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Lecture analytique Primo Levi : "Le fond'

Publié le 15/06/2013

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LA n°1 : "si c'est un homme" Primo Levi ; chapitre 2: "Le fond" Introduction: Ce texte, situé dans le chapitre intitulé "Le fond", marque le moment où les détenus réalisent la condition qui les attend. Ils sont arrivés à Auschwitz dans l'ignorance de leur sort, après un voyage atroce. Après avoir été dépouillés de toutes leurs affaires personnelles, ils ont dû se doucher, passer à la désinfection, mettre des godillots à semelles de bois et revêtir des vêtements misérables. En voyant les autres, chacun constate ce qu'il est devenu. L'extrait expose au lecteur de façon précise et détaillée la manière dont on peut déshumaniser un homme. Mais l'auteur s'interroge également sur la possibilité de faire comprendre au lecteur une réalité aussi étrangère, et tente de lui donner les moyens de le faire. Premier axe: La démolition d'un homme: L'auteur nous dit qu'il veut, dans ce passage, faire comprendre ce qu'il entend par les termes "camp d'extermination". On distingue généralement par les camps de concentration, où les détenus étaient soumis à un travail épuisant, et les camps d'extermination, où les déportés étaient mis à mort dès leur arrivée. Auschwitz ét...
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« étai t essen t iel le, car elle pe rmet ta i t ensu i te de décider de la v ie ou de la mo r t des détenus sans aucun éta t d'âme, pu isqu' i ls n'éta ien t plus v ra imen t des hommes. L 'exp ression " toucher le fond" qu i apparaî t à la l igne 39 et pa r laquel le se te r m i ne l'ext ra i t évoque l' image de la noyade, de l'englou t issemen t dans l'un ivers du Lager.

L ' image du "fond" revien t avec l'exp ression " i l est impossible d'al le r p lus bas".

I ls sont déjà moins que le plus m isérable des mendian ts et p lus r ien ne leu r appa r t ien t, pas même leu r corps (l' image du crâne rasé en est le symbole).

Ma is i ls p ressen ten t que leu r condi t ion à ven i r sera i n fé r ieu re à celle des esclaves: on leu r ôtera et la pa role et leu r nom, qu i sera remp lacé pa r un numé ro.

En les p r ivan t de leu r nom c'est leu r iden t i té qu'on leu r enlève, i ls réal isen t qu’i l leu r faud ra l u t te r pou r la conserver.

L 'en t rée dans le camp s'accompagne d'une r up t u re de tous les l iens avec le passé.

L 'au teu r la compa re souven t à l'en t rée en enfer: i l y a un avan t et un ap rès rad ical.

Celu i qu i pénèt re dans le royaume des ténèbres est mo r t, i l n'a plus aucun rappo r t avec le monde des vivan ts, i l n'est p lus qu'un damné pa rm i d'au t res.

La supp ression de tou tes les pet i tes choses que chacun d'en t re nous po r te avec l u i peu t sembler peu impo r tan te.

Appa remmen t, ce n'est pas d'un mouchoir, d'une le t t re ou d'une photo que dépend not re iden t i té.

Ma is ne p lus avoi r de mouchoir, c'est perd re une pa r t ie de sa dign i té.

La "v iei l le le t t re" ou la "photo d'un êt re cher" qu i se t rouven t dans not re por tefeu i l le nous re l ien t à not re passé, à quelqu'un d'au t re.

Celu i qu i a perdu ces objets r isque de se perd re l u i-même.

Les détenus n'on t plus que l'appa rence d'homme ma is i ls son t t ransformés en fan tômes, en pan t i ns m isérables.

L 'aven i r qu i les at tend est une pu re su rv ie don t la pensée est absen te.

I ls devron t renoncer à la d ign i té qu i s'at tache à la personne huma ine, car i l leu r faud ra êt re p rê ts à tou t pou r reste r en v ie, même à ren ie r leu rs valeu rs. »

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