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Royal Navy: océan Indien (seconde guerre mondiale).

Publié le 03/10/2012

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Royal Navy: océan Indien (seconde guerre mondiale). Prélude à la défaite Depuis la Première Guerre mondiale, les Britanniques auraient dû savoir qu'une fois pleinement engagés en Europe, ils ne pourraient guère distraire des forces vers le théâtre d'opérations d'Extrême-Orient. A vrai dire, le problème ne s'était pas posé au cours du premier conflit mondial, car, à cette époque, la seule puissance capable de se heurter aux Britanniques dans cette partie du monde était un pays allié, à savoir le Japon. Le traité de Washington mit fin à l'alliance anglo-japonaise puis, au fil des jours, les relations entre les deux anciens alliés ne cessèrent de se détériorer. Tant que régna la paix en Europe, la Grande-Bretagne crut possible d'honorer ses engagements envers l'Australie et la Nouvelle-Zélande, donc, de déployer sa flotte en Extrême-Orient. Cette dernière opération, qui s'effectuerait à partir de Singapour, devait prendre quatre-vingt-dix jours.

« Royal Navy: océan Indien Il Crise et équilibre Singapour constituait la pierre angulaire du système défensif britannique en Extrême-Orient, puisqu'elle barrait l'accès de l'océan Indien à un ennemi venant de l'est.

La Grande-Bretagne manquait cependant des moyens adéquats pour dé­ fendre cette position clé et ne pouvait consacrer que deux gros bâtiments de guerre à sa protection.

Mais l'efficacité de ces derniers dépendait d'une bonne cou­ verture aérienne.

Malheureusement, les Britanniques n'avaient pas l'aviation né­ cessaire.

La perte du Repu/se et du Prince of Wales, le 1 0 décembre 1941, scella le destin de Singapour.

Le 14 décembre, l'Amirauté prit la décision de replier sur Ceylan tous les bâtiments de surface.

Cette opération connut 3 sortes de diffi­ cultés: tout d'abord, la Royal Navy dut, une fois la flotte japonaise présente sur ce théâtre d'opérations, assurer de son mieux la défense d'un secteur immense, allant de l'Inde à la Birmanie, et protéger ses voies de communication côtières et transocéaniques.

Ensuite, les Britanni­ ques ne disposaient pas d'une base opé­ rationnelle appropriée.

Colombo et Trin­ comalee offraient de médiocres abris et l'Afrique orientale se trouvait trop éloi­ gnée.

Pendant quelque temps, les Bri­ tanniques opérèrent à partir de l'atoll Addu, le plus méridional des îles Maldi­ ves.

Enfin, les renforts qui arrivèrent après le 7 décembre se révélèrent insuffisants, face à une flotte japonaise sans cesse plus importante.

Néanmoins, à la fin de mars 1942, la Grande-Bretagne était par­ venue à se doter d'une escadre consistan­ te dans l'océan Indien.

Cette flotte com­ prenait 2 porte-avions lourds, 1 porte­ avions léger, 5 cuirassés, 7 croiseurs, 16 contre-torpilleurs et 7 sous-marins.

Tou­ tefois, cet ensemble ne permettait nulle­ ment d'envisager la situation avec opti­ misme.

Les porte-avions manquaient d'appareils, et il y avait peu d'avions de reconnaissance.

Quatre cuirassés appar­ tenaient à la désuète classe «R».

Très lents, ils pouvaient se révéler une gêne plutôt qu'une aide.

Les unités légères, pé­ rimées pour la plupart, nécessitaient d'urgentes transformations.

Pour médio­ cre qu'elle fût, cette flotte constituait cependant une force précieuse.

Elle sur­ vécut à l'incursion japonaise dans l'océan Indien en avril 1941.

Ensuite, ce théâtre d'opérations passa au second plan, car le Pacifique devint le centre de gravité de la guerre navale.. »

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