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Konoe Fuminaro

Publié le 27/02/2008

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Le prince Konoe Fuminaro fut appelé deux fois à la tête du Japon impérialiste avant la Deuxième Guerre mondiale en Extrême-Orient ; sa mission, qui était d'éviter l'affrontement avec les États-Unis, échoua totalement. Ce fut comme si, à travers lui, le Japon avait voulu se souvenir une dernière fois de la part la plus noble de son passé avant de s'abandonner à la folie militariste et de se jeter dans la guerre. L'apocalypse atomique mit une fin terrible à cette aventure et, pour la première fois de son histoire, l'Empire insulaire fut occupé par une armée étrangère. Après la défaite, Konoe se trouva face au vainqueur MacArthur ; espérant encore jouer un rôle dans le rétablissement de son pays, il élabora une nouvelle constitution. Mais son temps était bien révolu. A la vérité, cet homme n'appartenait pas au vingtième siècle, mais bien plutôt à la brillante époque de ses illustres ancêtres d'il y a dix siècles, les Fujiwara. Dernier descendant de cette glorieuse lignée qui, dans un passé meilleur, avait constamment donné à l'empereur femmes et régents, il mourut de sa propre main, par le poison ; le premier hiver de l'après-guerre s'étendait sur le Japon, et les Américains s'apprêtaient à arrêter l'ancien chef du gouvernement pour crimes de guerre. Le 16 décembre 1945, les vainqueurs trouvèrent ce Hamlet japonais mort dans son lit ; à côté de lui cette sentence : " Je dois dire que je me suis anéanti moi-même et qu'aucun être, grand ou petit, ne peut être anéanti, si ce n'est de sa propre main. "

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