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Quelles différences y a-t-il entre une tragédie classique et un drame romantique? Pour plus de précision, vous comparerez deux pièces que vous connaissez bien.

Publié le 07/02/2016

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III. Les personnages : très étudiés chez Corneille, où on s’intéresse surtout à l’évolution des sentiments et au conflit des passions et des volontés. Chez Hugo, le destin se joue des hommes qui font souvent le contraire de ce qu’on attendait d’eux, mais expriment admirablement de très beaux sentiments. Nous voyons très clair dans les âmes d’Émilie, de Cinna et d’Auguste : le monologue d’Auguste, au IVe acte, est un véritable examen de conscience. Celui de don Carlos, méditation lyrique sur

« 98 xIxa SIÈCLE rieur est à peu près nul, tout est mis en usage pour éblouir nos yeux et frapper notre imagination magnificence et variété des décors et des costumes, méprises, enlèvements, déguise- ments, coups d'épée, empoisonnements.

Enfin, le comique ou plutôt le bouffon est mêlé au sublime (I, 1; III, 6, etc.).

III.

Les personnages très étudiés chez Corneille, où on s'intéresse surtout à l'évolution des sentiments et au conflit des passions et des volontés.

Chez Hugo, le destin se joue des hommes qui font souvent le contraire de ce qu'on attendait d'eux, mais expriment admirablement de très beaux sentiments.

Nous voyons très clair dans les âmes d'Émilie, de Cinna et d'Auguste : le monologue d'Auguste, au Ive acte, est un véri- table examen de conscience.

Celui de don Carlos, méditation lyrique sur Ces deux moitiés de Dieu : le Pape et l'Empereur.

n'explique pas du tout comment le prince viveur et cruel des trois premiers actes s'est transformé soudain en monarque sublime et désintéressé.

Pourquoi don Ruy Cornez, si généreux au 111e acte, est-il si féroce au Ve? Quant à Hernani, ses effu- sions lyriques reviennent toutes à dire qu'il est incompréhen- sible à lui-même.

IV.

La magie du style et la splendeur du lyrisme font oublier tous ces défauts.

Le plaisir qu'on prend à Cinna, malgré la qualité des vers, est un peu austère.

Les jeunes gens lui préfé- reront toujours Hernani.

Hugo y est déjà en possession de toutes les cordes de sa lyre, il en tire les harmonies les plus douces et les plus caressantes et les accords les plus sonores et les plus héroïques.

Il y a, enfin, dans cette pièce, un air de jeunesse, un entrain, une verve, une exubérance de vie et de mouvement qui enchantent.

Le théâtre a-t-il pour but de nous faire descendre en nous- mêmes ou de nous transporter dans un monde de rêve et de fantaisie, où les hommes et les événements ne sont pas assujettis aux lois qui gouvernent notre monde médiocre? On peut se poser la question, après avoir assisté à la représen- tation d'Hernani.. »

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