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La Nausée de Jean-Paul Sartre (fiche de lecture)

Publié le 10/05/2011

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sartre

Un jour de brouillard, Roquentin est pris de peur. La Nausée s'intensifie. Il a des hallucinations : des cadavres sanglants. Il se réfugie dans la Bibliothèque, auprès de l'Autodidacte. Mais même au milieu des livres, Roquentin est épouvanté par le silence et se sent désarmé devant la crise menaçante. Il est obsédé par l'idée que « tout peut arriver «.  Sortant dans les rues, il est en proie à une véritable panique. Dans un jardin public, il voit un exhibitionniste fasciner une petite fille. Il apprend que M. Fasquelle dont il avait imaginé la mort est bien vivant, son absence était tout simplement causée par une grippe. Terrorisé par ses accès d'angoisse sans raison, Roquentin espère persuader Anny de vivre avec lui à Bouville. Alors, il n'aura plus peur.   

sartre

« déjeune dans une brasserie.

Il lit Eugénie Grandet tout en écoutant les propos égrillards d'un couple de petitscommerçants en train de déguster leur côtelette dominicale.

Puis il se joint à la foule qui arpente le boulevard dubord de mer.

Il a soudain un fort sentiment d'aventure.

Le lendemain, il se repent de cette orgie et constate que lesentiment d'aventure ne vient pas des événements eux-mêmes, mais de leur enchaînement: « le sentimentd'aventure serait, tout simplement, celui de l'irréversibilité du temps...

» Il se rappelle Anny qui «faisait rendre autemps tout ce qu'il pouvait».

Il continue à écrire sur Rollebon, mais son travail le déçoit.Il rêve qu'il fesse Maurice Barrès.

Il reçoit une lettre d'Anny qui lui fixe rendez-vous à Paris, le 20 février.

Il évoquesa vie passée avec Anny qui voulait toujours arracher au temps des «moments parfaits».

C'est Mardi gras, mais lesbourgeois le passent platement.

Il déjeune dans un bistrot où il rencontre le docteur Rogé, un professionnel del'expérience.

Or, cette expérience, pense Roquentin, n'est qu'un paravent pour «masquer l'insoutenable réalité : qu'ilest seul, sans acquis, sans passé, avec une intelligence qui s'empâte, un corps qui se défait.

» Le Musée de BouvilleUn jour de brouillard, Roquentin est pris de peur.

La Nausée s'intensifie.

Il a des hallucinations : des cadavressanglants.

Il se réfugie dans la Bibliothèque, auprès de l'Autodidacte.

Mais même au milieu des livres, Roquentin estépouvanté par le silence et se sent désarmé devant la crise menaçante.

Il est obsédé par l'idée que « tout peutarriver ».Sortant dans les rues, il est en proie à une véritable panique.

Dans un jardin public, il voit un exhibitionniste fascinerune petite fille.

Il apprend que M.

Fasquelle dont il avait imaginé la mort est bien vivant, son absence était toutsimplement causée par une grippe.

Terrorisé par ses accès d'angoisse sans raison, Roquentin espère persuader Annyde vivre avec lui à Bouville.

Alors, il n'aura plus peur.Il visite le musée de Bouville où il est frappé par le portrait d'Olivier Blévigne, notable local.

Puis il passe en revue lesportraits des autres Bouvillois illustres.

A travers cette série de célébrités défuntes, il refait l'histoire de labourgeoisie de la ville.

Tous des chefs qui se sont identifiés à leur image, emblèmes d'un monde qui n'existe quedans la représentation menteuse du pouvoir.

Il conclut : «Adieu, beaux lis tout en finesse dans vos petitssanctuaires peints, adieu, beaux lis, notre orgueil et notre raison d'être, adieu, salauds.

»Il renonce à écrire son livre sur Rollebon.

Il éprouve avec dégoût le sentiment de son existence.

Son corps lui inspireune atroce répulsion, comme s'il était un objet indépendant, doué de sa vie propre, objective, répugnante : «Je voisma main qui s'épanouit sur la table.

