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LES MALADIES INFECTIEUSES

Publié le 28/01/2019

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potable, lutte contre les vecteurs) évitent le contact avec les germes. L'usage d'antiseptiques et de désinfectants élimine les germes de la peau et des muqueuses avant leur pénétration dans le corps. Les vaccins stimulent le système immunitaire: ils déclenchent la synthèse par l'organisme d'anticorps spécifiques d'une espèce de germes.

 

Le traitement curatif aide à supprimer les germes après contamination. Les anti-infectieux neutralisent, freinent le développement ou détruisent les germes. Les antibiotiques agissent efficacement contre les bactéries, mais sont impuissants face aux virus. Il faut alors utiliser des antiviraux. Dans certains cas, la sérothérapie permet d'intervenir rapidement (tétanos, rougeole, rage, etc.). Elle consiste à injecter directement des anticorps \"prêts à l'emploi». Si leur efficacité est immédiate, elle n'est que de courte durée (huit à quinze jours).

 

Depuis Jenner, qui mit au point le premier vaccin contre la variole, et Flemming qui découvrit le premier antibiotique (la pénicilline), un grand nombre de maladies infectieuses ne sont plus mortelles, d'autres ont même disparu de la surface du globe (dernier cas de variole en 1977). Toutefois, de nouvelles épidémies se répandent dans le monde. Le sida est le fléau de la fin de ce siècle. La médecine essaie par tous les moyens de mettre au point un vaccin contre le virus VIH.

De l'infection cliniquement inapparente (asymptomatique) à la forme grave, émaillée de complications, les maladies infectieuses évoluent de façon stéréotypée en cinq phases successives. Selon le germe pathogène, ces phases varient en durée et dans leur traduction clinique. Faisant immédiatement suite à la contamination par les germes, la phase d'incubation désigne le laps de temps avant que n'apparaissent les premiers troubles cliniques. Ceux-ci ne sont pas spécifiques (fièvre, céphalées, troubles digestifs divers), et correspondent à la phase d'invasion. Quelques heures à deux-trois jours plus tard, les signes caractéristiques de la maladie s'installent à leur tour. C'est la phase d'état. Le malade n'est généralement plus contagieux à ce stade. La phase qui suit (terminaison) s'effectue spontanément ou après traitement.

 

La lutte anti-infectieuse

 

L'organisme ne parvient pas à endiguer toutes les invasions microbiennes, surtout lorsqu'elles sont virulentes. Une aide extérieure s'avère nécessaire. Elle se fait à deux niveaux. La prévention empêche la maladie de survenir. Des mesures d'hygiène générale, l'interruption de la chaîne de transmission (isolement du malade, désinfection des déjections susceptibles d'être contagieuses, préservatifs en cas de maladies sexuellement transmissibles, traitement de l'eau

« Les maladies infect ieuses inf ections contagieuses, le mode de contamina­ tion dépend de l'infection en cause.

La contami­ nation peut être directe, interhumaine.

Le malade élimine les microbes dans ses sécrétions (salive, sécrétions bronchiques) ou ses déjections (urine, selle s).

Il contamine son entourage lors d'un contact proche.

C'est le cas de la tubercu lose et de la grippe (contamination par voie aérienne), de l'herpès, de la gonococcie, de la syph ilis (rap­ ports sexuels).

Pour d'autr es infections, l'entou­ rage du malade risque d'être contaminé par l'in­ termédiaire d'éléments souill és: réseau d'eau potable souillé par les eaux usées, objets d'usage courant ayant été manip ulés par le malade.

La contamination est dite indirecte.

Citons la fièvre typhoïde, le choléra, la poliom yélite.

Dans certains cas, la contamination se fait par l'inter­ médiair e de «vecteurs >> tels que les moustiques dans le cas du paludi sme, les mouches tsé-tsé pour la maladie du sommeil.

Ces insectes portent les germes pathogènes et les transmettent à l'h omme quand ils viennent le piquer.

Quatre variétés principales de germes existent: les virus, les bactéries, les parasites et les levures.

Les virus Les virus sont les plus petits des germes, de l' ordr e du millionième de milli mètre.

Il faut la pu issance du microscope électronique pour les observer.

