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Belzoni et le tombeau de Séthi Ier

Publié le 08/11/2013

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Ceux qui savent, par expé­rience, ce que c'est de réussir dans une entreprise longue et pénible peuvent seuls se figurer la joie dont je fus sai­si en pénétrant le premier de tous les hommes vivant ac­tuellement sur le globe, dans un des plus beaux et des plus vastes monuments de l'an­tique Égypte ; dans un mo­nument qui avait été perdu pour le monde, et qui s'est trouvé si bien conservé que l'on aurait dit qu'on venait de le finir un peu avant notre entrée. « Ce monument n'est autre que le tombeau de Sé­thi Ier, illustre pharaon de la XIXe dynastie, père de Ram­sès II. Séthi, que Belzoni, ne pouvant déchiffrer l'écri­ture égyptienne, appelle « le héros «.

« zani se gli sse dans l'ouvertu­ re et, à la lueur des torches, découvre un corridor de 10 m de long sur 2 ,50 m de large .

Premie r choc : la faible lu­ mière donne vie à des pein ­ tures en excellent état.

Au bout du couloir, un escalier le mène à un deuxième corri­ dor décoré de hiéroglyphes en bas-relief et de peintures.

Un obstacle inattendu U n obstacle de taille frei ­ ne brusquement la pro­ gression de Belzoni.

Le deuxième corridor aboutit à un puits très large, d'une di­ zaine de mètres de profon­ deur, qui interdit toute pour ­ suite de l'exploration.

Des co rdes abandonnées depuis des siècles par les pilleurs de sépultures tombent en pous ­ sière dès que les explorateurs les touchent.

Mais, de l'autre côté du puits, l'opin iâtre dé ­ couvreur remarque une peti­ te ouverture, large de 60 cm à peine.

Ne pouvant conti ­ nuer, il doit rebrousser che­ min.

Le lendemain, il retour ­ ne près du puits et fait poser un long madrier .

Ce pont im­ provisé lui pe r met de fran ­ chir l'obstacle .

Un spectacle grandiose A près avoir élargi la faille s'ouvrant de l'autre côté du puits, Belzoni et ses hom ­ mes débouchent dans une grande salle (9 m sur 8 m) dé­ corée de peintures dans un état de conservation excep­ tionnel et soutenue par quatre piliers de près de 1 m de diamètre.

Depuis, cette salle, que Belzoni appellera plus tard « antichambre », il explore d'autres corridors, descend d'autres escaliers, inspecte d'autres pièces, plus belles les unes que les autres, auxquelles il donne un nom : « salon des Dessins » pour de superbes esquisses, «salle des Beautés » pour la perfec­ tion des peintures, « cham­ bre des Mystères » pour les figures symboliques couvrant les murs,« salle des Buffets», «salle d'Isis»,« salle d'Apis » ou «du Taureau » parce qu'elle abrite une momie de taureau embaumé .

C'est dérns cette dernière sal­ le qu'il découvre le sarcopha­ ge royal : « Mais ce que cette salle offrit de plus important à nos regards, ce fut un sar­ cophage placé au centre, qui n'a pas de pareil dans le monde.

Ce tombeau magni­ fique , ayant neuf pieds cinq. »

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