Devoir de Philosophie

1956: L’insurrection en Hongrie

Publié le 24/03/2019

Extrait du document

hongrie

L’insurrection en Hongrie

Avec le dégel de l'URSS, la critique du stalinisme s'installe aussi en Hongrie. Le peuple réclame la démocratie, mais les troupes russes matent la révolte en quelques jours.

Après sa défaite pendant la

 

Seconde Guerre mondiale, la

 

Hongrie est occupée par l'armée Rouge etsubitensuite, en tant que république populaire, la tutelle économique, culturelle et militaire que le traité d'amitié de 1948 souligne encore. La force motrice de la soviétisation est représentée par les communistes, soutenue par l'armée de l'URSS. Le parti communiste, sous la direction du vice-Premier ministre Matyas Rakosi, occupe de fait toutes les positions clés du gouvernement.

Les manifestants hongrois brûlent une affiche représentant Lénine.

Le pouvoir de Rakosi s'appuie sur des méthodes staliniennes. Ainsi le ministre des Affaires étrangères, Lâszlé Rajk, accusé de soutenir la ligne de Tito, est exécuté au terme d'un procès « populaire >>.

 

Un tournant s'effectue en juillet 1953 quand Imre Nagy devient Premier ministre et qu'il engage une nouvelle orientation, en lançant des réformes politiques et économiques. Sous son gouvernement, l'oppression du peuple diminue. Mais Nagy échoue dans sa lutte pour le pouvoir contre Rakosi : il est démis de ses fonctions pour

déviationnisme et exclu du parti en novembre 1955.

hongrie

« des sanctions contre les staliniens.

Le lendemain, une manif estation d'étu­ dia nts dégénère en révolte popu­ lair e.

Des combats de rue entre mani­ festants et pol ice gag nent tout le pays.

L'armée intervient aux côtés des insur gés contre les troupes sovié­ tiques.

Imre Nagy, revenu au pouvoir peu de temps avant, démissionne de son poste de Premier ministre.

Le retrait du pacte de Varsovie et la formation d'un gouvernemen t constitué d'homme s politique s modérés offrent un prétexte à l'URSS pour inter venir militairement.

L'armée Rouge, appelée par Janos Kadar, pénètre en Hongrie le 4 novem­ bre et réprime dans le sang l'insur­ recti on.

On compte 25 000 morts.

En tant que nouveau chef du parti commun iste, Kadar procède à la normalis ation du pays en ordonnant des déportations et en se livrant à une épuration.

Environ 200 000 Hon­ grois s'enfuient en Autriche.

Imre Nagy est dépor té en Roumanie et exécuté en 1958.

Sa réhabil itation intervient en 1979, vingt et un ans plus tard.

Les hommes politiques hongrois après la guerr e 18 92-1971 Matyas Rakosi Mil itant clandestin du parti communis te hongrois en 19 24, Râkosi est condamné en 1925 à huit ans de prison, puis en 1935 à la perpétuité.

En 19 40, il est libéré et il gagne l'UR SS.

À partir de 1945, il est secrétaire général du parti communis te dans son pays, et assure ensuite la fonction de vice-Premier ministre durant sept ans.

En 1952, il est à la tête du gouvernement.

Au début de la désta linisation, il est déposé en tant que chef du parti et se retire en URSS.

Il est exclu du parti en 1962.

1896-1958 Imre Nagy Premier ministre (1953-1955 et 1956}, il tente en vain d'i mposer un ordre social démocratique.

Dans le cadre du soulèvement d'octobre 1956 il annonce l'insta uration du multip artisme et, au début de novembre, le retrait du pacte de Varsovie.

Après l' invasion de l'armée Rouge, Nagy s'enfuit en Yougoslavie qu'il quitte après avoir reçu la garantie de l'immuni té.

Mais il est emprisonné et, en 1958, exécuté pour haute trahison.

19 09-1 949 L.âszl6 Rajk Le militant commun iste de la guerre d'Espagne est minis tre de l'Intérieur de 1946 à 1948, puis en 1948 et 1949 min istre des Affa ires étrangères ; c'est en assumant cette fonction qu'il est accusé d'espionnage pour les États -Unis et de déviationnisme en soutenant Tito ; il est exécuté en 1949 et réhabilité en 1955.

1912 -1989 Jânos Kâdâr Bien qu'il se soit efforcé d'instaurer de pruden tes réformes dans sa politique in térieur e, sa politique extérieure est tournée vers l'URSS.

Il constitue en 1956, pendant le soulèvement, un contr e-gouvernement et appelle l'armée Rouge à l'aide contre Imre Nagy.

Chef du parti jusqu'en mai 1988 et chef de l'État jusqu'en 1968, il permet à son pays, grâce à son « communisme gou­ lasch » et à sa politique de réformes, d'atteindre le plus haut niveau de vie des pays de l'Est.

195 6. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles