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LETTRES DE MON MOULIN (Les) d’Alphonse Daudet

Publié le 03/09/2015

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LETTRES DE MON MOULIN (Les).

 

Recueil de contes d’Alphonse Daudet (1840-1897), publié en 1866 et qui fonda, comme chacun sait, la réputation de l’auteur. Il annonce les divers romans que Daudet allait bientôt consacrer à la Provence et qui sont le meilleur de son œuvre. Fidèle enfant de Provence, Daudet fut jusqu’à sa mort atteint de nostalgie, au point de se sentir à Paris l’âme d’un proscrit. S’étant toujours passionné pour la vie méridionale il s’est complu à en écrire les moindres aspects : ballades en proses, histoires naïves, paraboles, contes fantastiques et drolatiques, sans oublier le paysage ; Daudet excelle à faire flèche de tout bois. Quelque préambule en forme d’acte de vente nous apprend que le poète a fait l’acquisition d’un vieux moulin provençal, afin de pouvoir donner carrière à ses rêveries. C’est là qu’il griffonnera la trentaine de Lettres dont se compose le volume. Outre l' Artésienne dont il devait tirer un drame, les plus connus de ces contes sont les suivants : tout d’abord « La chèvre de Monsieur Seguin «. Pour éclairer un sien ami sur les dangers de la liberté, l’auteur lui conte l’histoire de Monsieur Seguin : ce dernier possédait la chèvre la plus douce et la plus belle qu’on puisse rêver. Il l’attacha à un pieu dans une prairie tendre, en lui laissant une bonne longueur de corde. Mais la bête s’ennuyait. Elle dépérit rapidement et tomba malade. Il lui fallait la liberté d’aller se promener à sa guise, la montagne et les prés verts. Elle adressa une supplique à Monsieur Seguin ; mais celui-ci, ne voulant pas l’entendre, l’enferma dans un clapier par la fenêtre duquel elle s’échappa. La voilà libre. Elle broute des herbes variées, des fleurs et boit l’eau du torrent. A la nuit tombante, elle

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