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Vulpes est in nomine et nomen est Libanus

Publié le 30/12/2011

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Nous tenons tout d'abord à accueillir, parmi nous, ici présent, Monsieur Richard Millet et nous lui souhaitons un séjour agréable et radieux avec le beau soleil qui revient, dans sa deuxième patrie, ce Liban dont on trouve l'écho - qu'il le veuille ou non - presque dans toutes ses écritures.

Monsieur Millet, vous ne portez pas seulement ce pays dans votre cœur et dans votre esprit mais aussi dans votre engagement littéraire jusqu'à l'arracher entièrement des dents des renards qui s'acharnent à le déchiqueter, à gouverner les citoyens par la ruse et la bêtise. Eh bien, non! Nous aurons, nous les intellectuels, la peau de ce renard, quelques intéressants que soient les noms qu'il lui plaise de s'attribuer.     

« 2 se ramasse dans la bouche, le temps devenu salive, air et sang..." .

Le temps qui, au fil des jours, devient " Orient Désert".

Sans foi ni loi, le Libanais retrouve la grande nuit des maudits, des solitaires, des innocents, et ce coin disgracié du Proche -Orient avec ses vassaux, ses pirates de l'espace et du temps et ses existences noires que nous ont fait connaître nos amis, nos proc hes, notre géographie, mais aussi les nôtres.

Des histoires -dit Millet - "bien étranges qui ne pouvaient avoir lieu que chez nous…, où le feu est à préparer dans les cœurs et les esprits, un feu à menacer les maisons, les innocents, ceux dont la vie n'est semblable à nulle autre, même si tous les contextes du milieu, peu ou prou, se ressemblent autant que des lentilles, se préparent et s'avalent comme un plat de lentilles, et s'oublient de la même façon.

Sauf les noms propres durent généralement plus longtemps que les corps et que le souvenir ".

Ce sont ces noms propres qu'on tue.

Des histoires de déchirés, de magouilles, de racontars, de désir et de sacrifice, des vies désaccordées, des noms, on en raconte dans le pays des cèdres à ne plus en termin er.

Des simples comme ce Pierre- Marie Lavolps, natif de Siom ou du Liban, c'est tout comme , "on n'y a jamais rien fait comme tout le monde ", affirme Millet.

Comme son protagoniste dans " L'Enfant Multiple", dans "Mon Vagabond de la Lune" , dans "La Raison Hantée" , et comme tant d'autres antihéros, Il est beau, trop beau, comme un libanais ce Lavolps.

Il croit vivre dans une innocence intelligente offerte par la paix et la beauté de la terre natale, " un nannot", -au dire de l'auteur - alors qu'un ange à beauté de diable gît dans son âme pour se moquer de son sort et dévaster son territoire.

Il fait rire de son impuissance autant qu'il fait peur de cette même impuissance traîtresse et vengeresse liguant avec le diable, avec l'hyène ennemi, malgré lui, pour sa pr opre perte " qu'une trop belle figure -dit Millet - n'existe qu'à proportion du mal qui la guette, l'accompagne, la travaille de l'intérieur, que rien ne nous est donné comme ça, gratuitement, que notre vie, notre apparence, nos actes, nos amours, tout est r égi par un principe de compensation qui est sans doute la vraie justice des pauvres et des laids "; d'où son étrangeté autistique due à l'ombre de l'irréalité qu'il représente parmi ses semblables ici bas.

Un Lavolps libanais, " justiciable de rien", manœuvr é et gouverné par un désir attractif et répulsif dans la mesure où l'amour cède le pas à l'errance violente d'un renard cherchant à coucher des noms sur le testament de la violation, de l'infraction et du péché.

Son terrier est là, parce que l'expérience d u majeur n'a pas encore voilé l'innocence du mineur.

Lavolps libanais est encore au stade du cantique biblique et spirituel de l'Orient.

La récitation de cette cantique devant des voisins. »

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