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La Femme assise d'Apollinaire (résumé)

Publié le 14/11/2018

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apollinaire

La Femme assise

 

Il existe, de ce roman posthume, trois versions : celle de 1920, fondée sur un manuscrit remis à l’éditeur par Jacqueline Apollinaire, et perdu; celle de 1948, fondée sur un second manuscrit que la veuve, se ravisant, estima plus conforme au génie d’Apollinaire; celle enfin que choisit Michel Décaudin dans les Œuvres en prose I de la Bibliothèque de la Pléiade, vérifiée sur le dactylogramme de la bibliothèque littéraire Jacques-Doucet et donnant en notes les variantes des précédentes.

 

Le fait est qu’Apollinaire avait laissé inachevé un ouvrage qui présente d’évidentes faiblesses. La Femme assise fusionne deux chantiers distincts : un roman historique et exotique entrepris en 1912 et abandonné en 1914, la Mormone et le Danite, et une satire des mœurs contemporaines projetée en 1917 sous les titres Irène de Montparnasse ou Paris pendant la guerre, puis les Clowns d’Elvire ou les Caprices de Bellone.

apollinaire

« rique et exotique entrepris en 1912 et abandonné en 1914, la Mormone et le Danite, et une satire des mœurs contemporaines projetée en 1917 sous les titres Irène de Montparnasse ou Paris pendant la guerre, puis les Clowns d'Elvire ou les Caprices de Bellone.

Le premier retrace l'odyssée d'une lorette, Paméla, qui quitte le Paris du 2 décembre 1851 (décrit d'après Hugo) et émigre en Utah : elle y devient la quinzième épouse d'un mormon négociant et barbu.

Apollinaire s'en donne à cœur joie à évoquer les harems et les rites de cette religion singulière.

Ces divagations sur la poly­ gamie, la fécondité et les coutumes américaines sont assez artificiellement rattachées à la chronique contem­ poraine : Paméla est la grand-mère de l'héroïne, Elvire.

Le personnage d'Elvire, femme peintre bisexuelle et polyandre, s'inspire d'Irène Lagut; et l'on voit graviter autour d'elle Anatole de Saintariste et la jolie Corail (Apollinaire et Jacqueline Kolb), Pablo Canouris (Picasso), Moïse Deléchelle (Max Jacob), Ovide de Pont-Euxin (Cendrars), Nicolas Varinoff (Serge Férat) et quelques comparses fictifs ou réels, dans un ballet d'imbroglios sentimentaux qui n'exclut ni la jalousie ni la malveillance.

Le livre est maladroitement épaissi de passages transcrits des chroniques du Mercure de France (sur Gavarni, sur le bal de l'Opéra, sur le folklore des tran­ chées, sur les prophéties).

Le titre fait allusion à l'Helve­ tia des monnaies suisses souvent contrefaites : Elvire est de mauvais aloi; Apollinaire, plus suspicieux que jamais, voit dans les féministes et les garçonnes qui s'annoncent des femmes fausses et de fausses femmes.

BIBLIOGRAPHIE Robert Guiette, «Notes sur la Femme assise», Revue des sciences humaines.

octobre-décembre 1956.. »

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