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« Malheur à celui qui rêve : le réveil est la pire des souffrances » écrivait Primo Levi

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primo levi

Citation n°1 : « Malheur à celui qui rêve : le réveil est la pire des souffrances » écrivait Primo Levi, ce qui témoigne du sursaut entrepris quand l’on retrouve ses esprits, comme si le rêve n’était que tournure emphatique pour mieux saper l’homme qui se réveille. Mais que leur restait-il de vie et d’humain à ces hommes, enfermés dans des camps de concentration, si ce n’est leur rêves ? Primo Levi est pour beaucoup l’écrivain italien de Si j’étais un homme, livre sur l’univers concentrationnaire nazi. Mais il est avant tout chimiste, scientifique de formation et de profession, dont la rigueur hypothético-déductive se retrouve dans la citation que nous avons à l’étude aujourd’hui. Il applique cette méthode de recherche causale et d’un jugement logique à l’existence des camps, que nous retrouvons dans cette citation, ou du nazisme en général, sur l’ensemble de ces œuvres. La citation, en une phrase, comme si la déclarer même devait fatiguer son locuteur semble conclusive et sans équivoque. Elle est construite autours d’un syllogisme central : Auschwitz n’est ni naturelle, ni divine, nous ne pouvons nous réfugier pour l’expliquer dans une quelconque démarche de punition divine ou de d’un phénomène naturel : nous devons accepter que nous en sommes responsable. Qui plus est, Levi rappelle que ce génocide terrible nous incombe encore plus qu’un autre citoyen du monde : c’est la philosophie occidentale à laquelle nous avons adhérer, que nous avons supporter, que nous avons accepter qui a abouti sur les camps de concentration. Nous sommes avant tout soldat de cette entreprise de part notre inclusion dans la race humaine et notre rôle dans la construction du civilisationnisme occidental. Nous ne pouvons nous décharger de ce fardeau psychologique en affirmant, comme nous le ferions aujourd’hui, que cela ne peut se produire dans une cité (au sens large, grec, un état, une Europe) comme la notre. Cette citation ne peut qu’être analysée sous le prisme de la déportation et ne doit pas être comprise comme l’échec de l’humanité &...

« Une vision Sartrienne de la citation de Levi nous permettrait de globaliser et d’assumer une part de responsabilité. Mais il ne faut pas tomber dans le travers de se décharger sur autrui. Nous ne sommes pas témoin du passé et simple pierre à l’édifice du futur. Nous sommes directement acteur. Acteur de ne pas faire, l’inaction comme action. Tout comme si dans une foule une personne fait un malaise et que je ne lui porte pas secours, prétextant mon non-expérience et me trouvant mille excuse pour ne pas intervenir, je suis responsable. Cette citation ne doit pas se réveiller en nous des velléités envers le passé mais doit provoquer en nous un réveil face à nos propres contradictions présentes. Mais nous pouvons nous demander si se révolter n’est pas en soit une manière d’esquiver une responsabilité globale... »

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