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LES ETATS-UNIS ET LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Publié le 31/08/2011

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etats unis

Le 8 décembre 1941, les Etats-Unis étaient donc en guerre avec le Japon; avec l'Allemagne et l'Italie, ils se trouvaient dans l'état appelé par Mussolini "cobelligérance", aux côtés de la Grande-Bretagne. Dès 1940, il avait été décidé que, si les Américains étaient entraînés dans une guerre totale, ils concentreraient tous leurs efforts à gagner la guerre en Europe d'abord. On peut croire que le traumatisme de Pearl Harbour aurait rapidement conduit les Etats-Unis à déclarer la guerre à l'Allemagne et à l'Italie, mais le besoin d'en décider leur fut épargné...

etats unis

« Cependant, les hostilités en Orient ne pouvaient pas at­ tendre: trois mois à peine après Pearl Harbour, les Ja­ ponais non seulement occupaient toute la presqu'île ma­ laise et les Philippines, mais avaient progressé vers le sud, atteignant Java et Port Moresby (Nouvelle-Guinée) et vers l'ouest jusqu'à l'île Wake et l'archipel des Gilbert.

Grâce au potentiel développé par leur industrie, les Amé­ ricains furent à même, après avoir pratiqué d'abord une stratégie d'arrêt, d'entamer une progression qui, à pas de géant, les conduisit jusqu'au seuil même du Japon.

En Europe, ils se mirent sans retard en mesure d'épau­ ler efficacement leurs deux alliés, la Grande-Bretagne et la Russie.

Avec l'U.R.S.S., les relations ne furent jamais très étroites malgré la sympathie d'une bonne partie du peuple et des rangs de la gauche pour les Russes ; mais la géographie et les opinions politiques séparaient les deux pays, en plus de la profonde méfiance des Américains à l'égard du Kremlin.

Par contre, et malgré des divergences d'opinions politiques réelles et très nettes à tous les ni­ veaux, il s'établit avec la Grande-Bretagne une collabo­ ration intime telle qu'on en avait rarement connu entre deux Etats souverains.

Au « sommet :.

, les rencontres Roo­ sevelt-Churchill étaient fréquentes ; sur le plan militaire, l'entente se marqua notamment par la création à Washing­ ton d'un Haut Etat-Major, organisme chargé de la direction et de la coordination de toutes les opérations, et dans le­ quel la Grande-Bretagne fut représentée par sir John DiU qui s'y lia d'une amitié durable avec le général Marshall.

Le principe de l'unité de commandement des forces an­ glo-britanniques, auxquelles se joignirent les forces exté­ rieures des pays occupés et celles de la Résistance, se concrétisa dans l'action du général Dwight D.

Eisenhower en Afrique du Nord et en Europe.

Dès leur entrée dans cette guerre qui durait déjà depuis plus de deux ans, les Etats-Unis prirent la tête de la coali­ tion.

Le combat eût certes été plus incertain sans l'effort de l'armée rouge, assez peu aidée malheureusement par le prêt-bail, dont les fournitures lui étaient envoyées en quantités aussi abondantes que le permettait l'insuffisance des routes d'accès ; néanmoins, le facteur le plus efficace. »

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