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Dynamique d’évolution d’une association de jeunesse musulmane en Côte d’Ivoire : Cas de L’Association des Jeunes

Publié le 15/07/2022

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histoire

« SOMMAIRE PARTIE 1 : CONTEXTE ET CREATION DE L’ASSOCIATION DES JEUNES MUSULMANS EN COTE D’IVOIRE (AJMCI) (1980-1992)……………………………. CHAPITRE1 : CONTEXTE DE CREATION DE L’AJMCI…………………………… I. LE CONTEXTE DE LA PLURIALITE POLITIQUE EN COTE D’IVOIRE ET L’ECLOSION DE LA SOCIETE CIVILE IVOIRIENNE…………………………… II. LES EFFETS DE LA PLURIALITE POLITIQUE EN COTE D’IVOIRE SUR LA COMMUNAUTE MUSULMANE…………………………………………………. CHAPITRE2: DE LA MISE EN PLACE DES PREMIERES ASSOCIATIONS MUSULMANES DE QUARTIERS ( AJMQ) A LA CREATION DE L’ASSOCIATION DES JEUNES MUSULMANS EN COTE D’IVOIRE(AJMCI) ……………………………….. I. DU FOISONNEMENT DES ASSOCIATIONS ET COMMUNAUTES DES JEUNES MUSULMANS DE QUARTIERS, A LA MISE EN PLACE DES COMITES DE COORDINATION INTERQUARTIERS ET INTERCOMMUNALES DES ASSOCIATIONS ET COMMUNAUTES DE JEUNESSES. (1980-1986)…………. II. DE LA MISE EN PLACE DES COMITES DE COORDINATION INTERQUARTIERS ET INTERCOMMUNALES LA CREATION DE L’AJMCI…………………………………………………………………………….. PARTIE 2 : LES MOYENS ET TYPES D’ACTIONS MENEES PAR L’AJMCI……. CHAPITRE 3 : LES MOYENS D’ACTONS DE L’AJMCI…………………………………. 12 I. LA FORMATION DES MEMBRES ET LES SOUS-COMITES, COMME PRINCIPAUX MOYENS D’ACTIONS DE L’AJMCI …………………………………. II. LES MOYENS FINANCIERS, MATERIELS ET TECHNIQUES……………………….. CHAPITRE4: LES DIFFERENTES ACTIVITES MENEES PAR L’AJMCI……………… I. LES ACTIVITES DU BUREAU EXECUTIF NATIONAL(BEN)……………… II. LES ACTIVITES DES DIFFERENTES BUREAU REGIONAUX ET COMMUNAUX……………………………………………………………………. PARTIE 3 : AQUIS ET LIMITES DE L’AJMCI DE 1992 A 2015…………………… CHAPITRE5 : LES ACQUIS DE L’AJMCI…………………………………………………. I. LES ACQUIS DU BEN ET DES BUREAUX REGIONAUX ET COMMUNAUX (BRII. L’AJMCI ET LA CONSTRUCTION D’UNE CULTURE ISLAMIQUE EN COTE D’IVOIRE…………………………………………………………………………… CHAPITRE6 : LES LIMITES DE L’AJMCI……………………………………………… I. LES LIMITES FINANCIERS ET LE DEFIT DE LA MOBILISATION……………………………………………………………………… II. L’AJMCI A L’EPREUVE DES RIVALITES ENTRE ASSOCIATIONS ET IDEOLOGIES ISLAMIQUES LOCALES…………………………………………….. 13 INTRODUCTION GENERALE 14 JUSTIFICATION DU CHOIX DU SUJET  Les raisons subjectives Le choix de notre thématique d’étude est né d’un entretien avec le Docteur Issouf Binaté en Aout 2017, en ses termes : « J’étais en avril dernier en Turquie dans le cadre d’un colloque, au sortir de ce colloque j’ai trouvé que même si Miran Marie a menée d’important travaux sur les mouvements associatifs islamiques en Côte d’Ivoire, plusieurs aspects semblent être encore ignoré ou négliger. Je te propose les associations de jeunesses musulmanes en Côte d’Ivoire cas de la Jeunesse Musulmane de Côte d’Ivoire (JEMCI) et l’Association des Jeunes Musulmans en Côte d’Ivoire (AJMCI). (...) Soutenus respectivement pas le CODIS et le COSIM elles se rivalisent sur la scène en terme d’action, d’activité et stratégie de daawa à Abidjan depuis un certain moment(…) ». Nouvellement convertir à l’islam (soit le 15 Avril 2015), on avait cette soif de rattraper tout le temps perdu à travers toutes nos œuvres et les études n’ont pas échappé à cette ambition. La volonté de concilier deux terrains parfois opposés que sont la foi religieuse et la vérité scientifique, soit la recherche universitaire, la recherche et la préservation de l’Iman1 a ainsi renforcé notre engouement pour ce thème qui allait être prétexte favorable pour rencontrer des personnalités importantes des savants, des guides religieux etc. Cette thématique apparait pour nous comme une réponse adéquate pendant une période de troubles et bouillonnement personnel, c’est aussi