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Henri Laborit, Éloge de la fuite.

Publié le 05/10/2017

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... « Si vous rencontrez quelqu'un vous affirmant qu'il sait comment on doit élever des enfants, je vous conseille de ne pas lui confier les vôtres. Les parents, en paroles du moins, consciemment, désirent avant tout le bonheur de leurs enfants. Nous aurons à revenir plus loin sur cette notion du bonheur, et il est ici difficile d'envisager ce qu'il convient de faire pour que des enfants aient plus tard une vie heureuse, sans avoir précisé où se cache ce que l'on appelle le bonheur. Nous nous contenterons donc de souligner que dans la majorité des cas les parents jugent à l'avance, en adultes qui savent ce qu'est la vie, ce qui doit être enseigné à l'enfant pour qu'il ait le plus de chances possibles, plus tard, de trouver le bonheur. Ils savent, ou croient savoir, que le bonheur est fonction du niveau atteint dans l'échelle hiérarchique, qu'il dépend de la promotion sociale. L'enfant entre donc très tôt dans la compétition. Il doit être premier en classe, bon élève, faire des devoirs, apprendre ses leçons qui toutes déboucheront plus ou moins tôt sur un acquis professionnel. Plus cet acquis atteindra un haut degré d'abstraction, plus celui qui le possède sera capable de s'intégrer dans le processus de production de marchandises, au niveau de l'invention, du contrôle, de la gestion des

Vous ferez, selon votre choix, l'analyse ou le résumé de ce texte. Puis, vous y choisirez un problème auquel vous attachez un intérêt particulier, vous en préciserez les données et vous exposerez, en les justifiant, vos propres vues sur la question.

Partant d’une constatation : les parents veulent le bonheur de leurs enfants, Laborit enchaîne sur une interrogation globale : qu’est ce que le bonheur ? qui à son tour appelle des remarques diffuses : le bonheur c’est toujours une vision d’adulte, c’est contraire au monde hiérarchisé, etc. Ainsi le premier paragraphe contient-il la démonstration in abstracto que la suite du texte va confirmer à 1 ’aide d’exemples précis. Il paraît donc difficile de résumer cette

« machines, seules capables de fair e beaucoup d'objets en peu de temps ou dans la pr otection légale ou armé e de la propr iété privée, et plus il bé néficiera d'une promo tion sociale lui assur ant le bonheur.

Sans doute, «tout cela n'est rien quand on n'a pas la sa nté », d'au tant que sans elle, pas de force de trava il eff icace.

D'où la no tabili té dont béné ficie aussi, suivant des échelles hiérar chiques bien entendu, to ute activité qui s'attache au service de l'hygiène et de la santé.

Ainsi, l'homme des socié tés industrielles va enseig ner à ses en fants, et d'autant plus parfois qu'il a plus souff ert lu i même de sa soumis sion aux hiérar chies, qu'il est situé plus bas sur leur s échelles, à s'éle ver sur celles-ci.

Il est évidemmen t facile pour un fils de bour ­ geois et qui le demeur e lui même, de critiquer ce compor tement, al ors que tout son environ nement lui a faci lité son acce ssion à un pouvoir relatif.

De même, l'absence d'indépendanc e éco nomique, dans une socié té entièrement organisée sur la valeur économique des individus, ne peut être non plus consi dérée comme un facte ur favori sant le bonhe ur.

Com ment se regarder soi même avec une cert aine tendr esse, si les autres ne vous apprécient qu'à travers le prisme déforman t de votre ascension sociale, lorsque cette ascension n'a pas dépassé les premi ères marches ? Comm ent peuton parler d'é gali té quand le pouvoir , qui crée les inégal ités de toutes les espè ces, s'acquier t par l'efficacité dans la production, la ges tion et la vente des marchandises ? Ainsi, lorsque des parents sont persuadés que le bonheur s'obtient par la soumis sion aux règles imposées par la structur e soci o éco no mique, il est com préhensi ble qu'ils impo sent à leur s enf ants l'acqui sition coercitive des automa tismes de pensée, de jugemen t et d'acti on conf ormes à cette structu re.

Mais s'il s pensent que le bonheur est une affaire personnelle, que l'équilibr e biologique s'obtient par rap­ por t à soi-même et non par rappor t à la structu re socio é conomique du mom ent et du lieu, ce seront sans doute, pour l'ensem ble social, de mauvais éducateurs, mais peut être seront ils de bons parents pour leur s enfants, si ceux ci ne sont pas happ és plus tard par le conform isme qu'ils peuvent alors peut être leur repro cher de ne pas leur avoir appr is.

Henri Laborit, Éloge de la fuite.

Vous ferez, selon votre choix, l'ana lyse ou le résumé de ce texte.

Puis, vous y choi sirez un problème auquel vous attachez un intérêt par ticulier , vous en préciser ez les don nées et vous expos erez, en les jus tifiant, vos propres vues sur la ques tion.

1.

Texte assez serré où les idées s'appellent les unes autres.

Il se constitue ainsi une chaîne logique qui d'i nterrogations en précisions donne à la démonstration de Laborit 1 'aspect d'une structure close.. »

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