chapitre 4 du roman Thérèse Raquin
Publié le 29/12/2025
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«
Ce texte est extrait du chapitre 4 du roman Thérèse Raquin, écrit par
Émile Zola, publié en 1867.
Écrivain français du XIX ᵉ siècle, Zola est
reconnu comme le père du naturalisme, un courant littéraire qui a pour
objectif d’appliquer une méthode scientifique à la littérature pour mieux
connaître l’homme, son tempérament et ses réactions dans la société.
Auteur de la célèbre série des Rougon-Macquart, il s’est également illustré
par son engagement dans l’affaire Dreyfus avec son article "J’accuse".
Thérèse Raquin raconte l’histoire de Thérèse, une jeune femme enfermée
dans un mariage étouffant, qui, avec l’aide de son amant Laurent,
assassine son mari Camille.
Dans cet extrait, tiré du début du roman, Zola
décrit les soirées du jeudi organisées par les Raquin.
À travers le regard
de Thérèse, il révèle son profond malaise et son rejet des coutumes
sociales.
Nous nous demanderons donc : Comment Zola met-il en
évidence le mal-être de Thérèse et son isolement dans ce huis clos
oppressant ?
Dans un premier temps, nous analyserons la souffrance intérieure de
Thérèse, avant d’étudier comment le cadre oppressant des soirées reflète
son isolement psychologique.
Partie 1 : La souffrance intérieure de Thérèse, reflet
d’un malaise existentiel
1.1 Le mal-être psychologique de Thérèse
Tout d’abord, nous pouvons voir que Zola utilise une focalisation interne
pour plonger le lecteur dans l’esprit tourmenté de Thérèse.
En effet, dès
les premières lignes où elle est évoquée, son ennui est décrit comme un
"supplice" (ligne 13).
À travers ses pensées, le narrateur révèle son
désintérêt total pour ces soirées : à la ligne 11, "elle jouait avec une
indifférence qui irritait Camille".
Zola illustre également à quel point cette
routine est pesante pour elle en la décrivant comme "à moitié endormie"
(ligne 15).
Il emploie des termes comme "migraine" et "malaise" (ligne
14) pour souligner que Thérèse cherche des prétextes afin d’échapper à
ces obligations sociales .
Plus loin, l’auteur insiste sur la visoin personnelle
de Thérèse pour décrire l’atmosphère oppressante qui l’entoure.
Par
exemple, "elle les voyait à travers une sorte de brouillard jaune et
fumeux" (ligne 16) illustre son état second, où la réalité est déformée par
son malaise.
En choisissant ce point de vue, Zola cherche à nous montrer
à quel point Thérèse se sent enfermée dans un environnement pesant et
sans issu.
1.2 L’opposition entre Thérèse et les autres personnages
Ensuite, toujours grâce à la focalisation interne, le narrateur cherche à
nous montrer comment Thérèse perçoit les invités avec un regard critique
et dégoûté.
Nous pouvons remarquer que l’auteur déshumanise ces
derniers à travers des descriptions grotesques : Grivet a "les yeux ronds"
et "les lèvres minces d’un crétin" ( ligne 20), Suzanne est décrite comme
"toute pâle, les yeux vagues"( ligne 22), tandis que Michaud affiche une
"face blafarde"( ligne 18).
Enfin, Zola met en scène un univers oppressant
à travers des métaphores gothiques .
En effet, ( ligne 25 )« elle se croyait
enfouie
au
fond
d’un
caveau,
en
compagnie
de
cadavres
mécaniques ...
» .
L'auteur veut également nous montrer à quel point
Thérèse se sent seule au milieu de cette société qu’elle perçoit comme
morte et sans âme ( ligne 22) «....
»
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