le lieu pour nous, de mieux cerner l’évolution et le dynamisme de l’islam de la Côte d’Ivoire moderne. A l’entame des entretiens nous avons jugés plus efficace de concentrer notre travail sur l’AJMCI c’est ainsi qu’on a proposé au Docteur le thème suivant : Dynamique d’évolution d’une association de jeunesse musulmane en Côte d’Ivoire : Cas de L’Association des Jeunes Musulmans en Côte d’Ivoire (AJMCI) de 1980 à 2015et ce fut 1 - la certitude absolue, la foi 15 validé. Au delà de ces considérations personnelles, convient-il de souligner qu’il y’a des considérations scientifiques qui justifie le choix de notre thématique.  Les raisons scientifiques Par analyse des quelques livres parcourus et entretiens réalisés nous sommes arrivés à un constat général sur la situation de l’araigne socioreligieux en Afrique. C’est que depuis la période coloniale et plus encore post coloniale, l’Afrique de l’ouest s’est distinguée par la perméabilité de ses frontières nationales aux cultes traditionnels et néo-prophétiques ainsi qu’aux Eglises chrétiennes, surtout évangéliques.2A côté de ces mouvements, s’affiche un dynamisme exceptionnel de nature islamique, obligeant ainsi MADORE Frederick à parler de ‘’la construction d’une sphère publique musulmane en Afrique de l’ouest.3 ’’ Dans le contexte ivoirien, l’introduction de l’islam est étroitement liées aux phénomènes de migrations que ce pays connu avec l’arrivée des Mandé du nord en provenance, pour l’essentiel, du Mandingue4 . Les premières communautés musulmanes se situent entre le XI ème et XII ème siècle et se composent des proto- Dioula, en l’occurrence les Ligbi et les Noumou.5La diffusion de cette religion allait connaitre un succès dans les autres contrées de la future Côte d’Ivoire au cours des siècles suivants. A partir du début XXème siècle les colons français semblent avoir énergiquement contribué au renfoncement de l’islam dans cet espace, mais involontairement6 . Quelques acteurs clés tels que les colporteurs, les marabouts, les soldats de l’armée coloniale, et même les écoles coraniques7 , semblent avoir pris une part active dans l’enracinement de la religion de Muhammad dans la colonie ivoirienne. A l’ère des indépendances, les musulmans ont par ailleurs milité auprès des élites et intellectuels africains. Depuis cette époque les rapports entre musulmans et politiques, ont connu des phases assez mitigées, rapports considérées parfois gênants dans l’organisation et le dynamisme de la communauté musulmane.8 Dans la décennie 1970, la situation évolua 2 - MIRAN (Marie), 2005, « D’Abidjan à porto novo : associations islamiques, culture religieuse réformiste et transnationalisme sur la côte de Guinée,», L.Fourchard, A.Mary and R. Otayekeds, Entreprises religieuses transnationales en Afrique de l'Ouest, IFRA Ibadan Karthala Paris, pp. 43-72 3 - MADORE (Frederick), 2016, La construction d’une sphère publique musulmane en Afrique de l’ouest, Collection religions, cultures et sociétés, PUL, Canada, 133p 4 - Mandingue : région du haut Sénégal et haut Niger où principalement, les Bambara, les Dioula, les Soussou. 55- OUATTARA (Dabila), 2013, Histoire de l’Islam en Côte d’Ivoire : pénétration et évolution, Balafons, Côte d’Ivoire, 191p 6 - En effet, l’islamisation n’a jamais été l’objectif des colons. La recherche du lucre avaient imposer à ces derniers à faire appelle aux opérateurs économiques noirs extérieurs à la colonie de Côte d’Ivoire pour la plus part de culture soudanaise et musulmane. Ces acteurs vont part conséquent diffuser leur croyance. 