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SALADIN

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L’œuvre de Saladin

 

Lorsque Saladin disparaît, en 1193, la dynastie des Ayyubides qu’il a fondée (du nom de son propre père, Ayyub) domine l’Égypte, la Syrie, la Palestine (à l’exception des places fortes franques), la Mésopotamie et le Yémen.

 

_ Le plus grand souverain musulman du Moyen Âge a accompli une œuvre immense. Il a modifié le régime de répartition des terres, réorganisé l’armée et fortifié Le Caire. Vainqueur des Fati-mides chiites, il a diffusé l’orthodoxie sunnite en fondant des medresas, écoles juridico-religieuses qui forment les cadres de l’administration. Dépourvu d’animosité vis-à-vis des non-musulmans, il a empêché la destruction du Saint-Sépulcre et n’a persécuté ni les chrétiens ni les juifs qui, comme partout en Islam, jouissent du statut de dhimmis protégés »).

 

Pour lui, comme pour Saint Louis, la guerre sainte oblige à un comportement d’une absolue rigueur morale. Ces vertus chevaleresques, reconnues par ses alliés comme par ses adversaires, lui ont valu d’être placé par Dante dans la Divine comédie, dans un lieu de l’enfer réservé aux âmes pures qui n’ont pas connu le Christ.

En 1191, malgré la résistance de Saladin, “ la vieille ville arabe fortifiée de Saint-Jean-d’Acre est reprise par Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion. Cette bataille, gagnée au terme d’un siège tenace, s'inscrit dans le cadre de la troisième croisade. Un siècle plus tard, la ville est reprise par les Mamelouks, mettant fin à deux siècles de présence latine en Terre sainte.

 

LE ROI LÉPREUX

 

VU PAR LES MUSULMANS

 

« Les Francs mirent la couronne sur sa tête ; malgré ses infirmités ils s’attachèrent à lui. [...] Il demeura parmi eux dix années environ, monarque obéi, objet de leur sollicitude, veillant à la concorde entre eux.» Ainsi s'exprime, au moment de la mort de Baudouin, le porte-parole de Saladin, Imad ad-Din al-lsfahani.

