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ÉMILE ou De l’éducation. de Jean-Jacques Rousseau (résumé)

Publié le 01/05/2016

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ÉMILE ou De l’éducation. Cette œuvre est peut-être la plus connue des œuvres de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), elle fut écrite et publiée en 1762 peu après la Nouvelle Héloïse et le Contrat social. Rousseau, Adèle à son principe selon lequel l’homme naît bon, ses vices étant seulement imputables à un état social mal organisé et à une éducation foncièrement mauvaise, voulut établir dans ce livre les principes d’une éducation naturelle ; il le fit, en se conformant à la mode du temps et en donnant à son traité la forme d’une sorte de « roman psychologique ». Si l’on dépouille l’histoire de l’éducation d’Émile de quelques détails, on s’aperçoit qu’elle se ramène facilement à quelques grands principes. L’« éducation naturelle » est, pour Rousseau, non pas celle fondée sur les règles de la société et sur les traditions de l’école, mais sur la connaissance de la véritable nature de l'homme ; c’est pourquoi une étude rigoureuse de la nature de l’enfant s’impose. Ce point constitue une nouveauté pédagogique d’une grande importance ; c’est Locke qui en a pour la première fois proclamé et souligné la nécessité, aussi Rousseau le considère-t-il en quelque sorte comme son seul précurseur. Il faut admettre en outre que les instincts naturels, les premières impressions, les sentiments et les jugements simples et spontanés qui naissent dans l’esprit de l’homme au contact de la nature sont les meilleurs guides de sa conduite et l’enseignement le plus précieux. Il s’ensuit qu’il faut respecter et favoriser chez l’enfant le développement de ces phénomènes instinctifs, et se garder de les étouffer par une éducation mal comprise comme on l’avait fait jusqu’à présent. Ces considérations amènent à la conception de l’« éducation négative » (le rôle du maître étant surtout de préserver l’enfant) et à la polémique contre l’éducation « positive » du xvme s. : cette dernière, selon l’auteur, tend à former prématurément l’intelligence et à instruire l’enfant dans ses devoirs d’homme mûr. Rousseau au contraire veut « perfectionner les organes du savoir,... préparer le chemin à la raison par un bon exercice des sens...» L’éducation négative ne donne pas la vertu, mais elle protège du vice ; elle n’inculque pas la vérité, mais elle protège de l’erreur. Elle dispose l’enfant à prendre le chemin de la vérité quand il sera en mesure de la comprendre, et du bien quand il aura acquis la faculté de le connaître et de l’aimer. Ces affirmations de principe sont suivies de la description d’un cycle complet d’éducation : celui-ci est divisé en quatre périodes,

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