7 - MARTY (Paul), 1922, Etude sur l’Islam en Côte d’Ivoire, Paris, édition Ernest Leroux, 1922, 515p. 8 - MIRAN (Marie), 2005, Idem, pp. 43-72 16 sensiblement compte tenu de certaines réalités sociopolitiques dont la démographie écrasante des musulmans, et la naissance des toutes premières associations musulmanes du pays après la défunte Union Culturelle Musulmane (UCM)9 . De 1980 et surtout dans les années 1990, l’islam en Côte d’Ivoire affiche une image nettement distincte de celle des années antérieures. Cette reconfiguration est le résultats des actions d’une nouvelle élite de jeunes musulmans composées d’arabisants et francophones (hommes de sciences islamiques, intellectuels, cadres moyen et supérieurs) .Cette jeunesse musulmane à remodeler l’image de l’islam en Côte d’ivoire10, une sorte de modernité islamique à l’ ivoirienne c’est ce que Marie Miran a appelé « modernité bien comprise11 ». Le dynamisme de ces jeunes se manifeste à travers des actions concrètes à savoir l’évolution de l’organisation du hadj12, l’enseignement confessionnel islamique13, l’établissement de relations entre les musulmans ivoiriens et leurs coreligionnaires dans monde14, la réduction considérable des crises entre imams pour la direction dans les mosquées, la responsabilisation des autorités spirituelles à travers le COSIM15 et CNI16. D’après Doumbia Seydou: « Avant le CIN-COSIM s’était du désordre, on avait même parfois honte de notre religion qui se présentait comme un refus de la modernité ou de l’occidentalisation. Leurs avènement a permit d’avoir plus ou moins une cohérence au niveau des débuts du mois de Ramadan, la fixation des fêtes, l’élection des guides dans les mosquées, etc(…) » 17 . Ces actions sont dès lors suivies par la création des associations de bases18 et des associations spécialisées, parmi lesquelles l’Association des Jeunes Musulmans en Côte d’Ivoire (AJMCI). Elle (l’AJMCI) a réussit à se démarquer aussi bien par son statut de 9 - Intra 10- Avant les années 1970 ou les intellectuels s’infiltrèrent dans la gestion des affaires la communauté, l’islam en Côte d’Ivoire était cloitré au lieu de culte, puis se caractérisait par divers déchirements internes. 11- MIRAN (Marie), 2006, «. La lumière de l’islam vient de Cote d’Ivoire’ : Le dynamisme de l’islam ivoirien sur la scène ouest-africaine et internationale», Canadian Journal of AfricanStudies, Taylor & Francis (Routledge), vol. 41, n°1, p12 12 - TRAORE(Yssoufou), 2015, L’organisation du pèlerinage à la Mecque en Côte d’Ivoire : contribution de l’Etat et des associations islamiques de 1973 à 2006, Mémoire de Master en Histoire, UFR-S.H.S-UFHB, Abidjan, 129p 13 - BINATE (Issouf), 2012, l’enseignement islamique en Côte d’Ivoire : débats et évolutions, in les lignes de Bouaké, la Neuve N°3, pp213-239 14 - MARIE (Miran), 2006, Islam, histoire et modernité en Côte d’Ivoire, Paris, Karthala, 558p 15- Conseil Supérieur des Imams 16- Le Conseil National Islamique (CNI) est une structure fédératrice de l’AEEMCI, l’AJMCI et de l’AFMCI. 17- Doumbia Seydou, Entretien réalisé le 28 juin 2017, Bouaké (Ahougnanssou) 18- Par association de base il faut entendre par là, l’ensemble des associations qui vont intervenir couramment dans la survie des associations spécialisées. C’est le cas de la Ligue Islamique des Prédicateurs de Côte d’Ivoire (LIPCI), dont les membres seront les principaux guides spirituels et animateurs des conférences organisé par l’AEEMCI, l’AJMCI etc. 17 structure de jeunesse que par l’accroissement de sa visibilité sur la scène islamique. De même, elle présente dans son processus de création d’importantes informations ignorées ou négligées par les auteurs qui se sont intéressés à cette association. D’où l’intérêt pour la communauté scientifique de tirer profit de notre modeste document à travers les résultats de nos recherches sur la thématique: « Dynamique d’évolution d’une association de jeunesse musulmane en Côte d’Ivoire : Cas de L’Association des Jeunes Musulmans en Côte d’Ivoire (AJMCI) de 1980 à 2015». Pour une meilleure compréhension de notre sujet, la définition de certaines expressions semble être indispensable. DEFINITION ET DELIMITATION DU SUJET Cette rubrique est composée de trois parties principales. Nous avons la définition des termes du sujet, la délimitation spatiale (ou géographique) et la justification des bornes chronologiques dans lesquelles s’inscrivent notre sujet.  