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1562 : Massacre de protestants à Wassy.

Publié le 24/03/2012

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Ce premier dimanche de mars, alors que le roi Charles IXF109 ne règne que depuis deux ans et que sa mère, Catherine de MédicisF099, assure la régence, le très catholique duc François de GuiseF101, qui compte assister à une messe à Wassy, découvre sur sa route qu’un office protestant a lieu dans une grange devant laquelle il passe. Ordre est donné. Les huguenots qui sont venus prier sans armes sont massacrés. 

 

« o L'ÉDIT DE JANVIER 1562 Le 17 janvier 1562, les protestants obtiennent de Catherine de Médicis un édit très favorable à leur cause.

La régente autorise en effet les réformés à exercer leur culte dans les campagnes et les faubourgs des villes, à l'extérieur des remparts.

Les peines des huguenots sont suspendues mais, en contrepartie, ceux-ci ont l'interdiction de prêcher contre la foi catholique ainsi que de réunir troupes et subsides.

Les pasteurs font serment, devant les officiers royaux, d'observer scrupuleusement l'édit.

Malgré ces restrictions, la décision de Catherine de Médicis est très audacieuse.

Le Parlement ne s'y trompe guère et refuse d'enregistrer cet édit de tolérance avant d'y être finalement contraint par lettre de jussion (lettre adressée par le roi commandant d'enregistrer l'édit).

Jusqu'ici, jamais le pouvoir royal n'est allé aussi loin dans la tolérance et la reconnaissance du protestantisme auquel l'édit de janvier octroie pour la première fois une existence légale.

guenots se sont barricadés.

L'inévitable échauffourée éclate soudainement.

As- saillis par la troupe, les réfor- més ne peuvent se défendre qu'en jetant des pierres.

Gui- se est blessé ainsi que douze de ses hommes.

Ivre de rage, le duc décide d'en finir avec ces «hérétiques» et ordonne de pénétrer dans la grange.

L'huis est violemment défon- cé et, le dos au mur, les pro- testants doivent se rendre.

C'est alors que certains des plus intrépides tentent de s'échapper par les toits.

Ils sont impitoyablement «ar- quebusés comme des pi- geons».

Le bilan est lourd — et encore aujourd'hui discuté.

Au moins trente morts, peut- être près de quatre-vingts, et plus d'une centaine de bles- sés.

La nouvelle du massacre se propage comme une traî- née de poudre.

La capitale en émoi Sur le chemin de Paris, Fran- çois de Guise doit éviter Vitry puis Châlons où des protes- tants ont pris les armes.

Par contre, les catholiques mani- festent partout et bruyam- ment leur satisfaction, consi- dérant la tuerie comme une véritable victoire.

Le 16 mars, Guise parvient enfin à Paris, escorté par plus de trois mille hommes.

Il fait une en- trée triomphale dans la capitale.

Le prévôt des marchands lui offre une armée de 20 000 hommes et deux mil- lions d'écus d'or afin de réduire définitive- ment les protestants.

Prudent, le duc pré- tend s'en remettre à la décision à la reine.

Mais il laisse volon- tiers entendre qu'il est prêt pour cette mis- sion.

Louis de Condé, prince du sang, grand rival de François de Guise et qui fait figure de chef naturel du parti protestant, est lui aussi à Paris.

La révélation du mas- sacre de Wassy a encouragé de nombreux gentilshommes huguenots à lui offrir leurs services afin de venger l'af- front.

Paris est en ébullition et l'épreuve de force semble in- évitable.

Catherine de Médi- cis doit intervenir de nou- veau.

Elle décide de nommer gouverneur de Paris le cardi- nal de Bourbon, frère du prin- ce de Condé.

Immédiate- ment, le cardinal invite les chefs des deux partis à quitter la ville.

Seul Condé, qui craint pour sa vie, obtempère.

À présent maître de la capitale, Guise savoure sa victoire.

On ignore si le massacre de Wassy a été prémédité ou for- tuit.

Cependant, l'événement va avoir les plus graves consé- quences.

Ruinant la politique de conciliation religieuse éla- borée par Catherine de Médi- cis et son conseiller Michel de l'Hôpital, il provoque la pre- mière guerre de Religion.

Ci-dessus, portrait de Catherine de Médicis par François Clouet.

Tableau conservé au Victoria and Albert museum de Londres.

o lUtÀ - FiÂg. »

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