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Londres est-elle une capitale ?

Publié le 24/04/2026

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« Bon travail, pensez cependant à vous relire L’article « Londres est-elle une capitale ? » a été écrit par l’historien médiéviste Jean-Philippe Genet, spécialiste de l’histoire politique et institutionnelle de l’Angleterre médiévale.

Il a consacré une grande partie de ses travaux à la formation de l’État en Angleterre entre le XIIIᵉ et le XVe siècle.

Parmi ses ouvrages majeurs figure notamment La genèse de l’État moderne, dans lequel il analyse les transformations politiques et culturelles qui accompagnent la construction progressive d’un pouvoir monarchique plus centralisé en Angleterre.

Ses recherches s’inscrivent dans un courant historiographique qui cherche à comprendre la construction de l’Etat. L’article, proposé à notre étude, a été publié en 2006 dans les Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l’enseignement supérieur public, à la suite d’un colloque consacré aux villes et capitales au Moyen Âge, qui s’est tenu en 2005 à Istanbul.

Cet article s’inscrit dans une réflexion collective sur la notion même de capitale dans les sociétés médiévales.

Jean-Philippe Genet, pour cet article, part d’un constat paradoxal.

Londres est incontestablement la plus grande ville d’Angleterre au Moyen Âge, mais cela ne suffit pas nécessairement à en faire une capitale politique. Alors, pourquoi Londres, malgré l'absence physique du Roi et d'un centre religieux unique, s'impose-t-elle comme le cœur indispensable de l'État moderne anglais au Moyen Âge ? Ainsi, Londres est montrée ne correspond pas au modèle de la capitale.

Que, La fonction économique est au service de Londres.

Enfin, que les fixations des institutions participent à la formation d’une capitale politique. I.Une grande ville qui ne correspond pas au modèle de la capitale A. Le fonctionnement du duopole : le lien entre Londres et Westminster Au Moyen Âge, Londres présente une organisation originale qui la distingue des autres capitales européennes.

Contrairement à des villes comme Paris, où le pouvoir politique et royal est concentré en un seul lieu, Londres repose sur un système bipolaire.

D’un côté, Westminster constitue le centre du pouvoir politique et symbolique.

Dès le XIe siècle, Édouard le Confesseur y fait construire l’abbaye de Saint-Pierre, qui devient le lieu des rituels royaux et de la légitimité dynastique.

De l’autre côté, la Cité de Londres, héritée de l’époque romaine, s’impose comme le cœur économique du royaume, dominé par les activités marchandes et financières.

Cette séparation spatiale ne constitue pas une faiblesse, mais une complémentarité.

La Tamise joue un rôle central en assurant la circulation entre ces deux pôles, tandis que le Strand devient un axe de liaison stratégique, où s’installent les résidences des élites.

Par ailleurs, les institutions religieuses et hospitalières, souvent situées en périphérie de la Cité, matérialisent la transition entre l’espace urbain dense et les zones suburbaines menant à Westminster.

Ainsi, Londres fonctionne comme une capitale sans centre unique : elle tire sa force de l’articulation entre la richesse économique de la Cité et le pouvoir politique de Westminster. B.

Londres sans centralité religieuse où est l'idée essentielle à retenir ? Selon l'auteur, Londres n'occupe pas une place religieuse majeure au Moyen Âge.

Dès la fin du VIe siècle, le pape Grégoire le Grand avait envisagé d'y installer un archevêché, dans le cadre de la mission d'Augustin chargé d'évangéliser les Anglo-Saxons.

Toutefois, à son arrivée en 597, Augustin reçoit du roi Æthelberht l'autorisation de s'installer à Canterbury, où il fonde son diocèse.

Dès lors, le principal centre religieux du royaume se trouve à Canterbury.

Londres voit donc sa centralité religieuse fortement limitée.

Certes, la ville possède un évêque, mais celui-ci demeure suffragant à l'archevêque de Canterbury, ce qui confirme qu'elle n'est pas le cœur du pouvoir ecclésiastique anglais.

Certaines institutions religieuses majeures se trouvent même dans des espaces voisins, comme Westminster.

De plus, on peut également citer lla relique de saint Ælfheal.

Elle a été transférée sans contestation à Canterbury, signe que Londres ne parvient pas à s'imposer comme capitale religieuse face aux sièges majeurs comme Canterbury, York ou Winchester.

On peut comparer la situation religieuse de Londres à celle de Paris, où dans le cas de la ville française on trouve un lieu religieux imposant, qui est la cathédrale de Notre-Dame.

On y trouve aussi la Sainte Chapelle, qui est considérée comme la première église du royaume.

On remarque également qu’à Londres, il n’y a pas de saint patron, contrairement à Paris où Geneviève est la sainte patronne des Parisiens. II. A. L’importance de la fonction économique de Londres : le fondement de sa centralité Une domination économique de la ville Jean-Philippe Genet insiste d’abord sur le rôle économique déterminant de Londres, qui constitue la principale source de sa centralité au sein du royaume d’Angleterre.

Même si la ville n’abrite pas directement les institutions gouvernementales, sa puissance commerciale et financière en fait un élément indispensable au fonctionnement du pouvoir royal. Londres domine largement le système urbain anglais au Moyen Âge.

Sur le plan économique, l’écart avec les autres villes est frappant : en 1334, Londres est cinq fois plus riche que Bristol, sa principale concurrente, et au début du XVIᵉ siècle elle est dix fois plus riche que Norwich, alors seconde ville du royaume. Cette domination économique s’explique en grande partie par la position géographique de la ville sur la Tamise.

Londres se situe au premier point où le fleuve peut être franchi relativement facilement, ce qui a contribué à structurer les réseaux commerciaux du sud de l’Angleterre.

Londres est alors un carrefour essentiel entre les régions productrices de l’intérieur du royaume et les circuits commerciaux maritimes.

Cette puissance économique repose sur une forte capacitée d’attraction démographique.

La ville attire en permanence de nouveaux migrants venus de différentes régions d’Angleterre, notamment des Midlands à partir de la fin du XIIIᵉ siècle.

Ce flux migratoire constant compense les pertes démographiques et contribue au dynamisme économique de la ville. La puissance économique de Londres joue un rôle crucial dans les relations entre la ville et la monarchie.

Les souverains anglais dépendent largement des ressources financières de la cité pour financer leurs politiques, notamment leurs campagnes militaires.

Henri V demande ⅓ des ressources financières pour son expédition.

Et en échange, il est obligé de confirmer les libertés et l'autonomie.... »

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