Elle vit — c'est moi.

Elle s'ouvre, les doigts se déploient et pointent.

Elle est surle dos.

Elle me montre son ventre gras.

Elle a l'air d'une bête à la renverse...

» Il est hanté par l'obscénité de toutce qui vit, grouille en lui, autour de lui et ce délire s'exaspère jusqu'à des images de viol suscitées par la lecture d'unfait divers.

Pour conjurer la Nausée, il écoute sa chanson favorite qui rend enfin à l'existence sa plénitude et sonéquilibre.

La révélation de la contingenceRoquentin déjeune avec l'Autodidacte qui lui fait des confidences.

Il se dit persécuté par le bibliothécaire, un Corse,mais ne veut pas insister sur « ces ragots».

Puis l'Autodidacte affirme de nouveau son amour de l'instruction.

Il lit àRoquentin quelques-unes des formules qu'il a notées dans son carnet.

Roquentin avoue son scepticisme : « ...

il n'ya rien, rien, aucune raison d'exister».

L'Autodidacte lui déclare alors sa foi dans l'humanisme : « ...il y a un but, il y ales hommes».L'Autodidacte milite au parti socialiste.

Il questionne Roquentin sur le but que celui-ci poursuit en écrivant.

Il n'y apas de but.

Roquentin n'écrit pas pour les autres.

L'humanisme n'est qu'une pose comme les autres, la pire detoutes, peut-être.

L'Autodidacte est déçu par le pessimisme de Roquentin.

Roquentin constate qu'ils se ressemblentpar leur solitude.

Mais l'Autodidacte ne s'en rend pas compte, abusé par les beaux esprits qui lui ont farci la cervellede sottises.

Au fond, Roquentin a de la sympathie pour l'Autodidacte parce qu'il le sent du même bord que lui : tousdeux, à leur manière, sont en marge de la société.Après avoir quitté l'Autodidacte, Roquentin saute dans un tramway.

De nouveau, il est repris par la Nausée aucontact de la banquette sur laquelle il est assis : « Les choses se sont délivrées de leurs noms [...] je suis au milieudes Choses, les innommables [...] elles n'exigent rien, elles ne s'imposent pas: elles sont là.

»Dans le Jardin Public, Roquentin a la révélation de la contingence.

L'existence lui dévoile ses secrets.

Il découvre,dans une illumination, l'existence des choses qui l'entourent.

Une racine de marronnier lui fait «l'abjecte confidencede son existence ».

Et il en est ainsi de toute chose.

Il ne pense plus à les nommer.

Il ne pense qu'à leur existence.Chacune est « de trop » par rapport aux autres.

Il n'y a plus de relations entre elles, plus d'intégration, il n'y a quedes excédents.

Lui aussi se sent de trop.

Il prend alors conscience de l'Absurdité de tout.

Mais l'Absurdité, c'estaussi un mot, un concept, une manière de rassurer, de ranger, de classer, d'identifier.

Ce qu'il ressent n'a pas denom.

Il est dans l'« être là» de l'existence.

Regardant la racine du marronnier, il se sent exister en elle.

L'existencen'est pas quelque chose qui se laisse penser, c'est quelque chose qui vous envahit brusquement et qui s'en va aussibrusquement.

La vérité est dans la contingence, c'est-à-dire dans la gratuité de tout, l'absence de sens.

Seuls lesairs de musique portent en eux leur nécessité interne.

Mais ils n'existent pas : « Tout existant naît sans raison, seprolonge par faiblesse et meurt par rencontre.

» Le monde est un gros être absurde et partout présent, devant,derrière.

Il n'y avait rien eu avant lui.

«11 n'y avait aucune raison pour qu'elle existât cette larve croulante.

Mais iln'était pas possible qu'elle n'existât pas.

» Rencontre d'AnnyRoquentin décide de quitter Bouville où il n'a plus de raison de rester, puisqu'il a renoncé à écrire son livre surRollebon.

Il a l'intention de s'installer définitivement à Paris.

Il y passera d'abord quelques jours avec Anny, puis il. »

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