Définition des termes du sujet Du sujet de recherche « Dynamique d’évolution d’une association de jeunesse musulmane en Côte d’Ivoire : Cas de L’Association des Jeunes Musulmans en Côte d’Ivoire (AJMCI) 1980-2015 »se dégage des termes clés. Il s’agit notamment des mots tels que «Dynamique», «évolution», «association de jeunesse musulmane». Ceux-ci nécessitent une définition et explication pour en maitriser les corrélations. L’expression « dynamique », exprime les relations de forces d’un mouvement, d’un corps etc., dans un élan précis. Son usage dans le cadre de notre étude s’appréhende à la lecture des lignes ci-après. En effet, les années 1980 marquèrent une redynamisation des activités islamiques dans le pays. L’action des arabisants associée à celle des élèves et étudiants musulmans donnèrent un nouveau souffle à l’Islam ivoirien. Grâce à l’ l’Association des Elèves et Etudiants Musulmans de Côte d’Ivoire (AEEMCI) spirituellement encadré par leurs ainés du Conseil Supérieur Islamique (CSI), de nouvelle associations vu le jour c’est le cas du Communauté Musulmane de la Rivera, l’une des toute première. Cet engouement structurel s’est poursuivi jusqu’au printemps démocratique en 1990, et semble poursuivre son cours aujourd’hui. L’importance de ces structures résident dans leur l’impact sur l’évolution de la société islamique en généralement et surtout sur ses animateurs qui incarne ‘’un 18 Ensuite, par l’usage de l’expression « évolution », l’on doit se rendre compte des différentes phases qui ont menées à l’érection d’un leadership de jeune musulman en Côte d’Ivoire, dès les premiers instants AEEMCIstes. Grâce au pragmatisme de ces AEEMCIstes (intellectuels) la notion de s’organiser commença à prendre forme chez les autres jeunes non scolarisés. A côté de ce facteur, la notion d’évolution revoit surtout à la prise de conscience généralisée et bien exploitée des jeunes musulmans ivoiriens depuis la mis 1975, en passant par 1a décennie 1980 puis renforcée avec les intempéries démocratiques de 1990. L’Etat ivoirien a défini les conditions de création des associations en Côte d’Ivoire à travers des dispositions juridique et administrative bien identifiées. Il s’agit de la loi n°60-315 du 21 septembre 1960, relative aux associations19. Ici l’association est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun d’une façon permanente leur connaissance ou leur activité dans un but autre que lucratif. Celle à nature islamique débute à partir de la mi-XXème siècle, avec la création de l’UCM-CI. La création de ces associations musulmanes prit vers la fin des années 1980, un accroissement remarquable, notamment les associations spécialisée ou de groupe de corporation ou de métier, c’est le cas de l’AJMCI par exemple. Cette association est une illustration parfait de « l’éveil de la flamme spirituelle longtemps dormante chez les jeunes musulmans de divers statut social. » 20En effet, sous les tenants de l’islam traditionniste21, l’islam fut longtemps perçu comme l’antithèse de la modernité. Ces jeunes et intellectuels vont offrir une nouvelle lecture de leur religion mais, de façon structurée à travers la mise sur pied des associations dans lesquelles ils militent autrement dit les «associations de jeunesse musulmanes». »

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