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« MEIN KAMPF » (MON COMBAT) D1 ADOLF HITLER

Publié le 07/09/2018

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hitler

C'est en 1889 que naît, dans cette symbolique petite ville frontière de Braunau­sur-l'lnn, l'homme qui se dit « choisi par le Ciel.» pour proclamer la volonté raciste du Créateur. Il fait, confesse-t-il, de médiocres études techniques à la Realschule de Linz, chef-lieu de la Haute-Autriche. Le dessin seul l'attire, et, se refusant à devenir fonctionnaire autrichien comme son père, il rêve d'une carrière d'artiste peintre. Un vieux professeur d'histoire, pangermaniste, apprend à l'enfant de treize ans la haine de l'~tat Habsbourg, traitre au germanisme. Et voici que l'audition de Lohen­grin, au théâtre de Linz, fait du jeune Adolf un dévot de Richard Wagner, prince de la musique germanique.

Mort de son père. Mort de sa mère, deux ans après : Hitler a quinze ans alors. Bientôt il part pour Vienne, avec une valise d'habits et de linge, et au cœur, nous dit-il, « une volonté inébranlable b, celle de devenir cc quelqu'un ·

Les déceptions s'accumulent. Le jeune homme, dont l'École des Beaux-Arts de Vienne n'a pas voulu comme élève peintre, est résolu à devenir architecte, quitte à gagner sa vie, en attendant et en étudiant, comme manœuvre, quitte à souffrir de la faim. Il roule ~ sur les pavés de la grande ville », de cette Vienne Œ toujours moins allemande », où il côtoie à chaque pas des Slaves (Polonais, Tchèques, Croates) non-Allemands, prenant la place et le pain des Allemands. De plus, ~ cette grande ville cruelle, qui n'attirait les hommes à elle que pour mieux les broyer n, lui apparaît comme la capitale de l'iniquité sociale, où voisinent sans transition la richesse et la misère. A cela quel remède ? La philanthropie, les œuvres d'assistance et de prévoyance sociale ? Niaiseries ridicules, inefficaces, ricane Hitler : c'est « aux vices profonds et organiques de la société qu'il faut s'attaquer. Alors le socialisme ? Vienne est un grand fief de la Social-Démocratie marxiste. « Sur Je chantier » même, Hitler prend contact, nous raconte-t-il, avec les ouvriers sociaux-démocrates ; ils veulent l'obliger à adhérer au syndicat. Il refuse. Et se tient à l'écart, cc buvant sa bouteille de lait ct mangeant. son morceau de pain n'importe où »• mais entendant malgré lui les conver­sations des autres. Ils dénigrent tout, ils rejettent tout ce que le jeune Hitler, petit bourgeois allemand respectueux d~s autorités (sauf des Habsbourg), avait appris à révérer. Tout :

La Nation, invention des classes \" capitalistes D - que de fois n'allais-je pas entendre ce mot ; la Patrie, instrument de la bourgeoisie pour l'exploi­tation de la classe ouvrière, l'autorilé des lois, moyen d'opprimer le prolé­tariat ; l'école, institution destinée à produire un matériel humain d'esclaves, et aussi de gardiens ; la religion, moyen d'aiTaiblir le peuple pour mieux l'exploiter ensuite ; la morale, principe de sotte patience à


Hitler prétend que, jusqu'à cette révélation, il avait été, touchant la question juive, un « cosmopolite sans énergie li, ne voyant dans le Juif qu'un homme d'une religion différente. Le ton de la presse antisémite lui répugnait, parce qu'il réprouvait toute intolérance inspirée de raisons religieuses. Pour devenir « un antisénùte fana­tique b, il lui fallut, dit-il, passer par la révolution intérieure la plus profonde et la plus pénible qu'il eût jamais eue à mener à son terme. Maintenant, sorti de cette dure crise, il avait grâce à Vienne, la ville empoisonnée, mais si instructive, les yeux définitivement ouverts sur les deux dangers, double face du même génie diabolique, qui menaçaient l'existence même du peuple allemand : marxisme et judalsme.

Vienne lui révèle encore un troisième péril : le parlementarisme.

Hitler nous dit qu'il avait, tout jeune, une « réelle admiration » pour le Parlement anglais : « Pouvait-il donc y avoir une forme plus élevée du gouvernement d'un peuple par lui-même d b Mais il entre, par curiosité, au Reichsrat de Vienne. Alors il se sent saisi du plus vif sentiment de répulsion. Spectacle lamentable et risible : « Une masse grouillante de gens gesticulant., s'interpellant l'un l'autre sur tous les timbres, et, do:minant le tout, un lamentable vieux bonhomme tout en nage, agitant violemment sa sonnette, et s'efforçant tantôt par des appels' au calme, tantôt par des exhortations, de ramener dans le ton un peu de la dignité parlementaire. » Quelques-uns de ces messieurs ne parlaient même pas l'allemand, mais une langue slave ou un dialecte. Telle était la forme grotesque que le parlementarisme avait prise en Autriche i

Mais le jeune homme réfléchit plus avant, et c'est pour conclure que le mal ne réside pas seulement dans Je fait qu'il n'y a pas de majorité allemande au Parlement autri­chien. Le mal est plus profond. Il est dans la forme et la nature mêmes de l'institution. C'est la démocratie parlementaire en soi qui est radicalement vicieuse. La règle de « la décision de la majorité n lue toute notion de responsabilité. Elle va contre «Je principe aristocratique de la nature » - tout comme le marxisme; d'ailleurs la démo­cratie faisait fatalement le lit du marxisme : « Elle est pour cette peste mondiale le terrain de culture sur lequel peut se propager l'épidémie. s Idée absurde, que le génie pourrait être le fruit du suffrage universel 

Or il y a une espèce supérieure de l'humanité, la race aryenne. Hitler ne la définit pas, ne tient pas compte des discussions sur son existence me. Elle es!. Son existence est l'indémontré et indémontrable postulat sur quoi toute la construction naziste repose. Sa supériorité est incluse dans son être même. Elle est la « dépositaire du développement de la civilisation humaine », le porte-flambeau de cette civilisation. ~coutons l'éloge, véritables litanies, de l'Aryen. L'Aryen, « Prométhée de l'humanité » dont le front lumineux lance l'étincelle du génie, le feu de la connaissance illuminant la nuit et montrant. à l'homme le chemin à gravir pour devenir le mattre des autres êtres. L'Aryen, peuple de maîtres, qui, par la conquête des hommes de race inférieure, fit d'eux « le premier instrument technique» au service de la civilisation naissante. L'Aryen, qui a fourni « les puissantes pierres de taille, et le plan de tous les édifices du progrès humain ». L'Aryen, dont la grandeur n'est pas tant dans la richesse de ses dons intellectuels que dans son idéalisme, c'est-à-dire dans sa faculté hautement développée « de se sacrifier pour la communauté, pour ses semblables ». Et voilà justement oit le Juif offre avec l'Aryen le plus saisissart contraste. Le Juif « n'a pas d'idéalisme : or aucune civilisation ne peut être créée sans idéalisme. L'intelligence du Juif ne lui servira jamais« à édifier, mais bien à détruire ». A détruire pour dominer, lisez les Protocoles des Sages de Sion1, révélations inespérées faites par les Juifs eux­mêmes sur leurs sombres desseins.

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« SOCIALISME ET NATIONALISME gagnaient du terrain, tout en jouissant personnellement des avantages du socialisme parlementaire.

Et eux, les révolutionnistes, eux qui,. »

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