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Nicolas de CHAMFORT : Pensées, maximes et anecdotes

Publié le 06/10/2012

Extrait du document

Il affectait un profond mépris pour les chiens, parce qu'il les trouvait serviles et rampants, et beaucoup d'estime pour les chats, parce qu'il leur trouvait un caractère plus libre et non moins d'attachement. Un jour, pendant qu'il discourait sur ce sujet, son chat saute sur les genoux de la personne à qui il parlait, et cette personne s'aperçoit que le chat a les ongles rognés jusqu'au bout : c'était une précaution de Chamfort contre la liberté des griffes...

« Chamfo rt S elo n Guin guen é, le premie r édit e ur de Chamf ort (en 1 795), ce lui -ci nota it ses ré ­flex io ns s ur des petit s bo uts de papi er qu'il j e tait p êle -mê le dan s d es ca rtons.

P erso nne n e sava it rie n d e ces b ill et s.

A la m ort de l' écr iv ain , on n 'en re­ tr ou va q u 'un e petit e partie.

Le café Procope au XVIIIe s.

Photo ERL 1 Sipa lcono Le livre Libre et intègre C hamfort avait pri s fait et ca use pour les idées de la R évolu­ tio n ("Gu erre au x c hâte au x, pai x aux ch aumi è res!" ), mais so n ind ép e nd an ce d'e sprit et so n int égrité é ta ie nt l es plu s fortes .

"J e suis un homm e libr e; ja m ais on ne me fer a e ntrer vivant dan s un e pri son !"M ais il n e po uvait s'e mp êch er d 'obs erv er ses c ont emp ora in s avec lucidit é, sa ns indul gen ce, et d 'exer cer sur e ux so n es prit caustiqu e.

U ne pr e mière foi s, sou s la Terr eur , son fra nc- parler le co ndui sit en pri son .

C ela ne fit que décupl er son indi gna tio n .

M ena cé d'un nou vel emp riso nne m ent, il pr éfér a se s uicid er.

M ais il n e ré uss it qu 'à se creve r un œ il : "Qu e vo ulez­ v ou s? co mm ent a- t-il avec humour , voil à ce que c'es t qu e d'ê tre m ala dr oit de la m a in ; o n n e ré uss it à rien , pas mêm e à se tue r." Il se tailla d a alo rs la go rge, mais ne mourut de ses blessures que qu elqu es sem aines plu s ta rd , le 13 a vril 179 4.

L' ann ée suiv ante , o n publia so n ch ef-d 'œ uv re , Pen sé es , m ax imes el anecdo tes, qui n o us res titu e la pe rso nna lit é int acte d' un écri va in hor s du com­ mun et d ont on n e pe ut do nner qu e l'esprit .

Un témoin san s pitié 0 bserva te ur de la soc ié té dan s la qu ell e il v iva it, Ch amfort a m assa pièce par pièce les tex tes qui con stitu ent les P en ­ sé es , maxim es et an ecdot e s.

Il ne s 'ag it do nc pas d'un e œuvre vér ita bl em ent comp osé e, mais de tex tes indi vidu els qu ' il ra n ­ geai t en d eu x ca tég ori es : ma x imes et pe n sées d' une part et ca­ rac tère s et an ec dotes d'a ut re pa rt.

D an s la gr and e traditi on d es m ora lis tes fran çais , il m ontr e la soc ié té de s on te mp s so us s on v ra i jour , déb arra ssée de ses mas que s et de ses dis cour s mon ­ da ins.

Il y vo it un monde méd ioc re , celui de l'An cie n R égim e, co urant irrém édi abl em ent à sa pert e sa ns e n avo ir con scie nc e.

D én o nçant san s re lâc he !'"es prit de sys tè m e" et to ut e form e d'op­ p res sio n, aus si bie n so us le règ ne pit oyab le de Lo uis X VI que so us la Révo lution ( un bo n m oyen de "p arv eni r aux pl aces "), il se m éfiait égale m ent des phil osophes, plus dan gere ux par ce que c e n sés êtr e po rteu rs d e la vé rité .. »

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