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PLACE Royale (la) ou l'Amoureux extravagant

Publié le 13/03/2019

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PLACE Royale (la) ou l'Amoureux extravagant, comédie, en 5 actes et en vers, de P. Corneille (1633-34) qui termine le cycle des comédies de jeunesse et met en scène le premier héros volontaire du théâtre cornélien : Alidor qui aime Angélique se plaint d'être trop aimé, craint de trop aimer à son tour et surtout d'aliéner son indépendance. À l'issue de la pièce, il atteindra son double but : ne jamais céder à l'autre (Angélique, qui, désespérée, entre au couvent) et rester libre.

« Pierre Corneille: LA PLACE ROYALE OU L'AMOUREUX EXTRAVAGANT et LACLOS, LES LIAISONS DANGEREUSES Pierre Corneille: LA PLACE ROYALE OU L'AMOUREUX EXTRAVAGANT Dans la scène 1 de l'acte I de La Place Royale, la jeune Philis plaide la cause de son frère, Doraste : il aimeAngélique, qui, elle, aime Alidor. La Place Royale PHILISDans l'obstination où je te vois réduiteJ'admire ton amour et ris de ta conduite.Fasse état qui voudra de ta fidélité,Je ne me pique point de cette vanité,On a peu de plaisirs quand un seul les fait naître,Au lieu d'un serviteur c'est accepter un maître,Dans les soins éternels de ne plaire qu'à luiCent plus honnêtes gens nous donnent de l'ennui,Il nous faut de tout point vivre à sa fantaisie,Souffrir de son humeur, craindre sa jalousie,Et de peur que le temps ne lâche ses ferveurs,Le combler chaque jour de nouvelles faveurs,Notre âme s'il s'éloigne est de deuil abattue,Sa mort nous désespère, et son change nous tue,Et de quelque douceur que nos feux soient suivis,On dispose de nous sans prendre notre avis,C'est rarement qu'un père à nos goûts s'accommode,Et lors juge quels fruits on a de ta méthode.Pour moi j'aime un chacun, et sans rien négligerLe premier qui m'en conte a de quoi m'engager,Ainsi tout contribue à ma bonne fortune,Tout le monde me plaît, et rien ne m'importune,De mille que je rends l'un de l'autre jaloux,Mon coeur n'est à pas un en se donnant à tous,25 Pas un d'eux ne me traite avec que tyrannie,Et mon humeur égale à mon gré les manie,Je ne fais à pas un tenir lieu de mignon,Et c'est à qui l'aura dessus son compagnon;Ainsi tous à l'envi s'efforcent de me plaire,Tous vivent d'espérance, et briguent leur salaire,L'éloignement d'aucun ne saurait m'affliger,Mille encore présents m'empêchent d'y songer,Je n'en crains point la mort, et je n'en crains point le change,Un monde m'en console aussitôt, ou m'en venge;Le moyen que de tant, et de si différentsQuelqu'un n'ait assez d'heur pour plaire à mes parents?Et si leur choix fantasque un inconnu m'allie,Ne crois pas que pourtant j'entre en mélancolie,Il aura quelques traits de tant que je chéris,Et je puis avec joie accepter tous maris.

LACLOS, LES LIAISONS DANGEREUSES Dans la fameuse lettre 81 des Liaisons dangereuses, roman épistolaire, Mme de Merteuil, libertine, expose saméthode au vicomte de Valmont, un autre séducteur, qui s'est permis de lui donner des conseils de prudence.

Ellene le supporte pas, comme le prouve cet extrait.

Précisons, en outre, que la marquise est veuve et qu'elle n'ajamais voulu se remarier. Les Liaisons dangereuses. »

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