« Saladin 1 Royaume d'Arménie 2 Principauté d'Antioche 1 Royaume de Chypre 4 Comté de Tripoli 1 Royaume de Jérusalem Césarée o • Apogée de l'empire ayyoubide • Territoire mamelouk en 1250 � Territoire mamelouk en 1253 f � Territoire mamelouk en 1260 Territoire chrétien vers 1260 Batailles 250 km �� 0]00 .. � LaMee � il fait couronner son neveu de 5 ans, fils de sa sœur Sybille, qu'il associe au trône sous le nom de Baudouin V Il meurt en 1185, à l'âge de 24 ans. Le comte de Tripoli, qui gouverne au nom de Baudouin V, signe une trêve avec Saladin. Mais l'enfant-roi meurt à son tour en 1186. Rien ni personne, en Palestine, ne s'oppose plus aux conquêtes du sultan kurde. L'union en marche Dès la disparition du Roi lépreux, les conflits reprennent entre princes francs. Raymond de Tripoli, le régent, Renaud de Châtillon, le sou­ dard sans foi ni loi, Guy de Lusignan, beau-frère de Baudouin lV et beau-père de l'enfant-roi, se déchirent sans retenue. Il n'y a plus trace de la concorde si difficilement maintenue par le sou­ verain disparu. À la mort de Baudouin V, sa mère et son beau­ père se font couronner roi et reine de Jérusa­ lem. Saladin profite de la trêve conclue avec le comte de Tripoli pour mettre de l'ordre aux marches de son empire. En 1187, Renaud de Châtillon rompt la trêve, le sultan quitte Damas et inflige aux Francs une terrible défaite. Le 4 juillet, Guy de Lusignan est fait prisonn ier, Renaud de Châtillon exécuté. Acre, Sidon, Asca­ lon, Nazareth tombent aux mains des musul­ mans. Le 2 octobre, c'est au tour de Jérusalem. La ville de Damas � est prise par Noureddine et devient la capitale de son royaume de Syrie en 1.154. Capitale sunnite, elle est occupée en 1.17 4 par Saladin, qui envahit progressivement toute la Syrie. Après la mort de Saladin, Damas, dominée par la dynastie des Ayyubides, devient un important centre culturel . ' Saladin a dirigé la lutte contre les Francs, établis en Palestine et en Syrie depuis la première croisade de 1097-1099. Conclue en 1.192, l'entente entre Saladin et Richard Cœur de Uon (sur ces deux médaillons) aboutit à une coexistence pacifique. Les chrétiens ne possèdent plus que quelques places sur la côte, Tyr, Tripoli et Antioche. Ce désastre émeut l'Occident et provoque le départ de la troisième croisade, conduite par l'empereur allemand, Frédéric Barberousse, le roi d'Angleterre, Richard Cœur de Lion et Phi lippe Auguste, roi de France. L'empereur se noie acci­ dentellement dans le Cydnus (aujourd'hui Tarsus Çayi, en Turquie). Les rois de France et d'Angle- terre viennent au secours de Guy de Lusignan, récemment rendu à la liberté, et reprennent Acre, Jaffa et Ascalon. Philippe Auguste regagne la France, Richard et Saladin signent une trêve en 1192: les chrétiens conservent les places côtières reprises aux musulmans, Saladin garde Jérusa­ lem et ses autres conquêtes et laisse libre passage aux pèlerins qui visitent les Lieux saints. La coexistence durera un demi-siècle. L'œuvre de Saladin Lorsque Saladin disparaît, en 1193, la dynastie des Ay yubides qu'il a fond�e (du nom de son propre père, Ayyub) domine l'Egypte, la Syrie, la Palestine (à l'exception des places fortes franques), la Méso­ potamie et le Yémen. _ Le plus grand souverain musulman du Moyen Age a accompli une œuvre immense. Il a modi­ fié le régime de répartition des terres, réorganisé l'armée et fortifié Le Caire. Vainqueur des Fati­ mides chiites, il a diffusé l'orthodoxie sunnite en fondant des medresas, écoles juridico-reli­ gieuses qui forment les cadres de l'administra­ tion. Dépourvu d'animosité vis-à-vis des non­ musulmans, il a empêché la destruction du Saint-Sépulcre et n'a persécuté ni les chrétiens ni les juifs qui, comme partout en Islam, jouis­ sent du statut de dhimmis («protégés»). Pour lui, comme pour Saint Louis, la guerre sainte oblige à un comportement d'une absolue rigueur morale. Ces vertus chevaleresques, recon­ nues par ses alliés comme par ses adversaires, lui ont valu d'être placé par Dante dans la Divine comédie, dans un lieu de l'enfer réservé aux âmes pures qui n'ont pas connu le Christ. ...... En 1.191, malgré la résistance de Saladin, la vieille ville arabe fortifiée de Saint-Jean­ d' Acre est reprise par Philippe Auguste et Richard Cœur de Uon. Cette bataille, gagnée au terme d'un siège tenace, s'inscrit dans le cadre de la troisième croisade. Un siècle plus tard, la ville est reprise par les Mamelouks, mettant fin à deux siècles de présence latine en Te"e sainte. LE ROI LÉPREUX VU PAR LES MUSULMANS • Les Francs mirent la couronne sur sa tête; malgré ses infirmités ils s'attachèrent à lui. [ ... ] Il demeura parmi eux dix années environ, monarque obéi, objet de leur sollicitude, veillant à la concorde entre eux. • Ainsi s'exprime, au moment de la mort de Baudouin, le porte­ parole de Saladin, lmad ad-Din al-Isfahani. »

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