable sera en effet bientôt surmontée.

Quelques années plus tard, Eluard rencontre au Mexique Don1:nique qui vivra avec lui jusqu'à ce qu'il meure en 1952.

L'amour renaît, c'est le Phénix, écrit pour Dominique.

«Le Pl1énix, c'est le couple -Adam et Ève -qui est et n'est pas le premier.

» Il y a dans ces pages la joie d'aimer (. »

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