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Francis JAMMES : De l'Angélus de l'aube à l'Angélus du soir

Publié le 22/09/2012

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jammes

Né à Tournay (Hautes-Pyrénées) en 1868 et mort à Hasparren (PyrénéesAtlantiques) en 1938, Francis Jammes vécut l'essentiel de son existence dans le Béarn, à Orthez, loin des cénacles parisiens. Une correspondance abondante et la visite d'amis illustres le maintinrent cependant en contact avec la vie littéraire. Poète « rustique « mais non « régionaliste «, animé de sentiments religieux (il se convertit en 1905 sous l'influence de son ami Paul Claudel), mais non militant, il mena une vie simple consacrée à la poésie, mais pas toujours exempte de tourments intérieurs. Il eut sept enfants.

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« Francis Ja m me s.

Photo H arlin gue·Y io llet.

« Pour être vrai, mon cœ ur a parlé comme un enfant .

» Francis Jamm es, Vers , pré­ face , 1892.

Le livre Le prélude d'une œuvre poétique unique E n publiant en 1898 De l'Ang élus de l'aube à l'Angélus du soir, son premier recueil important , Franci s Jammes élargit une audience jusque-là limitée à quelques amateurs éclairés et amis avisés, comme André Gide, qui avait su déceler dans les premiers vers du poète un ton nouveau.

De son lointain Béarn, rompant avec les excès du symbolisme , Francis Jammes sut opérer un retour au naturel en chantant la vie simple , celle de la nature avec ses fleurs aux noms enchanteurs , ses gaves et ses coteaux, celle des bêtes de somme et des pauvres gens- qui lui permet de retrouver l'accent évangélique des Béatitudes.

Il dit aussi la nostalgie des temps anciens en de vieux jardins et l'attrait du lointain où vécurent ses a'ieux.

Il dit enfin l'amour et les émois charnels , les secrètes correspondances entre le cœur et les paysages.

Lejammisme: «instinct » et« dépouillement » (R.

Mallet) C e recueil , produit de dix ans de maturation poétique, réunit tous les thèmes chers au po ète dont certains allaient trouver des harmoniques nouvelles- le sentiment religieux notamment -après sa conversion en 1905 (Les Géorgiques chrétiennes, 1912), au détriment peut-être de la riches se de l'inspiration et de la lib erté de ton .

Car le jammisme, c'est avant tout une voix, le choix délibéré du dépouillement et de la simplicité au service d'une vision vraie, non intellectualisée.

Délibérément >, le poète montre, plus qu'il n'explique , en utilisant les mots simple s de la vie de tous les jours et des mètres approximatifs qui donnent à sa poésie un ton proche de la pro s e.

Cette voix -et c'est un miracle -réussit à demeurer merveilleusement juste, sans verser dans les excès d'une nai'veté factice .

Si l'on en décèle de lointains échos chez un Giono ou un Supervielle, voire chez Jean Follain ou Francis Ponge, elle est restée néanmoins unique et mérite d'être réentendue .. »

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