Ils infectent tous les êtres vivants, les plantes et les animaux, y compris les bactéries.

Il en existe de nombr euses espèces, mais seule­ ment une centaine est pathogène pour l'homme.

Certain s donnent des malad ies infecti euses virales bénignes (verrues), d'autres sont redou­ tables et mettent en jeu le pronostic vital (virus de la fièvre jaune, choléra).

Leur structur e est rudimentair e : une ou plu­ sieur s molécules d'acide nucléique pour tout génome (chez l'homme, il en faut plusieurs mil­ liers pour chacun de ses quaran te-six chromo­ somes) et une coque de protection (capside et enveloppe) .

Les virus ne peuvent survivre et se multiplier qu'en parasitant les cellules de l'hôte.

Ils y pénètrent et mêlent leur matériel viral à celui de la cellule.

Ils détournent clandestinement à leur profit la machinerie cellulaire pour se reprcr 1982 i La mouche a tsé-tsé donne la maladie du sommeil.

Elle sévit surtout en Afrique de l'Est.

Quand elle nous pique, la mouche nous tra nsmet le parasite dont elle est porteu se: le Trypanosoma gambiense.

C'est ce dernier CERVEAU toxoplasmose CHEVEUX "r---- · pédiculose ( Pedlculus capitis) -+---- · YE UX onchocercose (filariose due à I' Onchocerca volvulus), responsable de cécité dans 25% des cas PO UMONS ...._---;.-- · amibiase (sévit dans qui est responsable de la maladie.

CŒUR trypanosomes e--r--+--'-+ toutes les réglons chaudes, y compris l'Eur ope méridionale) Le malade souffre (Amérique du Sud) REINS bilharziose ( Schistosoma) FOIE amibiase de fortes fièvres, avant de plonge r dans un état d'apathie permanent, avec une irrépressible envie de dormir.

ORGANES DE REPRODUCTION · -t-lr----�.­ e amibiase Ci-contre .....

sont représentés les tissus ou orga nes cibles des principaux parasites.

� EnAfrique tropicale, la maladie du sommeil, transmise par la mouche tsé-tsé, est une menace permanente pour les hommes et le bétail.

Tr ichomonas vaginalis MUSCLES trichinose (trichine) SANG paludisme e (plasmo dium): réglons tropicales humides trypanosomiase e africaine, ou maladie du sommeil ( Trypa nosoma ga mblense) trypanosomiase e américaine, ou maladie de Carlos Chagas ( Trypa nosoma cruz1) duir e.

Les nouveaux virus s'extraient de la cellule en la détruisant et sont prêts à parasiter d'autres cellu les.

Dans d'autres cas, les virus intègrent leur gène au génome de la cellule.

En se repr odui­ sant, celle-ci transmet le gène viral à sa descen­ dance, qui est donc à son tour infestée.

Les bactéries Les bactéries furent découvertes au xvu• siècle par un Hollandais, Antonie Van Leeuwenhoek, grâce aux premier s micr oscopes.

Les bactéries sont les premièr es formes de vie apparues sur Te rre.

Elles sont mille fois plus grandes que les virus, sans toutefois dépasser I/1000 de milli ­ mètre.

Leur paroi rigide leur confère des formes caractéristiques selon les espèces : sphérique .---- · PEA U galle • filariose de Médine ou dracunculose e rare e fréquent e très fréquent pour les coccidies, cylindrique pour les bacil les et hélicoïdale pour les spir ochètes.

Elles consti­ tuent des cellules à part entière, pourvues au mini mum d'un cytoplasme, d'une membr ane, d'un noyau, d'une paroi, de protéines enzyma­ tiques et des deux types d'acide nucléique (ARN et ADN).

Certaines d'entre elles élaborent des toxines, puissants poisons, responsables de symp­ tômes graves aussi divers que le tétanos, la diph­ térie ou la typhoïde.

Les bactéries ont un pouv oir d'adaptation impr essionnant.

Elles survivent dans le milieu extérieur en fonctionnant au ralenti, sous la forme de spores.

Elles possè dent la faculté de modifier leurs gènes et de s'adapter ainsi aux conditions de vie défavorables.

C'est la mutation génique.

Cette faculté d'adaptation explique que. »

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