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Résumé de La Chute de Camus

Publié le 09/01/2020

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Il aime ce pays, ces gens en qui on ne voit d'ordinaire qu'« une tribu de syndics et de marchands » ; mais les Hollandais sont doubles, leur cœur est ailleurs : « La Hollande est un songe, monsieur... » Clamence raccompagne son interlocuteur jusqu'à proximité d'un pont. «Je vous quitte près de ce pont. Je ne passe jamais sur un pont, la nuit. C'est la conséquence d'un vœu » (p. 19).

Deuxième journée (p. 21-45)

«Qu'est-ce qu'un juge-pénitent?» Pour le faire comprendre à son interlocuteur, Ciamence va remonter de quelques années en arrière. Il était à Paris un avocat connu, heureux de défendre les nobles causes, intègre dans sa profession. Mieux : assoiffé de charité; il exultait quand il pouvait rendre service et cherchait passionnément des occasions de le faire. Il était parvenu à se hisser à « ce point culminant où la vertu ne se nourrit plus que d'elle-même» (p. 27), jusqu'à ne plus se sentir à l'aise que dans les hauteurs, préférer les calèches aux taxis et haïr les spéléologues. Bien fait de sa personne, sachant plaire et rendre service, habile en toutes choses, il menait ce qu'on appelle une «vie réussie». «Jusqu'au soir où... »

Il semble que le mot ait échappé à Ciamence. L'interlocuteur interroge : Ciamence se dérobe. L'autre insiste. «C'était un beau soir d'automne...» Ciamence était monté sur le pont-des Arts. «J'allais allumer une cigarette, la cigarette de la satisfaction, quand, au même moment, un rire éclata derrière moi. Surpris, je fis une brusque volte-face : il n'y avait personne » (p. 42-43). Rentré chez lui, Ciamence se sentit mal à l'aise. «Je me rendis dans la salle de bains pour boire un verre d'eau. Mon image souriait dans la glace, mais il me sembla que mon sourire était double... »

Nous ne savons toujours pas ce qu'est un juge-pénitent. Mais Clamence reverra son compagnon le lendemain; pour l'instant, il doit aller conseiller le patron du bistrot, le «gorille», que la police inquiète pour une affaire de vol de tableau.

Troisième journée (p. 47-76)

L'entretien se poursuit le long des canaux. Il semble qu'il y gagne un autre rythme : Clamence s'attarde sur le paysage, devise sans but apparent. Mais il .retrouve bientôt le fil de sa confession. Ce rire mystérieux entendu sur le pont des Arts avait détraqué la belle harmonie de son existence. Au cœur de ses bonnes actions, il découvrait la vanité. Il se rappela qu'un jour où il avait été frappé au cours d'une altercation sur la voie publique, il s'était senti profondément humilié et il prit conscience de son désir de domination. Après tout, s'il défendait les faibles, c'est qu'il ne lui en coûtait rien. Auprès des femmes, il s'était toujours conduit comme un Don Juan, comme un cabotin, et il les faisait souffrir pour mieux s'assurer de son pouvoir.

Enfin, il découvrit la honte. « Il me semble en tout cas que ce sentiment ne m'a plus quitté depuis cette aventure que j'ai trouvée au centre de ma mémoire et dont je ne peux différer plus longtemps le récit, malgré mes digressions et ies efforts d'une invention à laquelle, je l'espère, vous rendrez justice » (p. 73-74).

Une nuit de novembre, deux ou trois ans avant le soir où il crut entendre un rire, il entendit le bruit d'un corps qui s'abattait sur l'eau. Une jeune femme, qu'il venait de croiser, s’était jetée dans la Seine.

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« services d'interprète à un compatriote qui risque de se faire difficilement comprendre du «gorille» qui tient l'éta­ blissement.

La conversation s'engage devant deux verres de genièvre.

Ou plutôt, c'est le seul Clamence qu i parle : faux monologue, dans leq uel les brèves interven tions de l'inter ­ locute ur ne sont connues que dans la mesure où Clamence les relève ou les répète sur le mode interrog atif.

Le consommateur est un quadragé naire cultivé : il cite les Éc ritures1 et emploie l'imparfait du subjonctif; son manteau est râpé, ma is ses ong les sont faits.

Il se pré­ sente sous ce nom dont nous saurons plus tard qu 'il est un nom d'emprun t : Jean-Baptiste Clamence.

li a, voici des années, quitté Par is où il était avocat, et il exerce désor­ mais à Amsterdam la profession de. »

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